Stupeur en Corse : un élu assassiné

CorseIl est 1h du matin en ce lundi 21 mars, dans le petit village de Saint-André-de-Cotone, 167 habitants aux portes de la région de Castagniccia à 60 km au sud de Bastia, Dominique Domarchi 63 ans revient de la soirée électorale. Il rentre chez lui et monte l’escalier extérieur menant à la maison ouvre et reçoit plusieurs décharges de fusil de chasse. Dominique Domarchi était maire depuis 27 ans de Saint-André-de-Cotone, où il était né le 6 février 1948. Il était aussi un très influent conseiller politique de M. Giacobbi à la CTC…. lire la suite

Les actes de violence programmée s’accumulent en Corse dans une indifférence générale. Le fait que la victime ai été tué au soir des élections doit peu au hasard comme dans le cas du vice-président de la régio calabraise assassiné le jour des primaires à gauche en 2005. La violence est un langage (cf. Meurtre politico-mafieux : le message de la Camorra) et les mafieux sont des grands communicants (cf. Leçon de communication mafieuse par Toto Riina).

Il ne faudrait pas croire que la Corse est un cas isolé comme en témoignent ces deux meurtres dans le Val d’oise (cf. Ermont : Fusillé au volant de sa Porsche en plein centre-ville) à moins de penser que ce soit l’affaire de maris jaloux.

La vidéo de l’émission de décembre 2010 pour quelques pistes de reflexion :

 

 

 

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4 réponses à to “Stupeur en Corse : un élu assassiné”

  • ADCR dit :

    Y a t’il un lien avec les affaires marseillaises actuelles?

  • Marie-Ange dit :

    L’assassinat de Dominique Domarchi a provoqué chez moi un malaise profond et qui dure. J’ai réalisé que je n’éprouvais aucune compassion et j’en était effrayée. Car s’il était maire, ce que la presse nationale a répété en boucle, c’était avec son alter ego Mimi Viola, celui qui utilisait la puissance des embauches clientélistes du Conseil général de Haute-Corse et maintenant de la région, au service des ambitions politiques de son maitre (de son pantin?) Paul Giacobbi. Et quand les promesses d’embauche ne suffisait pas, il y avait l’argent ou la menace. Pendant ce temps, Paul Giacobbi, homme très intelligent, discourait sur l’avenir du monde. Mais ses mains sont sales. Car ce système profondément pervers condamne les jeunes qui ne « pèsent pas » de voix, à végéter. Dans le même temps, il place à tous les niveaux de responsabilités des personnes, non-choisies pour leurs compétences et qui perçoivent un salaire en échange des voix qu’ils ont apportées. La Corse meurt de cela. Cela se passe aussi plus localement. Dans le Nord du Cap Corse, je vis dans le petit village d’Ersa où les habitants subissent depuis plus de 70 ans une même famille à la tête de la commune <http://www.liberation.fr/france/0101206729-un-maire-meurt-au-bout-de-huit-mandats&lt; : huit mandats pour le père + 2 pour le fils, Thomas Micheli et la commune voisine est maintenant dirigée par son frère.
    La région est mise en coupe réglée et pour les gros aménagements, comme l'installation d'éoliennes, les profits sont immenses ;
    Cela sent mauvais, un parfum de gangstérisme et de dérives nationalistes. Aujourd’hui, un petit groupe d’habitants en a assez. Malgré les menaces, ils dénoncent les derniers détournements à l’occasion de l’aménagement d’une déchèterie
    Ce ne sera pas facile. J’espère que le vent de liberté de la révolution arabe soufflera jusqu’ici!
    Marie-Ange

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