Archive pour la catégorie ‘Cosa nostra, mafia sicilienne’
Impastato, paradigme antimafia, à Paris mardi 21 mai chez Ethicando. Peppino animateur d’une radio libre se serait enflammé pour le cinéma itinérant antimafia
Mardi 21 mai 20h40
6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris
Métro Jacques Bonsergent
Soirée en français
Peppino Impastato est mort il y a 35 ans pour s’être opposé à la mafia avec l’arme de la parole et de l’action sociale. Nous commémorerons sa mémoire avec son frère Giovanni, Maria Chia Prodi de Libera France
Un appel est aussi lancé pour que la maison dans laquelle il fut assassiné devient un lieu de mémoire, cliquez sur
20h : Apéritif anti-impunité avec le vin Cento passi de la coopérative Placido Rizzotto
21h : projection de « Munnizza », un court métrage de 18 minutes en italien sous-titré en français
21h 30 : débat avec Giovanni Impastato entouré de Maria Chiara Prodi de Libera France et Fabrice Rizzoli auteur du Petit dictionnaire énervé de la mafia
Peppino Impastato, animateur de radio libre aurait dit :
« financez la venue du cinéma antimafia en France »
Pour venir à Paris mais aussi à Marseille et à Duisbourg, Cinemovel a besoin de 5 000 euros.
Vous pouvez contribuer à l’aide de la plateforme KissKissBankBank.
En échange d’un service :
- 5 euros et votre nom sera cité sur le site internet
- 15 euros : la carte postale
- 25 euros l’affiche
- 35 euros : le DVD de la campagne…
Vous avez jusqu’au 21 mai. Après cette date, si Cinemovel n’a pas récolté 5 000 euros, l’argent sera rendu aux contributeurs.
Cliquez : Cinéma antimafia
Contre la mafia : le Centre Impastato
Pour commémorer la mort de Giuseppe Impastato le 9 mai 1978, nous publions à nouveau ce post
Pour lutter contre la criminalité la plus aboutie, il faut l’étudier !
Depuis plus de 30 ans, le « must » en matière d’étude du phénomène mafieux c’est le « Centre Sicilien de Documentation Giuseppe Impastato », une organisation reconnue d’utilité publique. Et pour cause :
De 1977 à 2011 : 34 années d’activités contre la mafia et pour la paix par le biais de la mémoire de la recherche et de l’engagement dans la société civile
Introduction :
Rappelons que le nom du centre est dédié à Giuseppe Impastato, jeune homme issu d’une famille mafieuse qui s’en détache, milite au sein des forces de gauche, crée une radio libre en 1976. Au cours de ses émissions, Peppino dénonce la mafia de Cinisi avec autant de précision et de dérision (et les mafieux n’aiment pas la dérision cf. Giulio Cavalli : acteur menacé par la mafia napolitaine). C’est ce qui lui vaut d’être assassiné en 1978 alors que tout est fait pour faire croire à un suicide (une vie qui sera assez bien incarnée dans le film « I cento passi« .)
Rappelons que c’est grâce à l’obstination de la famille d’Impastato (sa mère et son fils cf. le site) et des ses amis que les meurtriers Gaetano Badalamneti et Vito palazzolo (cf. Coupe du monde : mafia 1 – Etat italien 0) seront condamnés en 2001.
On comprend dés lors la colère des proches d’Impastato contre Roberto Saviano qui dans son dernier ouvrage « La parola contro la camorra » raconte que c’est grâce au film « Les cent pas » sorti en 2000 que les procès contre les meurtriers ont été réouverts.
En réalité, il n’en est rien. En 1998, la commission parlementaire antimafia enquêtait déjà sur les « dépistage » qui avaient jusqu’ici empêché la tenue d’un procès contre des mafieux et en 2000, le procès contre Vito Palazzolo et Gaetano Badalamenti était déjà en cours. Roberto : (cf. « Pauvre » Saviano) : « ta vie est déjà assez difficile, il te suffit de faire amende honorable comme moi cf.Restons « ZEN »
L’apport scientifique du Centre
Du point de vue de la connaissance, Umberto Santino et Anna Puglisi offrent une multitude de sources riches et denses. Umberto Santino est l’inventeur du concept de la « Bourgeoise mafieuse », seule définition qui permet de comprendre la longévité du phénomène mafieux.
Cliquez pour des informations en français
Les livres lus par l’auteur de mafias.fr :
- F. Bartolotta Impastato, La mafia in casa mia. Intervista di A. Puglisi e U. Santino. La Luna, Palermo, 1986. Ristampa 2000, 2003. 69 pagine. Eu. 9.
- G. Chinnici, U. Santino, La violenza programmata. Omicidi e guerre di mafia a Palermo dagli anni ’60 ad oggi. F. Angeli, Milano, 1989. 410 pagine. Esaurito.
- U. Santino, La democrazia bloccata. La strage di Portella della Ginestra e l’emarginazione delle sinistre, Rubbettino, Soveria Mannelli, 1997. 234 pagine. Eu. 13,43.
- Santino (Umberto), L’alleanza e il compromesso (mafia e politica dai tempi di Lima e d’Andreotti ai nostri giorni), éditions Rubbettino, Soveria Manelli, 324 pages, 1997,
- Santino (Umberto), Mafia e Globalizzazzione (mafia, antimafia e dintorni), éditions Di Girolamo, Trapani, 241, 2007,
- Santino (Umberto), Don Vito a Gomorra (mafia e antimafia, tra papelli, pizzini e bestseller), edionts Riuniti, Roma, 247 pages, 2011,
Tous les autres : Index
PS : en ce mardi 12 juillet, après m’être perdu deux heures en voiture dans Palerme, je ne regrette pas la rencontre avec Umberto et Anna
Mafia e antimafia tra papelli, pizzini e bestsellerD
Giulio Andreotti n’est donc pas divin
Le 2 mai 2003, la cour d’appel affirme qu’Andreotti a « commis » le « délit de participation à l’association de malfaiteurs » (l’association mafieuse date de 1982 ndr) « concrètement établie jusqu’au printemps 1980 », qui cependant est « éteint pour prescription ». En revanche Pour les faits postérieurs au printemps 1980, Andreotti a été acquitté…
Le 15 octobre 2004, la Cour de Cassation, p. 211 affirme : « Donc la sentence saisie, au-delà de ses affirmations théoriques, a reconnu la participation au délit d’association non dans les termes réducteurs d’une simple disponibilité, mais dans ceux plus vastes et juridiquement significatifs d’une concrète collaboration (…) ».
Juridiquement innocent ; Giulio Andreotti est, au regard de l’histoire, coupable de complicité avec la mafia
PS : Mercredi 11 décembre 2009, grâce à Anteprima ce fut génial! Il divo est un film époustoufflant qui retrace l’activité politique de Giulio Andreotti au centre de la vie politique italienne pendant plusieurs décennies et aussi allié objectif de la mafia.
Un extrait :
1er mai 1947 : Portella della Ginestra, 11 morts
Afin de commémorer cette date, nous publions à nouveau
L’héritage de Placido Rizzotto : les luttes pour la « roba »
Niccolò Mignemi
Docteur en histoire, ami du Centre Impastato et militant de Libera (voir Libération « Saisonniers : l’Europe des exploités agricoles »)
Le deuil a enfin commencé
Jeudi 24 mai 2012, soixante-quatre ans après sa mort, les funérailles de Placido Rizzotto ont finalement eu lieu. Placido est un syndicaliste tué par la mafia le 10 mars 1948, en raison de son engagement aux côtés des paysans pauvres luttant pour obtenir le droit de travailler la terre.
Pour lui rendre officiellement hommage, le président de la République et les représentants du gouvernement, de la politique et des syndicats se sont rendus dans sa ville natale de Corleone, universellement connue en tant que capitale de la mafia, mais aussi comme un haut lieu de l‘antimafia. Assassiné, le corps de Rizzotto avait été jeté dans une crevasse parmi d’autres cadavres d’hommes et d’animaux. Déjà en 1948, le capitaine des carabiniers Carlo Alberto Dalla Chiesa dont nous commémorons l’assassinat par la mafia en 1982 en tant que préfet de Palerme – avait localisé le lieu de la « sépulture », mais les analyses de l’ADN n’ont permis que récemment l’identification du corps.
Dans les années soixante, Danilo Dolci avait publié le récit de son père dans Gaspillage. Plusieurs livres racontaient sa vie et depuis 2000, un film de homonyme de Pasquale Scimeca popularise un peu cette figure du syndicaliste et dont mafias.fr a déjà fait la promotion cf.Antimafia à Paris : le 22 mai hommage à Giovanni Falcone et Le cinéma antimafia arrive à Paris). A chaque fois, l’engagement politique à côté des faibles, payé de sa vie, et l’injustice de l’acquittement des responsables du meurtre par manque de preuve deumeure au centre des récits. Mais sa vie est exemplaire pour bien d’autres raisons
Une vie exemplaire
Fils de paysan, après l’armistice de septembre 1943, Placido Rizzotto intègre la Résistance au sein des brigades garibaldiennes dans le nord-est du pays. Revenu en Sicile à la fin de la guerre, il milite au Parti Socialiste. En tant que secrétaire du syndicat local, il est à la tête des paysans qui occupent les latifundia, qui revendiquent une réforme agraire, ainsi que meilleures conditions de vie et de travail, en opposition aux grands propriétaires et à leurs contremaîtres. Il lutte donc contre la mafia dans un moment historique où celle-ci devient le bras armé des forces conservatrices en premier lieu les, propriétaires terriers. Or, lutter contre la mafia en 1948 n’est pas simple. D’après les notables et l’église, la mafia n’est qu’une « invention des communistes », alors qu’une bourgeoisie mafieuse puissante règne sur la transition de l’après-guerre. Pensez que le jeune berger qui avait assisté par hasard à l’assassinat de Placido Rizzotto sera lui aussi assassiné par Michele Navarra, médecin et chef mafieux local.
La vie de Rizzotto est donc symbole d’émancipation individuelle et humaine qui devient expérience de libération sociale par le biais de l’engagement politique dans les luttes du mouvement paysan. Il n’est, en fait, qu’un des trente-six (36!) syndicalistes tombés sous les coups de la mafia en Sicile dans l’immédiat après-guerre, plus précisément entre juin 1945 et le 18 avril 1948, date des premières élections législatives, largement remportées par la Démocratie chrétienne. La géographie, la temporalité de ces meurtres ainsi que les cibles choisis ne sont pas fortuites. Au contraire, les 36 assassinats de syndicalistes sont le fruit d’une stratégie de violence programmée, destinée à briser la mobilisation des paysans pauvres qui aspirent à mettre fin à un système séculaire de pouvoir et d’exploitation.
D’ailleurs, moins d’une année plus tôt, le 1er mais 1947, avait eu lieu le massacre de Portella della Ginestra, dont les responsabilités n’ont jamais vraiment été éclairées et qui reste encore aujourd’hui un des « grands mystères » de l’histoire italienne. Réunis dans un lieu traditionnel du socialisme sicilien, les paysans fêtaient les occupations des latifundia et la récente victoire de la coalition des partis de gauche aux élections régionales siciliennes du 20 avril 1947, quand les hommes de la bande de Salvatore Giuliano aux mains de la mafia et avec au moins l’appui d’éléments conservateurs, leur tiraient dessous, tuant onze personnes, pour la plupart femmes et des enfants.
Le président de la République a aussi rendu hommage à ces victimes après les funérailles de Rizzotto en visitant au mémorial construit sur le lieu du massacre. Mais cette mémoire partagée ne ressoude pas tous les problèmes.
Une vie riche d’enseignement présent
En Italie, comme ailleurs peut-être, on adore commémorer les martyrs. Leur sacrifice nous rassure davantage que la complexité des témoignages inscrits dans leurs parcours de vie. Si le rituel officiel a une valeur indiscutable, il faudrait aussi prendre en compte ce que les expériences du passé pourraient enseigner au présent. L’histoire de ces hommes, leur engagement dans les luttes du mouvement paysan nous parle d’une lutte acharnée contre la mafia : un engagement concret et quotidien autant fondé sur des principes qu’un attaque frontale au système de pouvoir et aux intérêts matériels qui l’alimentent. C’est d’abord la manifestation d’une volonté et d’une action directe pour se réapproprier de la roba – c’est-à-dire des patrimoines, selon l’expression de Giovanni Verga – soustraite à la collectivité et destinée à l’enrichissement privé des mafieux.
Aujourd’hui, dans la lutte contre la criminalité organisée, cet enjeu demeure central, mais il faut dûment le doter des instruments nécessaires à garantir son efficacité. Certaines personnalités – je pense notamment au ministre de l’intérieur Cancellieri – en plus d’être présent dans ces occasions, devraient, dans ces actes, respecter la mémoire de Rizzotto et celle des victimes de Portella. Madame la Ministre pourrait par exemple reconsidérer sa proposition de vendre les biens confisqués aux mafieux (cf. La confiscation : enjeu politique majeur). On ne parle pas ici des biens meubles (voitures de luxes et autres yacht) qui sont revendus car ils sont trop chers à entretenir et n’ont pas de portée sociale). Nous parlons ici des immeubles tels que les terrains agricoles ou les villas de boss, qui constituent une source potentielle de revenus. (cf.L’arme qui peut tuer la mafia : la réutilisation des biens confisqués)
Il y a 82.000 biens confisqués et tous ne sont pas réutilisés, loin de là. Mais les vendre reviendrait à les remettre dans les mains de la bourgeoisie mafieuse. Il serait, encore une fois, la réaffirmation de l’ancien principe de socialisation des pertes et de privatisation des profits.
Refuser de vendre les biens immobiliers confisqués à la mafia n’est pas une position idéologique contre ce qui ressemble à du pragmatisme d’experts. Il s’agit davantage de la reconnaissance d’un principe de justice et de dédommagement qui aujourd’hui ne peut pas s’incarner autrement que par la réutilisation à des fins sociales.
Comme l’expérience des coopératives du projet Libera Terra le démontre, la confiscation et la redistribution sociale de ces patrimoines ne sont pas simplement un acte pour réaffirmer la souveraineté de l’État, là où elle a été écornée. Redonner ces biens à l’intérêt général constitue avec force une occasion de croissance économique pour ces territoires, fondée sur un projet « autre », inspiré aux principes de l’économie sociale et solidaire (en photo à gauche).
PS : Tous les mots en gras sont dans le Petit Dictionnaire Enervé de la mafia en vente chez Ethicando (6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris Métro Bonsergent/Gare de l’Est/République/Colonel Fabien) ou sur Amazon.
Les derniers mots de Falcone et Borsellino : « financez le cinéma itinérant antimafia »
Recueil d’interventions, interviews et analyses de Falcone et Borsellino, cet ouvrage témoigne des nombreuses difficultés rencontrées dans la lutte contre la mafia, entravée non seulement par le crime organisé, mais surtout par les collègues des deux juges et les représentants du monde politique.
Ce livre marque un retour fondamental aux sources directes, à ce qu’ils ont vraiment dit et écrit, dans la tentative de pénétrer les raisons (et les raisons d’État) qui ont amené à l’assassinat de ces deux juges-amis.
Intervenants : Anna Rizzello Maison d’Edition LaContre- Allée, (traductrice).
Maria Chiara Prodi, représentante de Libera Francia.
Super Mario Vaudano
Fabrice Rizzoli, auteur de “Petit dictionnaire énervé de la mafia”.
Falcone et Borsellino auraient voulu le cinéma Antimafia à Paris
Alors financez la venue du cinéma antimafia en France
avant le 21 mai 2013
Pour venir à Paris mais aussi à Marseille et à Duisbourg, Cinemovel a besoin de 5 000 euros.
Vous pouvez contribuer à l’aide de la plateforme KissKissBankBank.
En échange d’un service :
- 5 euros et votre nom sera cité sur le site internet
- 15 euros : l’affiche
- 35 euros : le DVD de la campagne…
Vous avez jusqu’au 21 mai. Après cette date, si Cinemovel n’a pas récolté 5 000 euros, l’argent sera rendu aux contributeurs.
Cliquez : Cinéma antimafia
Parole d’honneur : la mafia au théâtre
Parole d’honneur
en FRANCAIS
Salle Vicky Messica du 12 février au 23 mars à du mardi au samedi 18h.
Parole d’onore en italien : 14, 28 février et 14 mars
Words of Honour en anglais : les 21 février, 7 et 21 mars
Un voyage au cœur de l’une des plus anciennes et secrètes organisations : La Mafia.
Résumé :
Le comédien italien Marco Gambino révèle les paroles des puissants parmi les grands chefs de la mafia (Toto Riina, Tomasso Buscetta, Michele Greco) telles que les a retranscrites, à l’état brut, le journaliste d’investigation Attilio Bolzoni. Glanées lors des procès ou au fil des interviews qu’il mène depuis trente ans, ces sentences sans fioritures nous plongent au cœur même du raisonnement mafieux qui n’est pas seulement une langue ou un code, mais un exercice d’intelligence, une exhibition permanente du pouvoir.
Rosario Crocetta : Président de la région Sicile!
En 2012, anniversaire de la mort de Pio La Torre, Dalla Chiesa (1982) Falcone et Borsellino (1992) aura vu la victoire de Leoluca Orlando (déjà maire ouvertement antimafia dans les années 80) et de Rosario Crocetta ennemi juré de la mafia (cf. obsession).
Rosario Crocetta, invités à trois reprises à Paris (cf. Colloque et resistere a mafiopoli) gagne une élection dans une Sicile très conservatrice alors qu’il est de gauche et homosexuel. Il arrive surtout après deux présidents proches de la mafia (cf. Vasa Vasa en prison) et Raffaele Lombardo accusé de concours externe en association mafieuse.
Nul doute que Rosario Crocetta prendra des décisions courageuses contre la bourgeoise mafieuse (emplois fictifs, subventions, salaires délirants… ect) comme il raconte fort bien dans cette itv :
Une seule ombre au tableau. Son élection est due à une abstention record et à une alliance avec l’UDC, le parti du centre dont de nombreux politiciens sont complices de la mafia (cf. Arrestation au sein de la bourgeoisie mafieuse ).
« Babbo natale » était un carabinier
Le commerçant de l’arrière pays de Catane en avait assez de se faire racketter depuis 10 ans. En décembre 2010, il a fait appel aux carabiniers qui ont disposé dans le magasin des caméras vidéos haute gamme afin de filmer les scènes d’extorsion. Mais les gendarmes italiens voulaient prendre le racketteur en flagrant délit.
Pour ne pas se faire remarquer sur le parking du centre commercial, les gendarmes se sont déguisés en père Noël. Aprés 3 jours d’attente, le soldat du clan Santapaola (et non pas Santa Clause
) regagne sa voiture, le père Noël lui offre un bonbon avant de lui passer les menottes.
Comme on peut le voir sur la vidéo, la tactique du racketteur état de passer devant les bureaux de l’entreprise, ce qui donnait un signal à un employé de préparer la somme et de la lui donner dans les rayons au milieu des clients.
La somme du pizzo était de 260 euros par mois seulement, ce qui démontre que le racket est avant tout utilisé à des fins de contrôle du territoire (soumission au clan) cf. Site fermé pour cause de mafia… ou La chance sourit aux escrocs.
Enfin!
Le jour de la fin du monde, le 21 décembre 2012, la Thailande a accepté d’extrader Vito Palazzolo. Le 31 mars 2012, sur demande d’Interpol, la police thaïlandaise avait interpellé à l’aéroport de Bangkok le mafieux Vito Roberto Palazzolo (cf.Coupe du monde : mafia 1 – Etat italien 0). Il s’apprêtait à quitter le pays. Il s’agit du résultat d’un intense travail d’enquête de la part des autorités italiennes, et notamment des carabiniers. Les enquêteurs ont travaillé sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, de Palazzolo et de ses proches. Ils auraient surtout bénéficié d’une source confidentielle sans doute proche du fugitif. Repéré depuis deux mois à Hong Kong, il a finalement été arrêté en Thaïlande.
Rappelons que Roberto Palazzolo a grandi dans la même ville que Peppino Impastato (cf Sicile 5 : contre la mafia le Centre Impastato), ce qui constitue un symbole de mafia et antimafia en miroir (cf. Petit dictionnaire énervé de la mafia…)
Vous pouvez retrouver la biographie du parrian arc en ciel sur le site Crimorg.com ou voir sa page internet : http://www.vrpalazzolo.com/ …. Ou dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia… désormais disponible aussi à la Libreria 89 Rue du Faubourg Poissonnière 75009 Paris (01 40 22 06 94) et à Ethicando, 6 rue de la grange aux Belles 75010 Paris.
Un grand personnage de l’Antimafia s’en va
Pier Luigi Vigna, grand magistrat antimafia a succombé à une tumeur à l’âge de 79 ans.
Toscan et magistrat depuis 1959, il enquête sur les terrorismes et rencontre donc la mafia lors de l’attentat traiin « Rapide 904 Naples-Milan » qui fait le 23 décembre 1984 près de Florence 17 morts (de 4 à 67 ans) et 266 blessés! L’enquête met en cause l’extrême-droite associée des membres de la Camorra et de Cosa nostra en particulier le boss Pippo Calo de Porta Nuova référent de Dell’Utri (cf. Le lien organique du président du Conseil avec les organisations mafieuses)
Per Luigi Vigna devient procureur antimafia en Toscane et enquête sur des trafics d’arme et de drogue. En 1992, il recueille les informations du collaborateur de justice Gaspare Mutolo ce qui va donner donnant les clefs de lecture des attentats commis par Cosa nostra sicilienne à Milan, Rome et Florence de 1993.
Entre 1997 et 2005, Pier Luigi Vigna devient le procureur national antimafia coordonnant enquêtes contre les organisations criminelles qui a permis à un étudiant français dés 2002 de publier un article, certes mal écrit
, sur la réalitié des attentats de 1992-1993 et les complictés politico-administratives in « L’Etat italien face au terrorisme mafieux« , Etat et terrorisme, actes du colloque de Paris organisé par Démocraties, éditions Lavauzelles, 2002.
Mafias.fr rend hommage à ce grand personnage de l’antimafia sans qui la thèse Mafias italiennes et relations internationales n’aurait pas pu être aussi fournie.
Une pensée également pour ses proches.










