Archive pour la catégorie ‘A lire’

2 articles

mafia rizzoli antimafiaLes actes de la journée d’étude du 29 mars 2013 au CNAM le vendredi 29 mars, est sorti. Vous pouvez l’acheter ICI

Cette journée traitait de l’organisation de la transgression : formaliser l’informel ?

The organisation of transgression: formalising the informal?

Mafias.fr participa à deux communications :

La réutilisation à des fins sociales des biens mal acquis en Italie : de l’informel mafieux au formel citoyen avec Fabrice RIZZOLI, docteur science politique et Niccolò MIGNEMI, docteurs de l’EHESS (CRH – ERHIMOR).

- Le cannabis social club (club privé de consommateurs : un exemple intelligible de régulation de l’informel ? avec Fabrice RIZZOLI,  docteur science politique et Laurent APPEL, membre de l’Observatoire Géopolitique des Criminalités, coordinateur pour la réforme de la politique des drogues de l’association 2013 ASUD mais aussi avec la précieuse contribution de Sonny Perseil, CNAM vendredi 29 mars 

Antonello Mangano auteur de « Zenobia » à Paris

Jeudi 5 décembre 2013

19h

MARCOVALDO LIBRERIA-CAFFE

au 61, rue Charlot – 75003 – Paris

Antonello Mangano, journaliste et fondateur du site terrelibere.org, présente son dernier livre :

Zenobia

Dalla Salerno-Reggio Calabria ai cantieri del Nord. Il laboratorio dei rapporti tra ‘ndrangheta e imprese

Rencontre en italien modérée par Silvia Caccia de Libera France

Le mémoire sur la confiscation en Italie et en France : 18/20

Sebastian Stella, a suivi les enseignements du Master II « Lutte contre la criminalité financière et organisée » au Centre d’Etudes des Techniques Financières et d’Ingénierie (www.cetfi.org). Il a récemment écrit un mémoire sur la confiscation en Italie et en France qui a obtenu la note de 18 sur 20. Il a aussi effectué un stage au Parquet de Turin, dans le groupe « blanchiment et affaires connexes » (Riciclaggio e materie affini).

Faculté d’Economie et de Gestion & Faculté de Droit
         Centre d’Etudes des Techniques Financières et d’Ingénierie – CETFI
               Centre de Recherche en Matière Pénale Fernand Boulan
Groupe Européen de Recherche sur la Délinquance Financière et la Criminalité Organisée

Ce travail découle d’une grande admiration pour le Juge Giovanni Falcone (cf. 23 mai 1992 : la mafia tue Giovanni Falcone)  ainsi que de l’aide précieuse de spécialistes dont notamment Alberto Perduca, procureur adjoint au parquet de Turin, Claude Ducouloux-Favard (d’une trés grande gentillesse cf. Le livre pour les étudiants ) et de l’aide de Fabrice Rizzoli.

Vous pouvez consulter ce mémoire : « l’essor des instruments de saisie et de confiscation face à l’extension des mafias italiennes en France »

Le décret sur les « coopérateurs de justice » enfin signé?

Le gouvernement va signer le décret sur les « coopérateurs » de justice. Libération
Attention, ne pas employer terme « repentis ».
Les repentis n’existent pa
s
. On est pas à l’Eglise! 
Attention à ne pas utiliser le terme de « collaborateur » de justice car l’emploi du mot « collaboration » en France fait perdre la bataille des idées. 
Il faudra dire « coopérateur » de justice si on veut faire accepter ce dispositif qui comporte trois avantages majeurs : 

1. Une meilleure connaissance d’un phénomène clandestin. Or, ne ne combat que ce qu’on connaît. 

2. La réduction de l’impunité face au crime de sang commis par des professionnel. Pas de témoignages de sicaires : pas de règlements de compte résolus. 

3. Le renforcement de l’Etat de droit qui va protéger des criminels professionnels en rupture avec leur milieu et promis à une mort certaine. Si la vie d’un homme à de la valeur. l’Etat de droit se doit de protéger tout citoyen (et sa famille) qui décide de respecter les règles communes sous certaines conditions. 

En Italie, la mise en place d’un statut de « collaborateur de justice » a donné des résultats exceptionnels avec 3 000 mafieux sorti du système de 1991 à nos jours.

Il faudra aussi créer un statut pour les témoins innocents et la réutilisation sociale des biens confisqués. Sans l’implication de la société civile, la lutte contre le crime organisé est voué à l’échec

Dans cette vidéo : pas de collaborateur de justice italien : pas de résolution du meurtre en France :

Mafias.fr dans la Revue Politique et Parlementaire

Le 18 juin 2010, l’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) déclare que le crime organisé constitue une menace pour l’ordre mondial.
Pour la première fois, une instance de cet acabit évalue le crime organisé à sa juste valeur….

Retrouvez un article de Fabrice Rizzoli dans la Revue Politique et Parlementaire, 2ème semestre 2013
La lutte contre le crime organisé :
L’exemple d’une Europe de la justice et des peuples

1. Contre le crime organisé en Europe : une justice audacieuse

2. La nécessaire implication de la société civile dans l’exécution d’une prérogative régalienne

 

Marseille : Mafias.fr fait don de ses solutions

Marseille : des idées pour lutter contre la « mafia »

Fabrice Rizzoli |Docteur en sciences politiques, Fabrice Rizzoli enseigne dans plusieurs établissements universitaires et anime le site Les Mafias, analyse au quotidien d’un phénomène complexe.,
Il représente en France le réseau Flare (Freedom legality and rights in Europe) contre la criminalité organisée transnationale, qui milite pour la réutilisation à des fins sociales des biens confisqués au crime organisé
Auteur du « Petit dictionnaire énervé de la mafia » (éd. de l’Opportun, 2012). Rue89

Avec treize règlements de comptes en 2013, les Bouches-du-Rhône occuperaient la tête du classement en France, avec une brusque accélération ces dernières années. On désigne le trafic de stupéfiants mais le manque de repères est visible à tous les échelons du pouvoir.

La réponse de l’Etat est souvent la même : un déplacement et une promesse d’effectifs policiers supplémentaires. A l’échelle locale, les élus demandent une militarisation du territoire (intervention de l’armée, doublement des effectifs ou des pistolets pour policiers municipaux).

A mettre au crédit du gouvernement de gauche : une vision moins caricaturale des quartiers populaires, ce qui l’amène à proposer une « approche globale » qui inclut un contrôle du territoire (CRS à l’entrée des cités), un peu de prévention (enlèvement des carcasses de voitures) et la tentative d’améliorer la situation socio-économique de ces quartiers.

Mais une contradiction demeure insurmontable. Pour la première fois, le politique parle de « mafia » en Corse et à Marseille mais ne propose aucun moyen antimafias.

Face à un problème structurel – le crime organisé – l’Etat pourrait expérimenter des outils qui ont déjà fait leurs preuves dans d’autres pays ; à condition de rompre avec une vision jacobine et prohibitionniste d’un autre temps.

« Sous-développement organisé »

Les données socio-économiques de Marseille dressent le portrait d’une ville pauvre, avec des quartiers nord touchés par l’échec scolaire et le chômage, malgré un arrière-pays très riche.

Les inégalités sociales visibles génèrent d’importantes frustrations et mis à part la perspective d’un emploi public, la population de Marseille souffre d’un manque de services et de projet politique. Non loin des villas avec piscine et des yachts, il s’est mis en place, dans les quartiers populaires, une « économie de la pauvreté ».

Les caïds y trouvent une main-d’œuvre disponible pour occuper les fonctions de guetteur et de vendeur, souvent mineure, ainsi que des « nourrices » qui cachent les stupéfiants dans leur appartement.

Un crime organisé trés puissant

A Marseille, il y a le grand crime organisé et les aspirants.

Les « grands » du milieu utilisent parfois la violence, comme dans la tuerie des marronniers ou l’élimination de Roland Gaben, mais avec parcimonie. Et pour cause, les grands ont un pied dans la légalité, comme en témoignent les affaires Campanella-Baresi, la fraude à la taxe carbone ou les trafics internationaux.

Le grand banditisme français, basé en Espagne, bénéficie d’une large impunité. Il se contente de distribuer la drogue à des semi-grossistes, contrôle les débits de boisson où l’on vend de la drogue, perçoit une quote-part sur les bénéfices et a abandonné le secteur du cannabis aux cités.

Les dealers du bas de l’échelle s’entretiennent avec des places de ventes, des dettes de cannabis et des « carottages ». La violence est parfois trompeuse. L’éclat à la kalachnikov n’est pas toujours en relation avec la puissance économique.

L’Etat français ne fait pas sa part

La lutte contre les grands caïds n’est pas efficace. En dépit des saisies et des arrestations, le cycle continue. Pourquoi un jeune de Marseille ne tenterait pas sa chance par tous les moyens ? Il sait que l’Etat ne fait pas sa part. Parmi les insuffisances à déplorer :

  • une absence d’indépendance à tous les échelons de l’enquête (procureurs, officiers de police judiciaire) qui entraîne peu de procès complexes ;
  • le manque de témoignages de l’intérieur, en raison de l’absence d’un statut de coopérateur de justice – prévu par la loi Perben, mais sans décret d’application ;
  • une protection des témoins inexistante (pour les témoins criminels comme pour les témoins victimes, comme les commerçants rackettés) ;

En Italie, la coopération du criminel ou du témoin avec l’Etat est encadrée par la loi et sous la seule responsabilité d’un procureur indépendant : quelle leçon de démocratie ! L’Etat français ne fait pas sa part en matière de justice car il ne condamne presque jamais ses élites corrompues.

Pour un Cannabis social club à Marseille

A Marseille comme ailleurs, le cannabis est la drogue la plus consommée. La plupart des usagers ne consomment que ce produit mais sont obligés de l’acheter à des trafiquants, ce qui enrichit ces derniers et leur donne une place légitime dans la société.

Le trafiquant marseillais est celui qui répare une injustice : celle d’un Etat qui réprime la consommation d’une substance pourtant disponible (qui existe en grande quantité) et accessible (facile à trouver), et ce en dépit d’une prohibition féroce (sanction pénale la plus élevée d’Europe).

A Marseille comme à Anvers ou aux Pays-Bas, les citoyens consommateurs doivent pouvoir faire partie d’une association à but non lucratif déclarée en préfecture et passer un contrat avec un producteur local de cannabis pour consommer. Un Cannabis social clubà Marseille améliorerait la santé publique et la vie sociale des usagers, financerait la prévention, l’éducation sanitaire et l’assistance en cas d’abus.

Enfin et surtout, il limiterait le poids des organisations criminelles dans la production et la distribution. Mais l’avantage le plus important d’une telle régulation est la séparation entre l’usage de drogue et le trafiquant, mettant fin ainsi à une symbiose néfaste pour l’application de l’ordre public.

Confisquer et réutiliser les biens du crime

En France, on confisque les biens du crime organisé de manière incomplète, en raison d’un cadre restrictif qui contraint les magistrats à prouver le lien entre le bien saisi et l’infraction.

En attendant de nous mettre au niveau de l’Italie (nombreuses confiscations sans condamnation pénale du propriétaire), il faudrait voter au plus vite une loi de réutilisation sociale de ces biens.

Au lieu de vendre aux enchères la villa du trafiquant de drogue, elle doit revenir à l’intérêt général. Certes, certains biens issus du trafic de stupéfiants sont parfois réaffectés vers les forces de l’ordre. Mais moderniser le parc automobile de la police grâce à la confiscation ne permet pas de lutter contre le consensus social des gangsters.

Une loi permettrait de recycler ces biens au profit de la population et d’animer l’économie sociale et solidaire : les maisons des criminels pourraient être transformées en centres culturels ou d’apprentissage, en établissements de soins pour les toxicomanes ou en lieux d’hébergement pour les immigrés.

Le patron d’une grande brasserie d’Aix-en-Provence est accusé de blanchiment pour le compte du clan Barresi-Campanella. L’établissement doit être confisqué pour y accueillir les jeunes des quartiers aux universités d’été de la lutte contre la corruption.

La réutilisation à des fins culturelles des biens saisis aurait une très forte valeur symbolique et pédagogique. Elle permet de détruire le capital social du crime organisé et confère à l’Etat son autorité auprès des populations qui se réapproprient le fruit du trafic. Dans sa ville, le citoyen qui passe devant le bien devenu utile peut se dire : « Pour une fois, le crime ne paie pas. » C’est, enfin, la seule manière d’impliquer la société civile dans une prérogative régalienne.

Après un an de travaux, la Commission européenne contre le crime organisé, la corruption et le blanchiment (Crim) a rendu ses premières conclusions. En mai, la commission Libertés civiles, justice et affaires intérieures de l’UE a demandé aux Etats membres de faciliter la confiscation des avoirs criminels. Elle leur a aussi conseillé de réutiliser les avoirs confisqués pour des projets d’utilité sociale. Qu’attend le gouvernement français ?

Mazal Tov : Berlusconi condamné définitivement

Dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

 Berlusconi (Silvio)
« Il cavaliere » à cheval sur une organisation mafieuse

Voir "négociation" et "terrorisme" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafiaLa rumeur veut que Silvio Berlusconi, l’un des hommes
les plus riches d’Italie et trois fois nommé président du
Conseil, soit un mafieux. Dans les faits, il est peu proba-
ble qu’il appartienne à une organisation mafieuse et qu’il
ait subi un rite d’affiliation. En revanche, Silvio Berlusconi
naît en Lombardie dans un milieu économico-mafieux et
semble ne s’en être jamais affranchi….  Après s’être inscrit à la
loge subversive P2 (cf. Massomafia), de 1978 à 1983, il fonde
37 sociétés holdings de Fininvest et des sociétés fiduciaires
suisses encore plus obscures qui reçoivent 500 milliards
de lires en valeur actuelle, dont 113 milliards en liquide
(300 millions d’euros)…

Sans appartenir à l’organisation,
Silvio Berlusconi est un allié objectif des mafieux et le fruit
d’un système plus complexe : la bourgeoisie mafieuse.

Mafias.fr dans la Croix

Ilda Boccassini : la juge qui a fait plier Berlusconi

Silvio Berlusconi vient d’être condamné à sept ans de prison, assortis d’une interdiction à vie d’exercer un mandat public. 

Voir antimafia sur le petit énervé de la mafiaElle est connue sous l’appellation d’« Ilda la rouge », soi-disant en raison de sa chevelure rouquine. Mais le surnom ne trompe personne. Il fait partie des insultes classiques de « communiste » ou « juge rouge » à l’encontre des magistrats italiens aussi jusqu’au-boutistes qu’incorruptibles, qui œuvrent au sein d’une justice réellement indépendante du pouvoir politique.

Ilda Boccassini, 63 ans dont 33 ans de carrière de procureur, est de cette veine-là. Ce qui lui vaut aussi d’être appelée « la dame de fer de la justice italienne ».

Silvio Berlusconi et la corruption

Depuis plus de deux ans, la magistrate près le tribunal de Milan poursuit Silvio Berlusconi pour abus de pouvoir et prostitution de mineure dans le cadre du procès Rubygate, du surnom de la mineure qui participait moyennant finances aux soirées « bunga-bunga » dans la villa du Cavaliere.

C’est elle qui a requis la peine de prison ferme (sept ans) assortie d’une interdiction à vie d’exercer toute fonction publique à l’encontre de Silvio Berlusconi – peine que la présidente du tribunal Giulia Turri a prononcée ce lundi 24 juin. Ces condamnations ne seront effectives qu’une fois toutes les voies de recours possibles auront été exercées, et à 76 ans, le Cavaliere pourrait échapper à la prison ferme du fait de son âge.

Mais Ilda Boccassini est surtout réputée pour sa lutte contre la corruption. Et à ce titre, depuis une vingtaine d’années, elle instruit les dossiers impliquant Silvio Berlusconi, ses proches collaborateurs et sa nébuleuse d’entreprises qui valurent nombre de condamnations au chef de la droite italienne – même si en raison des prescriptions et recours, aucune n’a été définitive. Pas étonnant donc que l’ancien président du conseil voie rouge quand on évoque le nom de la magistrate qui le traque depuis si longtemps.

En guerre contre les mafias

« Ilda Boccassini est l’ennemi juré de Silvio Berlusconi. Lorsqu’il était président du conseil en 2001, il s’était fait fort de lui supprimer l’escorte policière affectée aux magistrats exposés, pour faire des économies », rappelle Fabrice Rizzoli. Dans son Petit dictionnaire énervé de la mafia (1), ce politologue explique que si Silvio Berlusconi ne peut être qualifié de mafieux, il s’est bel et bien rendu complice d’organisations mafieuses. Son bras droit et créateur du parti Forza italia (devenu Peuple des libertés), Marcello Dell’Utri, fut d’ailleurs condamné pour « concours externe en association mafieuse ». la suite

Mafias.fr invité du festival du livre sur les mafias

Voir Antimafia dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafia

Contre les mafias : le livre

Depuis 2011 et chaque année, c’est la fête du livre sur les mafias. A Lamezia Terme en Calabre, le festival TRAME est le premier évènement culturel en Italie dédié aux livres sur les mafias. Du coeur de la Calabre arrive l’envie de dénonciation et de réveil des conscience à l’aide d’Atelier de travail et rencontre avec les auteurs engagés dans la lutte contre les orgnisations criminelles. TRAM Festival est la voix d’une Italie qui ne veut pas rester dans le silence.

Mafias.fr (aprés « Il Fatto » et il projet PON), il TRAME :)

us pouvez retrouver toutes les infos en cliquant sur ce lien TRAME Festival

Voici le programme :

Sabato 22 giugno

ore 11.00 – Palazzo Nicotera
Rassegna stampa
col giornalista Francesco Vitale

ore 17.00 – Palazzo Nicotera
Voir Antimafia dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafiaDa Genova a Marsiglia: la mafia preferisce il mare
Marco Grasso, Matteo Indice, Fabrice Rizzoli,
coordina Francesco D’Ayala (giornalista)
(Marco Grasso, Matteo Indice, A meglia parola – Liguria Terra di ‘ndrangheta,
Ed. De Ferrari
Fabrice Rizzoli, Petit dictionnaire énervé de la mafia, L’opportun Eds De)

ore 17.30 – Chiostro San Domenico
Indagine su mia madre
Salvo Palazzolo, Alessio Cordaro, coordina Francesco Vitale (giornalista)
(Salvo Palazzolo, Alessio Cordaro, Se muoio sopravvivimi, Melampo)

ore 18.30 – Palazzo Nicotera
Spazio ossigeno – L’informazione che sfida le minacce
Franco Oddo, Giovanni Taranto, Michele Inserra, coordina Alberto Spampinato

ore 19.00 – Chiostro San Domenico
Un uomo molto cattivo
Lo scrittore Giuseppe Di Piazza ne parla con Giulia Innocenzi (giornalista)
(Giuseppe Di Piazza, Un uomo molto cattivo, Bompiani)

ore 20.00 – Piazzetta San Domenico
La nostra guerra non è mai finita
Il giornalista Giovanni Tizian ne parla con PIF (regista)
(Giovanni Tizian, La nostra guerra non è mai finita, Mondadori)

ore 21.00 – Chiostro San Domenico
Calabria, buco nero della notizia
Fabio Tamburini (Direttore Radio 24), Marino Sinibaldi (Radio 3)
e Goffredo Buccini (giornalista) ne parlano con Aldo Varàno (giornalista)

ore 21.30 – Palazzo Nicotera
Autobiografia di un figlio del Bronx
Il produttore Gaetano Di Vaio ne parla con Gabriella Gallozzi (giornalista)
(Gaetano Di Vaio, Guido Lombardi, Non mi avrete mai, Einaudi)

ore 22.00 – Piazzetta San Domenico
Quelle in prima linea: le sindache antimafia
Goffredo Buccini, Elisabetta Tripodi (sindaco di Rosarno),
Maria Carmela Lanzetta(sindaco di Monasterace), coordina Gaetano Savatteri
(Goffredo Buccini, L’Italia quaggiù. Maria Carmela Lanzetta e le donne contro
la ‘ndrangheta, Laterza)

ore 23.00 – Palazzo Nicotera
PIF con i suoi testimoni
Pico Di Trapani, Giorgio Scimeca (imprenditore), coordina PIF (regista)
(Pico Di Trapani, Viaggio in Sicilia, Navarra)

ore 24.00 – Piazza Sacchi
Musica contro le mafie
Federico Cimini

ore 24.00 – Palazzo Nicotera
Cinema di mezzanotte: Placido Rizzotto
un film di Pasquale Scimeca

Beatification d’un prêtre assassiné par la mafia

Voir "église" et "religion" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

Cérémonie de béatification

Le cardinal émérite de Palerme, Mgr Salvatore De Giorgi, représentait le pape François à cette cérémonie, en présence de 40 évêques et 750 prêtres. Il y avait aussi les ministres de l’intérieur, Angolino Alfano qui fait la bise au boss (cf. Le baisé oublié), et de la Justice, Anna-Maria Cancellieri qui propose qu’on vende aux enchères les biens confisqués à la mafia… (cf. 1er mai 1947 : Portella della Ginestra, 11 morts)

On comprend pourquoi le frère de la victime, Gaetano, a affirmé dans un livre récent: « j’aurais préféré le voir en vie plutôt que béatifié ». « L’Eglise le béatifie aujourd’hui, mais quand il a eu besoin d’aide, personne n’était là » (cf. Le Vatican et la mafia : le compte n’y est pas!)

Voir "église" et "religion" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

Voir "Eglise" ou "religion" in

Le père Puglisi a toujours lutté contre la mafia d’abord à Godrano où son intervention dans les années 70 met fin à une guerre de mafia atroce. Puis, il revient au début des années 90 à Brancaccio (cf. Meudon-Brancaccio : jumelage de la légalité et de l’espoir)

Là, il redonne confiance à la population en aidant les enfants dans leur scolarisation. Il se bat pour obtenir l’arrivée de l’Etat dans ce quartier aux mains des frères Graviano. La population commence à suivre le prêtre au dépens de la mafia. Comment on le sais? Malgré les menace de la mafia, les fidèles vont à la messe de Don Puglisi… Pour cela il est assassiné en 1993 par Salvaore Grigoli qui après ce meurtre, le 49ème… arrêtera sa vie de sicaire.

Mais pourquoi l’Eglise n’incite pas les mafieux, dans le secret de la confession, à rompre avec leur vie contraire aux lois du Christ et donc à collaborer avec la justice?

Il y a peu d’analyse en langue française sur le rapport entre mafia et église sauf dans le petit dictionnaire énervé de la mafia«  :)


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