Archive pour la catégorie ‘Légalité en Italie’

Mafias.fr au tribunal de Bobigny… pour donner une conférence…

Antonello Mangano auteur de « Zenobia » à Paris

Jeudi 5 décembre 2013

19h

MARCOVALDO LIBRERIA-CAFFE

au 61, rue Charlot – 75003 – Paris

Antonello Mangano, journaliste et fondateur du site terrelibere.org, présente son dernier livre :

Zenobia

Dalla Salerno-Reggio Calabria ai cantieri del Nord. Il laboratorio dei rapporti tra ‘ndrangheta e imprese

Rencontre en italien modérée par Silvia Caccia de Libera France

Le mémoire sur la confiscation en Italie et en France : 18/20

Sebastian Stella, a suivi les enseignements du Master II « Lutte contre la criminalité financière et organisée » au Centre d’Etudes des Techniques Financières et d’Ingénierie (www.cetfi.org). Il a récemment écrit un mémoire sur la confiscation en Italie et en France qui a obtenu la note de 18 sur 20. Il a aussi effectué un stage au Parquet de Turin, dans le groupe « blanchiment et affaires connexes » (Riciclaggio e materie affini).

Faculté d’Economie et de Gestion & Faculté de Droit
         Centre d’Etudes des Techniques Financières et d’Ingénierie – CETFI
               Centre de Recherche en Matière Pénale Fernand Boulan
Groupe Européen de Recherche sur la Délinquance Financière et la Criminalité Organisée

Ce travail découle d’une grande admiration pour le Juge Giovanni Falcone (cf. 23 mai 1992 : la mafia tue Giovanni Falcone)  ainsi que de l’aide précieuse de spécialistes dont notamment Alberto Perduca, procureur adjoint au parquet de Turin, Claude Ducouloux-Favard (d’une trés grande gentillesse cf. Le livre pour les étudiants ) et de l’aide de Fabrice Rizzoli.

Vous pouvez consulter ce mémoire : « l’essor des instruments de saisie et de confiscation face à l’extension des mafias italiennes en France »

Polonais : Mafie włoskie i koniec świata dwubiegunowego

Relacje między politykami i mafiami oraz organizacjami przestępczymi w kontekście stosunków międzynarodowych

Traduit par la Société scientifique de géopolitique en Pologne

Fabrice Rizzoli

Grand Amphi

Jednogłośnie przyjęte wyróżnienie.

M. le professeur Charles Zorgbibe

M. le professeur Michel Carmona

M. le professeur Simon Petermann

Professore Giuseppe Muti

Mikhail Lebedev (Михаил Лебедев)

 Abstrakt

We Włoszech cztery organizacje mafijne biorą udział w systemie zorganizowanej przestępczości. Stanowią one podmioty polityczne powołane do kształtowania społecznego i gospodarczego otoczenia. Są suwerenami pewnego terytorium. Zakotwiczone w swojej « bazie », gdzie sprawują władzę absolutną, organizacje mafijne strukturalizują i utrwalają nielegalny i oparty na przemocy system. Łączą ich interesy z potężną siecią wspólników. Napędzają kulturowe schematy i korzystają ze społecznego przyzwolenia.

 Włoskie mafie stanowią szeroki obszar badawczy. Narodziły się wraz z upowszechnieniem własności prywatnej z początkiem XIX wieku. Stopniowo świat przestępczy wyrastał w zgodzie i porozumieniu z nowonarodzonym w 1860 roku nowoczesnym państwem włoskim. Przez ponad półtora wieku politycy używali mafii jako narzędzia do administrowania południem Włoch.

 Koniec dwubiegunowego świata przetoczył się przez Włochy. Doprowadziło to do upadku systemu politycznego opartego na mafijnych przymierzach. Pierwsza Republika Włoska (1945-1992) była skończona. W sposób natychmiastowy mafia straciła swój polityczny i « militarny » potencjał związany z amerykańską strategią « containment », która zasadzała się na powstrzymaniu jakiegokolwiek należącego do « wolnego świata » kraju przed wpadnięcięm w objęcia komunizmu. Pozbawiona bezkarności i oficjalnego partnera, sycylijska mafia postanowiła znaleźć inną drogę.

 Od końca antagonizmu pomiędzy dwoma blokami, mafijna potęga rośnie w siłę. Włoskie mafie kontrolują swoje terytoria i posiadają ponadnarodowy zasięg. Obejmują świat wiedzy, pieniędzy, dóbr i osób, wśród

 których polityczni aktorzy są coraz mniej obecni. Mafie uczestniczą w globalnej i zintegrowanej gospodarce. Odzwierciedlają nowy ład gospodarczy oraz strukturalne i systemowe zjawisko globalizacji.

 Słowa kluczowe: geopolityka, Włochy, mafia, państwo, rządzenie, kontrola terytorium, transnarodowy, zimna wojna, globalizacja, narkotyki.

Mafias.fr avec la BBC

Contacté par la BBC, les informations de Mafias.fr ont aidé les journalistes à faire un portrait d’une boss de Cosa nostra sicilienne (cf. Italian mafias and international relationship)

In the Cosa Nostra heartland of UK Mafia boss Rancadore

By Christian Fraser BBC News, Palermo

Domenico Rancadore Domenico Rancadore came to the UK in 1993

Clinging to the foothills of a steep-sided mountain on the outskirts of Palermo is Trabia, the quaintest of provincial fishing ports.

Outwardly it is a warm and welcoming place, popular at this time of year with the touring visitors.

But inside the walls there are watchful eyes. These are the winding narrow streets of the Cosa Nostra, and in the early 90s it was the boss Domenico Rancadore who ruled.

« He was the PE teacher, » said one man we stopped. « Married to the daughter of an Italian diplomat? I think he taught locally. Nice man. »

Though, of course, they know the truth. They all knew that Rancadore’s day job was merely the cover. And even today, 19 years on, the Omerta – the code of silence – prevails.

But the judge who has pursued Rancadore throughout these years did agree to meet us and share what he knows. We met at a secret mountain location, guarded by armed police, at the end of a rutted and forgotten lane.

Vittorio Teresi knows Rancadore personally. They grew up together in Trabia, though the two men would take distinctly different paths.

One was destined to become the Mafia gangster, the other the anti-Mafia prosecutor. La suite

Radio

Ce n’est pas parce que la mafia existe toujours qu’il faut douter des moyens antimafias italiens

Voir confiscation dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

La maison du Jazz à Rome ancienne maison d'un gangster romain

Un commentaire souvent fait :  » vous militez pour des outils antimafias italiens mais la mafia existe toujours ne Italie » :

Réponse : « Vous avez raison de douter mais la confiscation administrative commence en Sicile en 1982.

30 ans après, la mafia sicilienne ne tue plus.

1 800 morts entre 1978 et 1982 et aujourd’hui rien.

Certes, la ‘Ndrangheta, la mafia calabraise, est encore puissante mais est-elle plus ou moins puissante depuis que la villa du boss Mazzaferro de Gioia Tauro est une caserne de Garde des finances (cf. Antimafia redistributive)?

La mafia calabraise est-elle plus au moins puissante que depuis que le café de Paris à Rome n’est plus au main du clan Alvaro? (cf. Antimafia redistributive )

La mafia calabraise est-elle plus ou moins puissante depuis qu’il y a une coopérative agricole sur les terre de la ‘ndrine Mammolitti (cf Antimafia redistributive)?

Est-elle plus au moins puissante depuis qu’il y un atelier de mode antimafia en Calabre avec un show room à Milan (immeuble confisqué à une clan cf. Antimafia redistributive ?

Enfin est-elle plus ou moins puissante depuis qu’il y a un centre handicapés dans la villa du clan Torcasio de Lamezia terme (cf. Antimafia redistributive )

Alors, la mafia est plus puissante avant ou après les mesures antimafias?

« Pêcheur dynamite » sous les verrous

mafia rizzoliIl y a des vérités qui arrivent tard et cela fait du bien. Les agents de la Direction des enquêtes antimafias (des OPJ indépendants de leur hiérarchie ministérielle… pas comme en France…) ont arrêté un homme de 57 ans de Santa Flavia, Cosimo D’Amato. Il aurait fourni les explosifs pour les attentats de Rome le 14 mai 1993 et celui raté au stade Olympique 23 gennaio 1994 (cf. 12 janvier 2002, un étudiant et un colloque sur les attentats de 1992-1993).Cosimo était un pécheur qui récupérerai les explosifs de la seconde guerre mondiale puis il les donnait au boss Francesco Tagliavia, dernier mafieux condamné à Florence en 2011. Des procès rendus possibles au début par des collaborateurs de justice puis par l’enquête de magistrats indépendants (pas comme en France)…
D’aprés les enquêteurs, le pécheur dynamite » a pourvu 800 kilos de TNT à la mafia qui aurait utilisé entre 1 280 kilos et 1 340 kilos de TNT pour l’ensemble des attentats de 1992/1993 (cf. 23 mai 1992 : la mafia tue Giovanni Falcone)
Et les magistrats d’affirmer qu’ils continuent de faire la vérité sur ces attentats et vidéo très courte en français : 

Peinture et mafia

peinture mutolo mafiaCondamnés à de trés lourdes peines, certains mafieux s’adonnent à la peinture comme Luciano Leggio. Mais  c’est l’un des plus célèbres collaborateurs de justice, Gaspare Mutolo qui a beaucoup oeuvré pour cette discipline est aussi un peintre un mafioso exemplaire, bras droit d’un boss de cosa nostra, trafiquant de drogue, assassin (une trentaine de meurtres à son actif). C’est lors de son séjour à l’Ucciardone, prison prison presque exclusivement réservée aux maffieux, alors qu’il partageait sa cellule avec Allessandro Bronzini dit « le vampire » (qui lui passait ses journées à lire Socrate comme parcours d’expiation) et Luciano Liggio, autre figure emblématique de la mafia sicilienne qu’il s’initie à la peinture. (quel tableau, immaginer les trois tueurs s’adonner à la délicatesse de la peinture). On peut voir ses toiles « vaguement vangoghienne » à la Galerie Zelle à Palerme.

http://sicilemonamour.canalblog.com/archives/2011/01/30/20258356.html

 

 

 

33 ans après l’attentat de Bologne

Hivers 1985, l’Italie est sous la neige comme l’ensemble de l’Europe. Au cours d’un voyage scolaire à Venise et en transit à la gare de Bologne, (en fait  cela doit  être en 1987 pour Ancône… car sinon le transit à Bologne s’explique mal…) je remarque une horloge un peu « décalée » par rapport à un bâtiment moderne et dont l’heure reste figée. A mes demandes d’explication, mon professeur d’Italien me parle de l’attentat le plus meurtrier de l’après guerre.

Dédicace à tous les profs qui emmènent leurs élèves en voyage donc :

ll est 10h 25 en ce matin du 2 août 1980 lorsqu’une bombe explose dans la salle d’attente de la gare de Bologne ; explosion qui fait 85 morts et 200 blessés. L’attentat de Bologne serait le fait d’une association subversive composée de milieux d’affaire, de l’extrême droite, de services de renseignement détournés (des services vraiment secrets… cf.Les services de renseignement italien et les mafias), de franc-maçonnerie clandestine qui n’en avait que le nom (la loge P2)  et de groupes criminels (la bande della Magliana et acteurs mafieux).

Récemment, le film Romanzo Criminale a consacré une scène à cette évènement. Dans cette vidéo, on notera que le poseur de bombe est assassiné dans la foulée… à la minute 2.22 :)

PS : deux officiers des services de renseignements ont été condamnés par la justice italienne pour avoir corrompu l’enquête. Combien de pays arrive à condamner des agents de ce type?

La dure réalité des membres de la Cosa Nostra – Partie 2

James Tartaglione

James Tartaglione

James Tartaglione était un ancien « capitaine » de la famille Bonanno qui en 2003 décida de collaborer avec la justice. Lors d’un procès contre plusieurs membres de La Cosa Nostra, il expliqua en détail les différences que pouvaient avoir certains membres de la mafia. « Il y a des personnes qui sont initiés dans la Cosa Nostra qui sont très intelligentes et qui gagnent beaucoup d’argent. Ils savent comment rapporter des millions de dollars à la famille. La plupart d’entre eux gèrent des entreprises légales. Ensuite, vous avez les « durs », qui une fois sortie de prison, pourrait tuer une personne sur une simple demande de leur supérieur » déclara James.

Il n’est pas évident pour les autorités de savoir combien touche un soldat ou un capitaine d’une famille de La Cosa Nostra. La plupart cache leurs revenus pas seulement aux autorités fiscales qui pourraient saisir une partie de leurs biens mais le plus souvent à leur propre famille mafieuse :) . Les familles de La Cosa Nostra sont très hiérarchisées et marche de façon pyramidale. Un simple « associé » doit verser un pourcentage de ses bénéfices à son supérieur direct qui est souvent un « soldat » de la famille. Ce dernier, doit rendre des comptes en versant lui aussi un pourcentage de ses revenues à son « capitaine », qui ce dernier après avoir accumulé tout l’argent, donne une partie à la hiérarchie de la famille. Le pourcentage des bénéfices que doit reverser un membre de La Cosa Nostra n’est pas vérifiable, cela varie d’une famille à une autre. Les parrains de chaque famille touchent une prime de Noël de chacun de leurs membres. Paul Castellano qui était le Boss de la famille Gambino dans les années 1980, réclamait 10 000 dollars à chacun de ses 20 capitaines. John Gotti n’exigeait « que » 3 000 dollars.

Joseph DeFede

Joseph DeFede

Joseph DeFede ancien « Acting Boss » de la famille Lucchese de 1994 à 1998 décida de collaborer avec la justice, car Vic Amusso le Boss en exercice avait exigé à chacun de ses membres, de mettre 1 000 dollars tous les mois dans le « coffre » de la famille. L’argent récolté allait servir pour payer les avocats ou les frais de justices des membres inculpés par la justice. Il témoigna lors d’un procès qu’il touchait plus d’un million de dollars par an en étant « Acting Boss » de la famille Lucchese. En décembre 2003, Vincent Basciano qui venait d’être nommé « Acting Boss » par Joseph Massino (Une nouvelle hiérarchie pour la famille Bonanno : Partie 1) discuta avec Anthony Urso et James Tartaglione. Vincent Basciano déclara : « Comme j’ai dis à Tony (Anthony Urso), je vais pas taxer les membres qui font le « boulot » (sous-entendais, qui exécutait les contrats). Je laisse les « Salariés » de la famille me reverser une partie de leur argent« . James Tartaglione souligna lors de cette soirée, qu’il fallait des gens avec des compétences différentes pour former une famille unie : « Vous avez besoin de choses différentes pour faire une bonne « soupe » déclara t-il.

Carmine Russo et Elio Albanese sont deux « soldats » de la famille Genovese. Les deux hommes étaient connus des autorités comme des « voleurs professionnels ». Carmine Russo vivait encore chez sa mère dans Mulberry Street. Mais malgré tout l’argent récolté, les deux mafieux avaient du mal à joindre « les deux bouts ». Pour eux tout était bon pour gagner de l’argent. Lors du 04 juillet, fête nationale aux États-Unis, Carmine Russo et Elio Albanse vendait à des personnes des feux d’artifice. Mais leurs petites escroqueries ne durèrent que quelques années. Carmine Russo fut arrêté et condamné à 57 mois de prison dans un pénitencier fédéral. Le juge le condamna aussi à une amende de 7 500 dollars. Mais Carmine Russo faisait face comme à son habitude à de grosses difficultés financières et proposa au juge de payer son amende en plusieurs fois, à hauteur de 50 dollars tous les mois.

Par Xavier Blondel : wiseguy.overblog.comwww.facebook.com/wiseguyblog

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