Archive pour la catégorie ‘A lire’

Contre la mafia : le Centre Impastato

Voir "impastato" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

M& Madame Santino

Pour commémorer la mort de Giuseppe Impastato le 9 mai 1978, nous publions à nouveau ce post

Pour lutter contre la criminalité la plus aboutie, il faut l’étudier !

Depuis plus de 30 ans, le « must » en matière d’étude du phénomène mafieux c’est le « Centre Sicilien de Documentation Giuseppe Impastato », une organisation reconnue d’utilité publique. Et pour cause :

De 1977 à 2011 : 34 années d’activités contre la mafia et pour la paix par le biais de la mémoire de la recherche et de l’engagement dans la société civile

Introduction :

Rappelons que le nom du centre est dédié à Giuseppe Impastato, jeune homme issu d’une famille mafieuse qui s’en détache, milite au sein des forces de gauche, crée une radio libre en 1976. Au cours de ses émissions,  Peppino dénonce la mafia de Cinisi avec autant de précision et de dérision (et les mafieux n’aiment pas la dérision cf. Giulio Cavalli : acteur menacé par la mafia napolitaine). C’est ce qui lui vaut d’être assassiné en 1978 alors que tout est fait pour faire croire à un suicide (une vie qui sera assez bien  incarnée dans le film « I cento passi« .)

Rappelons que c’est grâce à l’obstination de la famille d’Impastato (sa mère et son fils  cf. le site) et des ses amis que les meurtriers Gaetano Badalamneti et Vito palazzolo (cf. Coupe du monde : mafia 1 – Etat italien 0) seront condamnés en 2001.

On comprend dés lors la colère des proches d’Impastato contre Roberto Saviano qui dans son dernier ouvrage « La parola contro la camorra » raconte que c’est grâce au film « Les cent pas » sorti en 2000 que les procès contre les meurtriers ont été réouverts.

En réalité, il n’en est rien.  En 1998, la commission parlementaire antimafia enquêtait déjà sur  les « dépistage » qui avaient jusqu’ici empêché la tenue d’un procès contre des mafieux et en 2000, le procès contre Vito Palazzolo et Gaetano Badalamenti était déjà en cours. Roberto : (cf. « Pauvre » Saviano) :  « ta vie est déjà assez difficile, il te suffit de faire amende honorable comme moi cf.Restons « ZEN » :-)

L’apport scientifique du Centre

Du point de vue de la connaissance, Umberto Santino et Anna Puglisi offrent une multitude de sources riches et denses. Umberto Santino est l’inventeur du concept de la « Bourgeoise mafieuse », seule définition qui permet de comprendre la longévité du phénomène mafieux.

Cliquez pour des informations en français

Les livres lus par l’auteur de mafias.fr :

- F. Bartolotta Impastato, La mafia in casa mia. Intervista di A. Puglisi e U. Santino. La Luna, Palermo, 1986. Ristampa 2000, 2003. 69 pagine. Eu. 9.

- G. Chinnici, U. Santino, La violenza programmata. Omicidi e guerre di mafia a Palermo dagli anni ’60 ad oggi. F. Angeli, Milano, 1989. 410 pagine. Esaurito.

- U. Santino, La democrazia bloccata. La strage di Portella della Ginestra e l’emarginazione delle sinistre, Rubbettino, Soveria Mannelli, 1997. 234 pagine. Eu. 13,43.

- Santino (Umberto), L’alleanza e il compromesso (mafia e politica dai tempi di Lima e d’Andreotti ai nostri giorni), éditions Rubbettino, Soveria Manelli, 324 pages, 1997,

- Santino (Umberto), Mafia e Globalizzazzione (mafia, antimafia e dintorni), éditions Di Girolamo, Trapani, 241, 2007,

- Santino (Umberto), Don Vito a Gomorra (mafia e antimafia, tra papelli, pizzini e bestseller), edionts Riuniti, Roma, 247 pages, 2011,

Tous les autres : Index

PS : en ce mardi 12 juillet, après m’être perdu deux heures  en voiture dans Palerme, je ne regrette pas la rencontre avec Umberto et Anna :-)

Don Vito a Gomorra
Mafia e antimafia tra papelli, pizzini e bestsellerD

52 tonnes de haschisch saisies en Espagne, un record en Europe

saisie

saisie record

Un record ! La police espagnole a annoncé dimanche avoir saisi 52 tonnes de haschisch dans un entrepôt à Cordoue, en Andalousie, dans le sud du pays. Il s’agit de «la plus importante saisie en Espagne et un record également en Europe».
«C’est la plus importante quantité de haschisch saisie dans notre pays» depuis 1996, lorsque 36 tonnes de haschisch avaient été saisies en mer sur un cargo panaméen, dans le port de Marin en Galice (nord-est)», se félicite la police dans un communiqué.
Les 52,6 tonnes de haschisch étaient entreposées dans un hangar d’une zone industrielle de Cordoue, selon la même source. La police a pu localiser cette cargaison grâce au témoignage d’une personne qui se trouvait dans la zone pour chercher une machine. Il a «surpris plusieurs personnes qui avaient sans doute l’intention de dérober les ballots de haschisch», précise le communiqué.
La police n’a pas fourni de plus amples détails sur l’opération. La garde civile avait déjà fait état, vendredi, de la saisie le 27 avril d’un chargement de 32 tonnes de haschisch dissimulées dans un poids lourd en provenance du Maroc.

(Cf. Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine )

1er mai 1947 : Portella della Ginestra, 11 morts

Voir "antimafia", "Libera" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

Niccolo Mignemi

 

Afin de commémorer cette date, nous publions à nouveau

L’héritage de Placido Rizzotto : les luttes pour la « roba »

Niccolò Mignemi

Docteur en histoire, ami du Centre Impastato et militant de Libera (voir Libération « Saisonniers : l’Europe des exploités agricoles »)

Le deuil a enfin commencé

Voir "antimafia", "Libera" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafiaJeudi 24 mai 2012, soixante-quatre ans après sa mort, les funérailles de Placido Rizzotto ont finalement eu lieu. Placido est un syndicaliste tué par la mafia le 10 mars 1948, en raison de son engagement aux côtés des paysans pauvres luttant pour obtenir le droit de travailler la terre.

Pour lui rendre officiellement hommage, le président de la République et les représentants du gouvernement, de la politique et des syndicats se sont rendus dans sa ville natale de Corleone, universellement connue en tant que capitale de la mafia, mais aussi comme un haut lieu de l‘antimafia. Assassiné, le corps de Rizzotto avait été jeté dans une crevasse parmi d’autres cadavres d’hommes et d’animaux. Déjà en 1948, le capitaine des carabiniers Carlo Alberto Dalla Chiesa dont nous commémorons l’assassinat par la mafia en 1982 en tant que préfet de Palerme – avait localisé le lieu de la « sépulture », mais les analyses de l’ADN n’ont permis que récemment l’identification du corps.

Voir "antimafia", "Libera" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafiaDans les années soixante, Danilo Dolci avait publié le récit de son père dans Gaspillage. Plusieurs livres racontaient sa vie et depuis 2000, un film de homonyme de Pasquale Scimeca popularise un peu cette figure du syndicaliste et dont mafias.fr a déjà fait la promotion cf.Antimafia à Paris : le 22 mai hommage à Giovanni Falcone et Le cinéma antimafia arrive à Paris). A chaque fois, l’engagement politique à côté des faibles, payé de sa vie, et l’injustice de l’acquittement des responsables du meurtre par manque de preuve deumeure au centre des récits. Mais sa vie est exemplaire pour bien d’autres raisons

Une vie exemplaire

Fils de paysan, après l’armistice de septembre 1943, Placido Rizzotto intègre la Résistance au sein des brigades garibaldiennes dans le nord-est du pays. Revenu en Sicile à la fin de la guerre, il milite au Parti Socialiste. En tant que secrétaire du syndicat local, il est à la tête des paysans qui occupent les latifundia, qui revendiquent une réforme agraire, ainsi que meilleures conditions de vie et de travail, en opposition aux grands propriétaires et à leurs contremaîtres. Il lutte donc contre la mafia dans un moment historique où celle-ci devient le bras armé des forces conservatrices en premier lieu les, propriétaires terriers. Or, lutter contre la mafia en 1948 n’est pas simple. D’après les notables et l’église, la mafia n’est qu’une « invention des communistes », alors qu’une bourgeoisie mafieuse puissante règne sur la transition de l’après-guerre. Pensez que le jeune berger qui avait assisté par hasard à l’assassinat de Placido Rizzotto sera lui aussi assassiné par Michele Navarra, médecin et chef mafieux local.

La vie de Rizzotto est donc symbole d’émancipation individuelle et humaine qui devient expérience de libération sociale par le biais de l’engagement politique dans les luttes du mouvement paysan. Il n’est, en fait, qu’un des trente-six (36!) syndicalistes tombés sous les coups de la mafia en Sicile dans l’immédiat après-guerre, plus précisément entre juin 1945 et le 18 avril 1948, date des premières élections législatives, largement remportées par la Démocratie chrétienne. La géographie, la temporalité de ces meurtres ainsi que les cibles choisis ne sont pas fortuites. Au contraire, les 36 assassinats de syndicalistes sont le fruit d’une stratégie de violence programmée, destinée à briser la mobilisation des paysans pauvres qui aspirent à mettre fin à un système séculaire de pouvoir et d’exploitation.

D’ailleurs, moins d’une année plus tôt, le 1er mais 1947, avait eu lieu le massacre de Portella della Ginestra, dont les responsabilités n’ont jamais vraiment été éclairées et qui reste encore aujourd’hui un des « grands mystères » de l’histoire italienne. Réunis dans un lieu traditionnel du socialisme sicilien, les paysans fêtaient les occupations des latifundia et la récente victoire de la coalition des partis de gauche aux élections régionales siciliennes du 20 avril 1947, quand les hommes de la bande de Salvatore Giuliano aux mains de la mafia et avec au moins l’appui d’éléments conservateurs, leur tiraient dessous, tuant onze personnes, pour la plupart femmes et des enfants.

Le président de la République a aussi rendu hommage à ces victimes après les funérailles de Rizzotto en visitant au mémorial construit sur le lieu du massacre. Mais cette mémoire partagée ne ressoude pas tous les problèmes.

Une vie riche d’enseignement présent

Voir "antimafia", "Libera" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafiaEn Italie, comme ailleurs peut-être, on adore commémorer les martyrs. Leur sacrifice nous rassure davantage que la complexité des témoignages inscrits dans leurs parcours de vie. Si le rituel officiel a une valeur indiscutable, il faudrait aussi prendre en compte ce que les expériences du passé pourraient enseigner au présent. L’histoire de ces hommes, leur engagement dans les luttes du mouvement paysan nous parle d’une lutte acharnée contre la mafia : un engagement concret et quotidien autant fondé sur des principes qu’un attaque frontale au système de pouvoir et aux intérêts matériels qui l’alimentent. C’est d’abord la manifestation d’une volonté et d’une action directe pour se réapproprier de la roba – c’est-à-dire des patrimoines, selon l’expression de Giovanni Verga – soustraite à la collectivité et destinée à l’enrichissement privé des mafieux.

Aujourd’hui, dans la lutte contre la criminalité organisée, cet enjeu demeure central, mais il faut dûment le doter des instruments nécessaires à garantir son efficacité. Certaines personnalités – je pense notamment au ministre de l’intérieur Cancellieri – en plus d’être présent dans ces occasions, devraient, dans ces actes, respecter la mémoire de Rizzotto et celle des victimes de Portella. Madame la Ministre pourrait par exemple reconsidérer sa proposition de vendre les biens confisqués aux mafieux (cf. La confiscation : enjeu politique majeur). On ne parle pas ici des biens meubles (voitures de luxes et autres yacht) qui sont revendus car ils sont trop chers à entretenir et n’ont pas de portée sociale). Nous parlons ici des immeubles tels que les terrains agricoles ou les villas de boss, qui constituent une source potentielle de revenus. (cf.L’arme qui peut tuer la mafia : la réutilisation des biens confisqués)

Il y a 82.000 biens confisqués et tous ne sont pas réutilisés, loin de là. Mais les vendre reviendrait à les remettre dans les mains de la bourgeoisie mafieuse. Il serait, encore une fois, la réaffirmation de l’ancien principe de socialisation des pertes et de privatisation des profits.

Voir "antimafia", "Libera" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

Cooperative Placido Rizzotto

Refuser de vendre les biens immobiliers confisqués à la mafia n’est pas une position idéologique contre ce qui ressemble à du pragmatisme d’experts. Il s’agit davantage de la reconnaissance d’un principe de justice et de dédommagement qui aujourd’hui ne peut pas s’incarner autrement que par la réutilisation à des fins sociales.

Comme l’expérience des coopératives du projet Libera Terra le démontre, la confiscation et la redistribution sociale de ces patrimoines ne sont pas simplement un acte pour réaffirmer la souveraineté de l’État, là où elle a été écornée. Redonner ces biens à l’intérêt général constitue avec force une occasion de croissance économique pour ces territoires, fondée sur un projet « autre », inspiré aux principes de l’économie sociale et solidaire (en photo à gauche).

PS : Tous les mots en gras sont dans le Petit Dictionnaire Enervé de la mafia en vente chez Ethicando (6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris Métro Bonsergent/Gare de l’Est/République/Colonel Fabien) ou sur Amazon.

Les derniers mots de Falcone et Borsellino : « financez le cinéma itinérant antimafia »

Lundi 29 avril avait lieu chez Ethicando (6 rue de la grange aux belles 75010 métro Jacques Bonsergent) la présentation du livre « Les dernières mots de Falcone et Borsellino »

Recueil d’interventions, interviews et analyses de Falcone et Borsellino, cet ouvrage témoigne des nombreuses difficultés rencontrées dans la lutte contre la mafia, entravée non seulement par le crime organisé, mais surtout par les collègues des deux juges et les représentants du monde politique.

Ce livre marque un retour fondamental aux sources directes, à ce qu’ils ont vraiment dit et écrit, dans la tentative de pénétrer les raisons (et les raisons d’État) qui ont amené à l’assassinat de ces deux juges-amis.

Intervenants : Anna Rizzello Maison d’Edition LaContre- Allée, (traductrice).

Maria Chiara Prodi, représentante de Libera Francia.
Super Mario Vaudano

Fabrice Rizzoli, auteur de “Petit dictionnaire énervé de la mafia”.

Falcone et Borsellino auraient voulu le cinéma Antimafia à Paris

Alors financez la venue du cinéma antimafia en France

avant le 21 mai 2013

Voir "cinéma" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia
A Paris? Oui mais il faut participer :)

Pour venir à Paris mais aussi à Marseille et à Duisbourg, Cinemovel a besoin de 5 000 euros.

Vous pouvez contribuer à l’aide de la plateforme KissKissBankBank.

En échange d’un service :

- 5 euros et votre nom sera cité sur le site internet

- 15 euros : l’affiche

- 35 euros : le DVD de la campagne…

Vous avez jusqu’au 21 mai. Après cette date, si Cinemovel n’a pas récolté 5 000 euros, l’argent sera rendu aux contributeurs.

Cliquez : Cinéma antimafia

La preuve par l’exemple : les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique Latine

 Merci Crimorg.com

Le 22 avril, la police colombienne, assistée des autorités italiennes, a interpellé à Medellin Domenico Trimboli, surnommé « Pasquale ». Né à Buenos Aires en 1954, Domenico Trimboli est un membre important de la ‘Ndrangheta, considéré comme le référant des cartels colombiens. Il était recherché depuis 2009 suite à sa condamnation à 12 ans de prison pour trafic de cocaïne dans le cadre de l’opération « Chiosco Grigio ». Le clan Trimboli, originaire de Plati, est un des plus impliqués dans le trafic international de stupéfiants, notamment grâce à leur implantation en Amérique du Sud mais aussi en Australie. C

Cf. Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine

Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine

Quelques éléments historiques de géopolitique

Par Fabrice Rizzoli

Voir géopolitique dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafiaLes acteurs criminalisés qui  prospèrent  dans certains territoires précis dérogent totalement aux règles du système légal. Pour contrôler le secteur concerné, ils imposent mêmes leurs règles à la collectivité.

Cependant leurs réseaux et les flux de diverses natures qu’ils véhiculent s’articulent, et sont relayés, bien au-delà des frontières de ces espaces de non-droit, capables même de se projeter et d’opérer à l’échelle transnationale. C’est ce qu’illustre l’article de Fabrice Rizzoli sur les « narco- comptoirs » latino-américains des mafias italiennes.

La série de visuels de cette enquête principalement historique met en évidence la persistance dans le temps entre organisations mafieuses des deux côtés de l’Atlantique, et l’étendue des liens tissés depuis des dizaines d’années. Cliquez : Revue OGC

Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine

Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine

Quelques éléments historiques de géopolitique

Par Fabrice Rizzoli

Les acteurs criminalisés qui  prospèrent  dans certains territoires précis dérogent totalement aux règles du système légal. Pour contrôler le secteur concerné, ils imposent mêmes leurs règles à la collectivité.

Cependant leurs réseaux et les flux de diverses natures qu’ils véhiculent s’articulent, et sont relayés, bien au-delà des frontières de ces espaces de non-droit, capables même de se projeter et d’opérer à l’échelle transnationale. C’est ce qu’illustre l’article de Fabrice Rizzoli sur les « narco- comptoirs » latino-américains des mafias italiennes.

La série de visuels de cette enquête principalement historique met en évidence la persistance dans le temps entre organisations mafieuses des deux côtés de l’Atlantique, et l’étendue des liens tissés depuis des dizaines d’années. Cliquez : Revue OGC

Mafias.fr dans un livre sur le blanchiment

Techniques de blanchiment et moyens de lutte

Eric Vernier

Collection: Fonctions de l’entreprise, Dunod2013 – 3ème édition – 304 pages – 152×240 mm

Blanchir l’argent sale, c’est remettre dans le circuit officiel le fruit des trafics en tout genre (crime, drogue, prostitution, détournement de fonds, prise d’otages). Cet ouvrage propose un panorama détaillé et exhaustif des différentes techniques de blanchiment, des plus simples aux plus sophistiquées, ainsi que les moyens de lutte mis en place au niveau national, européen et international.Cette3e édition est mise à jour des nouvelles législations et statistiques, et s’enrichit de nombreux avis d’experts. Technique et très complet, cet ouvrage est principalement dédié à la formation des personnels de la banque, des conseillers fiscaux et des conseils en gestion de patrimoine (professions exposées).

Sommaire

L’argent sale. Les origines de l’argent sale. L’origine géographique de l’argent sale. Les techniques de blanchiment. Les définitions et typologies du blanchiment. Les techniques artisanales. Les techniques financières. Les moyens de lutte. Les textes nationaux et internationaux. Les organismes officiels. Un combat déloyal. La pratique bancaire en France, en Allemagne et au Luxembourg. Les obligations des banques. Les déclarations d’intentions à l’épreuve de la pratique. La lutte des banques contre le blanchiment. L’état des lieux et les enjeux internationaux. La situation française. La situation mondiale. Les enjeux politiques, économiques et sociaux.

Biographie des auteurs
Eric Vernier - Docteur en finance, Maître de conférences à l’université du littoral côte d’opale (ULCO), il enseigne également au Centre de formation des journalistes (CFPJ), Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), ESC Lille, ESC Amiens, ESC Reims, HEC Executive, Université catholique de Lille, Université du Groupe Caisse d’épargne, Université d’Angers… Expert APM et consultant international sur les questions de blanchiment il effectue des missions d’audit sur les risques de blanchiment et des formations pour des groupes financiers internationaux. Il est administrateur de la Caisse d’épargne Nord France Europe.

Publics : Étudiants en universités et écoles de commerce (Master Banque et finance); Banquiers; Experts-comptables et professions du conseil ; Magistrats et policiers ; Chefs d’entreprise

Voir blanchiment, cols blancs, Antimafia dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafia

La revue n°6 de l’OGC en ligne !

Voir géopolitique le petit dictionnaire énervé de la mafiaL’Observatoire Géopolitique des criminalités (OGC)  sort le sixième numéro de sa revue ! Le sommaire est, comme d’habitude accessible ici gratuitement, afin que vous puissiez (encore une fois) constater de la diversité des sujets traités ou encore de la précision et de la pertinence avec lesquels ils sont étudiés.


Au sommaire de cette sixième revue, un gros morceau consacré à l’Amérique Latine et le Narcotraffic avec par exemple les orphelins du crime organisé au Mexique ou encore l’excellent article/enquête de notre intervenant FLARE France, Fabrice Rizzoli sur la question des narco-comptoirs des mafias Italiennes en Amérique Latine.


Si cette revue vous a intéressé, n’hésitez pas à vous inscrire à la lettre d’information de l’OGC pour vous tenir au courant de toutes leurs actions.

La revue n°5 de l’OGC est enfin disponible!

Voir le petit dictionnaire énervé de la mafiaLe nouvel opus de la revue de l’Observatoire Géopolitique des Criminalités (OGC) vient de sortir. Celui-ci  est  certes le premier  payant.  Mais les éditions antérieures sont toujours librement consultables sur le site de l’OGC.

Ce cinquième volet, traite différends dossiers sur la France avec des  sujets divers et variés notamment le trafic d’être humains,   l’évolution de la lutte anti-corruption,  la censure de la presse.

D’autres pays européens et du monde, sont également concernés par la revue, dont le cas précis l’Etat et la mafia et bien d’autres phénomènes criminels avec notamment la nouvelle tendance criminelle qui s’adapte plus vite que les lois qui visent à lutter contre ces phénomènes, la contrefaçon de médicament ou encore une bande dessinée sortie en janvier 2013 qui aborde de façon ludique mais sérieuse de la criminalité dans les Balkans.

Nous vous conseillons donc avec enthousiasme la lecture de cette très bonne cinquième édition de la revue de l’OGC !

Happy Birthday Mister Dictionnaire

Petit dictionnaire énervé de la mafia et de l'AntimafiaPetit dictionnaire énervé de la maifa (buy)

De A comme « Accumulation du capital » à Z comme « Zoomafia »,
152 définitions mafieuses.
Les Editions de l’Opportun – Paris – 2012 – 210 pages

Berlusconi (Silvio)
Il cavaliere à cheval sur une organisation mafieuse

« Silvio Berlusconi fait son droit à la faculté de droit de Milan où il rencontre Marcello Dell’Utri condamné pour complicité d’association mafieuse en 2010…  »



Préface Mario Vaudano, magistrat Italien et Introduction de Nando Dalla Chiesa, professeur de sociologie du crime organisé à l’université de Milan
4ème de couverture : « Fin connaisseur de l’Italie et de son économie souterraine, Fabrice Rizzoli enquête sur les mafias depuis de nombreuses années. Chercheur, il met sa rigueur à notre service pour que nous puissions y voir plus clair dans le décryptage des mafias qui aiment à oeuvre dans l’ombre pour plus d’efficacité. Puissance, violence, culte du secret, sens de l’honneur, grandes familles se côtoient sans vergogne dans ce dictionnaire énervé particulièrement éclairant. Une lecture passionnante d’un phénomène mondiale et une visite inquiétante dans les coulisses de la planète mafieuse... »
Voici une partie la préface de Mario Vaudano :
« Mafia : ici, en France, le mot a une connotation irrésistiblement cinématographique et on se prend à sourire en se remémorant les parrains façon Robert De Niro. En Italie, le sourire se fige à l’évocation de ce qui n’est pas un cliché mais une composante bien réelle de la société italienne, enkystée dans le tissu économique et composante inévitable du journal télévisé à la rubrique homicides. Fabrice Rizzoli a puissamment contribué à retirer à la mafia ses masques exotiques ; derrière les rituels qui fascinent, il fait apparaître le cours de l’argent mafieux jusqu’à son recyclage dans l’économie mondiale et les connivences d’une partie du monde politique.
Lire ce dictionnaire, entrer dans la définition de chacun de ces mots, c’est aussi se forger des armes intellectuelles contre cette sous-culture mafieuse qui irrigue progressivement notre société contemporaine bien au-delà des frontières italiennes!»
Faire un don
Petit dictionnaire énervé de la mafia
Petit dico énervé de la mafia
Search
OGC
Petit dico énervé de la mafia
Mafia (en italien)
Observatoire Géopolitique Criminalités
Site sur la criminalité