Meurtre politico-mafieux : le message de la Camorra
En plein jour, les sicaires s’approchent en deux roues d’une voitue et les neuf coups explosent. Angelo Vassallo, 57 ans, maire de Pollica, une ville de 2.500 habitants, dans la province de Salerne au sud de Naples, vient d’être abbatu. La Camorra, très probablement, vient d’éliminer un symbole. Ecologiste, le “maire-pêcheur” élu sur une “liste civique” de centre-gauche était un vrai « casse-couilles ». Il s’opposait à la spéculation immobiliere, supervisait lui même le bon fonctionnement de la station d’épuration, surveillait les capitaux qui entraient dans les commerces, contrôlait les appels d’offre et éloignait les vendeurs de drogue des plages! J’imagine ce que ce sont dis les chefs mafieux au dernier refus du maire : « questo rompi scatole deve morire » comme d’autres avant lui (cf. La vie politique en Campanie et Le jeune Castello échappe à une mort certaine).
La Camorra a estimé qu’il était temps d’envoyer un signal ; la violence étant un langage. (cf. Violence programmée à Scilla en Calabre). Ceux qui s’opposent au pouvoir de la Camorra sont prévenus.
Grâce au maire et a ses adjoints, Pollica était devenu un petit coin de paradis. Sur sa plage, le drapeau bleu indiquant la très grande qualité des eaux de baignade flottait en permanence. Aujours’hui , c’est le drapeau noir qui est issé.
La justice en Europe : rencontre le 13 septembre
JUSTICE EN EUROPE
Le lundi 13 septembre de 19h30 à 22h00
Salons de l’Aveyron – 17 Rue de l’Aubrac
75012 Paris
A l’heure où les discours et les mesures sécuritaires et judiciaires se durcissent dans nombreux pays européens, où l’on sait les atteintes aux droits les plus élémentaires et aux principes fondamentaux des simples citoyens, quels traitements sont réservés à ceux qui tiennent les pouvoirs politiques, financiers, économiques entre leurs mains?
FLARE et Libera recommandent une conférence-débat organisée dans le cadre du cycle La démocratie en danger par « Les Amis de Beppe Grillo à Paris » et le « NewropMag ».
Intervenants :
les députés européens Luigi De Magistris, Sonia Alfano et Rosario Crocetta
Harald Greib, vice-président de Newropeans en charge des affaires des institutions européennes
Eric Alt, magistrat, membre de l’association MEDEL (magistrats européens pour la démocratie et les libertés) et de l’association Anticor
Corinne Lepage, députée européenne et ex Ministre de l’environnement, engagée dans la lutte contre la corruption politique et financière.
Parmi les sujets de discussion:
- L’infiltration des organisations criminelles et le vide législatif relatif en Europe (cf. Joint venture grand-banditisme français-Camorra)
- Les récentes dépénalisations des crimes financiers et économiques en Italie, en France et leur traitement au sein des institutions européennes (cf. Pourquoi la mafia perdure en dépit de l’opiniâtreté des magistrats?)
- Présomption d’innocence ou de culpabilité? L’exemple de la “loi bâillon” sur les écoutes téléphoniques qui viole les recommandations de l’OSCE concernant l’emploi de sources et de matériels nécessaires aux investigations journalistiques au service de la démocratie.
Contacts:
Micaela Bracciaferri, Coordinatrice “Les Amis de Beppe Grillo à Paris »
Micaela.bracciaferri@gmail.com
Marianne Ranke-Cormier, Rédactrice en chef du NewropMag
mranke-cormier@newropeans-magazine.org
3 septembre : Carlo Alberto Dalla Chiesa
Le 3 septembre 1982, des sicaires envoyés par la « commission » de Palerme (cf. Opération Persée, le dieu qui décapita la méduse… ) ont assassiné le préfet Carlo Alberto Dalla Chiesa (en photo + Wiki biographie). Les auteurs et le scommanditaires mafieux ont été condamnés par la justice ilalienne. Mais comme dans le cas l’assassinat du juge Falcone en 1992 (cf. Bon anniversaire Giovanni), il est fort probable que des personnes extérieures à la mafia aient commandité ce meurtre.En effet, pourquoi Salvatore Riina, le nouveau chef de Cosa nostra aurait-il fait tuer un préfet débarqué à Palerme depuis trois mois? Les thèses s’affrontent. Riina (cf. Leçon de communication mafieuse par Toto Riina), en guerre contre d’autres familles mafieuses aurait agi pour montrer sa puissance à ses rivaux. Ou alors, les enquêtes et le travail auprès de la population de la part du préfet mettaient en danger l’organisation mafieuse. Ces mobiles sont importants mais ils ne suffisent pas à expliquer la prise d’une telle décision. En réalité, Riina avait déjà presque terminé « l’extermination » des familles mafieuses rivales et n’avaient donc pas besoin d’assoir son autorité avec un tel geste.
- le crash suspect, en 1962, de l’avion
d’Enrico Mattei (Président de la compagnie des hydrocarbures),
- le meurtre du journaliste Mauro de Mauro
en 1970 et celui de Mimo Pecorelli en 1979,
- l’enlèvement et le meurtre du Président de
la Démocratie Chrétienne Aldo Moro en 1978,
- l’implication de la loge clandestine P2
dans la vie politique italienne.
Au cours de ces enquêtes, le général des carabiniers avait fondé des soupçons à l’encontre de Giulio Andreotti, l’homme fort de la première République italienne (1948-1992). Le 2 avril 1982, le général Dalla Chiesa écrivait au Président de la République : » le courant démocrate-chrétien sicilien dont Andreotti est le chef est certainement la famille politique la plus corrompue et la plus proche de la mafia« . Le 2 mai, il était nommé préfet de Palerme dans l’improvisation la plus totale et sans aucun moyen.
Le 3 septembre, il est assassiné aprés 100 jours passés à Palerme
De là à penser que le chef de la mafia sicilienne a rendu un service aux politiciens corrompus (cf. Il Divo) en échange de l’impunité, il n’y a qu’un pas.
Forum international de la légalité contre le crime organisé
OLE 2010 est la première édition d’un forum international traitant de « l’économie illégale, du crime organisé de la finance » mondialisée. Cette « summer school » qui se déroule à Otranto dans les Pouilles, doit devenir le point de référence en Europe pour les sociétés civiles, modernes et mondialisées, qui luttent contre le crime organisé transnational.
Inscription pour les 200 participants en cliquant sur Otranto Legality Experience
The language of the forum is English :
“Illegal Economy, Organised Crime and Financial Globalisation”
August 29th – September 3rd 2010, Otranto (Italy)
Le matin : conférence avec de nombreux spécialistes. L’aprés midi : visites des biens confisqués à la mafia et leur exploitation par des associations d’utilité publique et le soir débats : cliquez sur le programme
Chante chante Lupara…
« Là ou passent les Tornicchio, la terre tremble et la lupara chante »
Le 25 juin est une date importante
mais celle de 2009 ne fut pas joyeuse. Ce soir là, i piciotti (les soldats de la mafia) sont en embuscade derrière des arbres qui entourent un petit terrain de Football. Nous sommes à Crotone, une ville ou les ‘ndrines (familles mafieuses calabraises) ont fait beacoup parlé d’elles ces derniers temps (cf. Opération « Héraclès » à Crotone).
Les tueurs tirent plusieurs coups avec un fusil, blessent une dizaine de personnes et en tuent deux dont un enfant de 11 ans. L’expert en balistique affirme que les auteurs des coups de feu avaient pleinement conscience de toucher d’autres personnes que la cible.
L’objectif de cet acte de violence programmée (cf. Tir aux pigeons ou violence programmée?) était un homme de 35 ans mort sur le coup. Ce dernier, membre du clan Tornicchio et émigré en Allemagne (où la mafia calabraise prospère cf. De San Luca à Duisburg, la faida et la ‘Ndrangheta), était de retour en Calabre depuis 1 ans. Il aurait profité de l’emprisonnement du chef du clan soumis à l’article 41 bis du code de procédure pénale qui prévoit un régime carcéral strict (cf. Bienvenu au royaume de l’impunité) pour assurer des missions de commandement. Le chef aurait alors ordonné son excécution ; logique mais alors pourquoi ce carnage ?
Grâce au écoutes judiciares (que le gouvernement italien veut limiter… cf. 1. « Dessine moi un bunker »), les enquêteurs ont non seulement retrouvé les tireurs mais aussi impliqué le donneur d’ordre qui se serait félicité du massacre car ”dove passano i Tornicchio trema la terra e canta la lupara” (pour « lupara » cf. Guet-apens contre un capo-bastone en Aspromonte). Le carnage est donc justifié dans la logique de la violence programmée comme un message envoyé à toute la population ; la violence étant un moyen de communication mafieux parmis d’autres (cf.Le mafieux, ce grand communicant).
Cette fusillade ressemble donc aux meurtres de 6 Africains au mois de septembre 2008 (cf. « Jammuncenne ») et rappelle que la mafia tuent très souvent des inoncents (cf. La guerre des ‘ndrines de Crotone n’épargne pas les enfants ou Antonino, 3 ans : victime « collatérale ».)
Ce 11 septembre qui profite aux mafieux
Dans un billet précédent (cf. La Cosa Nostra se porte bien), on pouvait noter que la mafia italo-américaine était une mafia dynamique. Une des raisons de son pouvoir serait la phocalistion (excessive?) des services de sécurité américains sur le terrorisme au détriment de la lutte contre le crime organsié. Dans un autre billet, (cf. Mafias : ancrage local, pouvoir transnational), une chercheuse faisait aussi le même constat notemment depuis le 11 septembre (une théorie soutenue aussi par Jean François Gayraud). Effectivement, depuis le 11 septembr 2001, les effectifs destinés à la lutte contre le crime organisé au profit de la lutte antiterrrorisme ont fondu comme neige au soleil.
Le pire serait de se rendre compte que la menace terroriste, en particulier celle d’Al Quaida ne serait celle qu’on croit. Je ne peux resister à vous proposer cette vidéo de 8 minutes montrant l’expert Alain Chouet (ancien de la DGSE et spécialiste du Moyen Orient) exprimer avec verve sa version des faits devant le Sénat : un bijou.
Mafias : ancrage local, pouvoir transnational
Mafias.fr devient une bibliothèque universitaire
L’étude du phénomène mafieux amène à penser les notions de territoire et d’expansion. On constate souvent qu’une mafia ne peut se démunir du contrôle d’un territoire donné (cf. ‘Ndrines, armes et contrôle du territoire) mais tire aussi profit de la mondialisation (cf. Vengeance transversale ou conséquence de la mondialisation?) au point d’être une force transnationales (cf. ‘Ndrines transnationales).
Nous publions ici un mémoire universitaire (résumé et texte intégral en PDF) qui traite de cette dualité. Il est écrit par Céline Torrisi, diplômé de l’IEP de Grenoble et actuellement en master 2 recherche « Administration, Droit et Développement Territorial » à la faculté de droit de Grenoble. Celine Torrisi prépare un doctorat (quelle idée! cf. Mafias italiennes et relations internationales) en cotutelle avec l’université Federico II de Naples sur un des deux thèmes suivants: « Etat, mafia et territoire: la structuration territoriale de l’Etat à l’épreuve du crime organisé, l’exemple de l’Italie » ou sur « le phénomène des infiltrations mafieuses au sein des administrations locales. » Sur le plus long terme, Celine pourrait préparer les concours de la magistrature en Italie (elle doit être subversive puisque d’aprés le président du Conseil, les magistrats sont dans la logique du coup d’état). Celine Torrisi est retournée vivre en Italie depuis 4 ans, ( aucun avenir pour elle donc
), ce qui n’a fait que confirmer sa passion pour la vie politico-institutionnelle de ce pays (irrécupérable!).
Résumé :
Depuis le 11 septembre 2001, les démocraties occidentales n’ont de cesse de focaliser leur attention sur un élément qu’elles considèrent comme leur plus grande menace : le terrorisme. De cette façon elles semblent laisser de côté un autre danger : la criminalité organisée. Le choix des mots n’est pas anodin. L’effet que l’on désire susciter est altéré selon que l’on parle de criminalité organisée ou de mafia. En effet parler de la criminalité organisée confère davantage de pesanteur au discours et peut être davantage de crédit. Cependant parler de la mafia fait souvent sourire, ou suscite une certaine fascination chez les individus. Pourtant ces deux expressions désignent un même phénomène, bien plus redoutable qu’on ne se l’imagine et ce pour plusieurs raisons. D’une part parce que la mafia n’apparaît que comme un mythe pour la grande majorité des individus. D’autre part parce que la lutte contre la criminalité organisée est devenue un objectif secondaire tant au sein des Etats occidentaux qu’au sein des organisations internationales. Enfin parce que contrairement à ce qu’on pourrait nous laisser croire les mafias ont su parfaitement s’adapter au processus de la mondialisation. Ce dernier a même accentué le danger qu’elles représentent. Si la criminalité organisée n’a jamais été un phénomène purement et uniquement sicilien, il n’empêche que le processus de mondialisation, compris comme un processus neutre de diffusion de certaines normes traduites au niveau local par l‘ Etat, a largement favorisé la criminalité organisée lorsqu’il ne l’a pas renforcé. La facilitation des communications et des déplacements, la déréglementation de l’économie, la création d’un espace mondial ouvert ont eu des conséquences néfastes dont le renforcement et l’expansion des mafias.
Affirmer que le processus de mondialisation a eu des effets négatifs ne doit pas être interprété comme relevant d’un dialogue altermondialiste. Notre but n’est pas d’expliquer exhaustivement le processus de mondialisation de la criminalité organisée mais d’essayer de voir en quoi la mondialisation a fait des mafias des puissances capables de contrôler un territoire local tout en rayonnant sur la scène de l’illégalité transnationale. Ainsi nous partirons d’un constat : la criminalité organisée est aujourd’hui un phénomène transnational. Mais les mafias présentent une caractéristique particulière : pour exister elles ont besoin d’un ancrage local sans lequel elles sont comme la pieuvre sans la tête, vide de toute capacité d’action. Ce n’est que par souci d’étendre leur puissance qu’elles se sont mondialisées. On se demandera alors comment il est possible qu’une organisation transnationale, illégale, menace d’envergure pour les démocraties les plus solides, organisation à l’origine de nombreux détournements de fond, de catastrophe sanitaire telle la crise des déchets à Naples, retienne si peu l’attention des organisations internationales, des Etats, et des individus ? Selon nous, les mafias sont aujourd’hui des réalités qui ont su tirer profit de la mondialisation mais dont la nature réelle est voilée par la persistance d’un mythe au sein de l’imaginaire collectif. Aussi nous semble-t-il que les mafias opèrent un va et vient constant entre mondialisation et ancrage territorial. Or les Etats et les organisations internationales sont impuissants face à au nouveau visage de la
criminalité organisée.
En s’appuyant sur l’exemple de la crise des déchets à Naples, symbole de la puissance de la Camorra et de la faiblesse de l’Etat italien on s’attachera à démontrer que la mondialisation permet à la mafia de s’ériger en puissance transnationale en intégrant illégalement l’activité légale(I). Mais elle lui permet également de renforcer sa territorialisation par le contournement discret des normes internationales et nationales (II). Ce contournement est d’autant plus dangereux que les Etats et les individus ne semblent s’attacher qu’aux phénomènes visibles etexceptionnels et non aux phénomènes invisibles et constants comme la criminalité organisée (III).
Le mémoire :
La Cosa Nostra se porte bien
Mafias.fr devient une maison d’édition
Le temps manque pour traiter de la mafia -dite- italo-américaine (cf. Un boss de La Cosa Nostra se livre au FBI), mais ayant un lecteur assidu qui laisse des commentaires très interessants, j’ai insisté pour qu’il produise un texte. Je publie, enfin
ce document (en pdf ci dessous) qui démontre la bonne santé de la mafia italo-américaine, La Cosa Nostra (dénominaiton officiel FBI).
Du point de vue de la forme, ce texte, à mi chemin entre l’analyse et le journalisme d’investigation est très plaisant à lire. Lorsque l’auteur décrit les rivalités entre un groupe d’Albanais et une famille de New-York, on a l’impression d’y être. Du point de vue du fond, de nombreux élements sont riches d’enseignement.
Tout d’abord, à l’image des Little Italies qui disparaissent, (voir photo de Mulberry Street en 1900 en haut)… La Cosa Nostra est une mafia américaine qui croit au coeur d’un sytsème ploutocratique. Ensuite, si on tient compte du dynamisme de cette mafia, on comprend aisement qu’elle peut être à l’origine de la reprise en main de la ville de Montreal (cf. Montréal : opération « extermination »)
Deuxième « villa scarface » saisie par la justice
L’Italie c’est 4 mafias et les meilleurs outils juridiques pour lutter contre celles-ci. L’état a par exemple à sa disposition la confiscation des biens avec réutilisation à des fins sociales (cf. La confiscation : enjeu politique majeur): l’immeuble du parrain qui devient un centre culturel, l’exploitation agricole du clan qui devient une coopérative avec des ouvriers qui ont un contrat de travail… un chose rare en terre mafieuse (cf. Schiaffo alla mafia).
A ce sujet, ce 5 août, la Garde des finances a saisi des biens mafieux pour une valeur de 10 millions d’euros. Ces biens appartiennent à des membres de la très pussante ‘ndrine (famille mafieuse calabraise) Alvaro de Sinopoli (cf. Violence programmée). Cette saisie fait suite aux opérations déjà menées au mois de mai mais aussi à d’autres plus anciennes (cf. 200 millions d’euros saisis à la mafia calabraise).
Les militaires de la Guardia di finanza ont effectué une enquête patrimoniale d’un simple exploitant agricole de 73 ans et ils ont découvert que ce dernier était propriétaire de 4 luxueuses propriétés. Localisées dans la petite commune de Melicuccà, elles ne figurent même pas sur le cadastre. Situées dans des endroits difficilement accessibles, les militaires les ont repérées en survolant la zone par hélicoptère.
Pour la petite histoire, une de ses villas a été construite sur le modèle de la villa Scarface comme ce fut déjà le cas à Casal di Principe avec la maison de Walter Schiavone, le frère de Francesco dit Sandokan (confusion dans le reportage). A Casal di principe, la villa scarface doit devenir un centre d’acceuil pour handicapés. J’espère que les villas de Meliccucà deviendront un complexe touristique antimafia qu’on puisse profiter d’une des plus belles régions d’Italie.
30 ans après l’attentat de Bologne

Hivers 1985, l’Italie est sous la neige comme l’ensemble de l’Europe. Au cours d’un voyage scolaire à Venise et en transit à la gare de Bologne, je remarque une horloge un peu « décalée » par rapport à un bâtiment moderne et dont l’heure reste figée. A mes demandes d’explication, mon professeur d’Italien me parle de l’attentat le plus meurtrier de l’aprés guerre.
Dédicace à tous les profs qui enmènent leurs élèves en voyage donc :
ll est 10h 25 en ce matin du 2 août 1980 lorsqu’une bombe explose dans la salle d’attente de la gare de Bologne ; explosion qui fait 85 morts et 200 blessés. L’attentat de Bologne serait le fait d’une association subversive composée de milieux d’affaire, de l’extrême droite, de services de renseignement détournés (des services vraiment secrets… cf.Les services de renseignement italien et les mafias), de franc-maçonnerie clandestine qui n’en avait que le nom (la loge P2) et de groupes criminels (la bande della Magliana et acteurs mafieux).
Récemment, le film Romanzo Criminale a consacré une scène à cette évènement. Dans cette vidéo, on notera que le poseur de bombe est assassiné dans la foulée :