Archive pour la catégorie ‘Mafias du monde’

Mexique : le narco-trafiquant Guzman tente d’éviter son extradition aux USA

Le Mexicain Joaquin Guzman, co"El Chapo"nsidéré comme le narco-trafiquant le plus puissant du monde, et arrêté samedi après 13 ans de cavale, a déposé un recours devant la justice de son pays pour tenter d’échapper à une extradition vers les Etats-Unis. Les avocats du chef du très redouté Cartel de Sinaloa ont déposé un recours contre «la détention, le confinement, la torture présumée et l’extradition» de leur client aux Etats-Unis, a rapporté une source judiciaire sous couvert d’anonymat.

Dimanche soir, Robert Nardoza, porte-parole du procureur du district est de New York, a annoncé que son bureau avait «l’intention» de demander l’extradition de Joaquin «El Chapo» («Le Trapu») Guzman, qui était à la tête d’un vaste trafic de cocaïne et de marijuana aux Etats-Unis, mais également vers l’Europe et l’Asie.

Accusé de nombreux délits dans plusieurs circonscriptions judiciaires des Etats-Unis, Joaquin Guzman a été arrêté samedi dans la station balnéaire de Mazatlan (nord-ouest) après 13 ans de cavale, mettant fin à une opération entamée il y a plusieurs mois en collaboration avec des agences de renseignement américaines.

Roberto Pannunzi, le «Copernic de la cocaïne» de retour en Italie

PanunziIl est considéré comme l’un des plus grands trafiquants de cocaïne du monde. L’Italien Roberto Pannunzi a été arrêté jeudi 4 juillet en Colombie, avant d’être expulsé (cf.Un mafieux calabrais arrêté à Medellin (Colombie). Il est arrivé hier samedi sous escorte policière en Italie. Selon les autorités italiennes, ce chef mafieux est le seul à pouvoir organiser l’achat et la vente de cargaisons de plus de trois tonnes de drogue. Histoire de son ascension.

La cavale de Roberto Pannunzi aura duré un peu plus de trois ans. Condamné en Italie à seize ans et demi de prison pour trafic de stupéfiants, il était parvenu à deux reprises à se faire la belle, la dernière fois en 2010 alors qu’il était en résidence surveillée en raison de problèmes cardiaques.

Sexagénaire, ses ennuis de santé ne l’avaient en tout cas pas empêché de reprendre du service, et de s’imposer comme le plus grand négociant de cocaïne au monde.

Sans être formellement affilié à un clan mafieux, Roberto Pannunzi était l’intermédiaire de référence entre le cartel de Medellin et les parrains mexicains d’un côté et, de l’autre, la ‘Ndrangheta calabraise et la Cosa Nostra sicilienne.

Le courtier des trafiquants

Ce qui fait dire à l’écrivain Roberto Saviano, l’auteur de Gomorra, que Roberto Pannunzi n’était pas à proprement parlé un boss de la mafia, mais plutôt un « broker », c’est-à-dire un courtier, qui a su inventer de nouvelles formes de trafic et s’adapter comme nul autre aux évolutions du marché, au point de le surnommer « le Copernic de la cocaïne ».

Du côté des magistrats italiens, on se réjouit bien sûr de la capture de Pannunzi, mais on espère cette fois qu’il ne sera pas placé en résidence surveillée. Un procureur calabrais a confié : « C’est épuisant de devoir faire à chaque fois le tour du monde pour le retrouver. » C’est normal, les mafieux ont créer narco-comptoirs en Amérique latine.

Un mafieux calabrais arrêté à Medellin (Colombie)

Voir 'Ndrangheta dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafia

Papy cocaïne

La police colombienne, en coopération avec les Carabiniers italiens, a arrếté Santo Giuseppe Scipione, 80 ans, à Medellin. « Papi » né à San Luca (cf. Fin de la faida de San Luca) et recherché depuis 2006 par la police italienne est un courtier en drogue : un « broker » de cocaïne, faisant le lien entre les fournisseurs colombiens et les clans calabrais (cf. Joint venture Bolivie-Calabre?). La justice italienne l’avait condamné en mai 2012 à 15 ans de prison pour son rôle dans l’opération « Decollo » (cf.‘Ndrangheta export).

Santo Scipione vivait depuis longtemps à Monteria en Colombie où se trouve une importante diaspora italienne à l’instar de Salvatore Mancuso, ancien leader des Autodéfenses Unies de Colombie (actuellement en prison aux Etats-Unis). C’est le 2ème broker arrêté en une semaine li (cf. La preuve par l’exemple)

Cf. Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine

Quelques éléments historiques de géopolitique

Par Fabrice Rizzoli

Voir géopolitique dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafia

Les acteurs criminalisés qui  prospèrent  dans certains territoires précis dérogent totalement aux règles du système légal. Pour contrôler le secteur concerné, ils imposent mêmes leurs règles à la collectivité.

Cependant leurs réseaux et les flux de diverses natures qu’ils véhiculent s’articulent, et sont relayés, bien au-delà des frontières de ces espaces de non-droit, capables même de se projeter et d’opérer à l’échelle transnationale. C’est ce qu’illustre l’article de Fabrice Rizzoli sur les « narco- comptoirs » latino-américains des mafias italiennes.

La série de visuels de cette enquête principalement historique met en évidence la persistance dans le temps entre organisations mafieuses des deux côtés de l’Atlantique, et l’étendue des liens tissés depuis des dizaines d’années. Cliquez : Revue OGC

Colloque jeudi 25 Avril : Crime organisé : un enjeu européen?

L’IRIS, la Maison de l’Europe et l’Observatoire Géopolitique des Criminalités
ont le plaisir de vous convier à participer à la conférence-débat :

MAFIAS, CRIMINALITÉ: UN ENJEU EUROPÉEN ?

Jeudi 25 avril, 18H30, Maison de l’Europe
35-37 rue des Francs-Bourgeois – 75004 Paris

ConféreVoir "antimafia" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafiance-débat organisée en partenariat avec la Maison de l’Europe et l’Observatoire Géopolitique des Criminalités (OGC) autour de Fabrice RIZZOLI, auteur du « Petit dictionnaire énervé de la mafia« , docteur en sciences politiques et enseignant (IRIS Sup’), représentant en France du réseau associatif contre la criminalité organisée transnationale FLARE (Freedom Legality And Rights in Europe) et Michel KOUTOUZIS, expert auprès du Service européen pour l’Action extérieure (SEAE), chercheur à l’Observatoire Géopolitique des Criminalités (OGC) et auteur de « Crime Trafics et réseaux« . Voir le petit dictionnaire énervé de la mafia

Le débat sera animé par Fabio LIBERTI, directeur de recherche à l’IRIS.

« Le crime organisé est-il aussi puissant en Europe que les journaux aiment à le répéter ? Tous les trafics affichent des chiffres d’affaire records, de 300 milliards à 500 milliards pour la drogue ou 15 à 250 milliards pour la contrefaçon… Il n’y a aucun progrès mesurable en matière de lutte contre le blanchiment et contre les paradis fiscaux. Toute l’attention se porte sur une crise qui fait rage mais ne peut-on par faire un lien entre les deux phénomènes? Face à un problème global, quelles sont les réponses de l’Europe? Face à ce péril démocratique, une commission parlementaire européenne, CRIM, travaille depuis un an sur le sujet. »

Nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence en cliquant sur le lien suivant :

INSCRIPTION
(inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles

Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine

Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine

Quelques éléments historiques de géopolitique

Par Fabrice Rizzoli

Les acteurs criminalisés qui  prospèrent  dans certains territoires précis dérogent totalement aux règles du système légal. Pour contrôler le secteur concerné, ils imposent mêmes leurs règles à la collectivité.

Cependant leurs réseaux et les flux de diverses natures qu’ils véhiculent s’articulent, et sont relayés, bien au-delà des frontières de ces espaces de non-droit, capables même de se projeter et d’opérer à l’échelle transnationale. C’est ce qu’illustre l’article de Fabrice Rizzoli sur les « narco- comptoirs » latino-américains des mafias italiennes.

La série de visuels de cette enquête principalement historique met en évidence la persistance dans le temps entre organisations mafieuses des deux côtés de l’Atlantique, et l’étendue des liens tissés depuis des dizaines d’années. Cliquez : Revue OGC

La revue n°6 de l’OGC en ligne !

Voir géopolitique le petit dictionnaire énervé de la mafiaL’Observatoire Géopolitique des criminalités (OGC)  sort le sixième numéro de sa revue ! Le sommaire est, comme d’habitude accessible ici gratuitement, afin que vous puissiez (encore une fois) constater de la diversité des sujets traités ou encore de la précision et de la pertinence avec lesquels ils sont étudiés.


Au sommaire de cette sixième revue, un gros morceau consacré à l’Amérique Latine et le Narcotraffic avec par exemple les orphelins du crime organisé au Mexique ou encore l’excellent article/enquête de notre intervenant FLARE France, Fabrice Rizzoli sur la question des narco-comptoirs des mafias Italiennes en Amérique Latine.


Si cette revue vous a intéressé, n’hésitez pas à vous inscrire à la lettre d’information de l’OGC pour vous tenir au courant de toutes leurs actions.

Mafias.fr sur Radio Canada

radio canada et le petit dictionnaire énervé de la mafiaSociété :

La mafia de A à Z

Le samedi 13 octobre 2012

« On lutte mieux contre la mafia si on la connaît bien. » Joël Le Bigot s’entretient avec Fabrice Rizzoli, auteur du Petit dictionnaire énervé de la mafia et représentant en France de l’ONG FLARE (Freedom Legality and Rights in Europe), premier réseau associatif européen contre le crime organisé.

Petit dictionnaire énervé mafia

et de l'antimafia

Décoder les mécanismes

Avec ce dictionnaire, Fabrice Rizzoli espère faire tomber les stéréotypes séduisants au sujet de la mafia et surtout, militer en faveur des outils qui permettent de lutter contre la mafia. Si le film Le parrain donne une image fascinante de la mafia, il n’empêche que le fils du parrain tue son frère.

La meilleure des punitions

Le crime organisé existera toujours, mais l’Italie a mis en place des outils qui sont fort efficaces et sans doute uniques au monde. D’abord, il y a la transparence de la démocratie. Ensuite, il y a une loi adoptée en 1982 sur la confiscation : si un bien est le fruit d’un crime, on le confisque! En 2010, on a confisqué des biens (maisons, champs, bateaux, etc.) d’une valeur de 6 milliards d’euros. Cela vaut aussi pour les complices des mafieux.

Selon Fabrice Rizzoli, ce qui fait encore plus mal à la mafia, c’est de réutiliser les biens confisqués à des fins sociales. Ainsi, une maison a été transformée en centre de formation à l’agriculture, activité principale en Sicile.

Référence

Le Petit dictionnaire énervé de la mafia est publié aux Éditions de l’Opportun. Il peut être commandé par Internet>>

Mafias.fr à la journée d’étude de l’INHESJ

mafia

INHESJ

Mardi 16 octobre 2012 de 9h30 à 17h00 

Amphithéâtre des Vallières École militaire

Dans le cadre du partenariat de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (cliquez pour s’inscrire) avec le Comité d’Enquête de la Fédération de Russie (cf. Мафии Италии и международные отношения), le directeur de l’INHESJ a le plaisir de vous inviter au colloque franco-russe :

« LA CRIMINALITÉ ORGANISÉE DANS LA GRANDE EUROPE » 

Allocutions de M. André-Michel VENTRE, directeur de l’INHESJ et de M. Alexandre I. BASTRYKINE, président du Comité d’enquête de la Fédération de Russie

9h30 – 12h30 ÉTAT DES LIEUX…
Le crime organisé : définition et enjeux
M. Christophe SOULLEZ, responsable de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales

Réalités de la criminalité organisée en France
M. Bernard PETIT, sous-directeur de la Lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière, Direction centrale de la Police judiciaire

Présences mafieuses en France : quelle réalité ?
M. Fabrice RIZZOLI, docteur en science politique et enseignant

L’impact de la criminalité organisée sur le citoyen
M. Jérôme PIERRAT, journaliste

La Russie et la criminalité transnationale
Intervenants russes

14h00 – 17H00 …RIPOSTES

Argent sale et économies légales
M. Jean-Baptiste CARPENTIER , directeur de la cellule Tracfin, ministère de l’économie et des finances

Crime organisé et Justice. Un chaînon méditerranéen
M. Christophe BARRET , procureur de la République adjoint près le TGI de Marseille

L’Europe judiciaire face aux criminalités organisées
Mme Sylvie PETIT LECLAIR, représentante de la France à Eurojust

Le combat de l’Union européenne contre les activités criminelles
Mme Nathalie PENSAERT , chef de la coopération policière et douanière au Secrétariat général du Conseil de l’Union européenne

L’action du Comité d’enquête de la Fédération de Russie
face à la criminalité organisée : un point de vue russe

Intervenants russes

Modérateur : M. Eric PELLETIER, journaliste à L’Express

Documentaire « argent sale » sur France 5

Le Monde en face

…. de l’argent sale : poison de la finance

Mardi 11 septembre 2012 à 20.35 France 5

Rediffusion le Samedi 6 octobre 2012 à 00:45

Réalisé par Nicolas Glimois et produit par Mano à Mano (consultant Fabrice Rizzoli )

Après la diffusion du documentaire Carole Gaessler ouvre le débat avec deux invités : 

Fabrice Rizzoli, auteur PETIT DICTIONNAIRE ÉNERVÉ DE LA MAFIA

Eric Vernier, spécialiste du blanchiment d’argent

argent sale mafia, mafia, Petit dictionnaire énervé de la mafia

Argent sale, mafia, économie criminelle...

Cosa Nostra en Sicile, ‘Ndrangheta en Calabre, Sacra Corona Unita dans les Pouilles, Camorra en Campanie, mafias américano-italienne, albanophone, turque, nigériane, japonaise, russe, triades chinoises, cartels latino-américains… le crime organisé étend sa toile. Qu’il provienne de la drogue, de la contrefaçon ou de la prostitution, l’argent de ses trafics prospère, atteignant des sommes colossales : pas loin de 700 milliards de dollars ! Tirant elles aussi partie de la mondialisation, les organisations criminelles n’hésitent plus à injecter des milliards dans l’économie légale partout sur la planète. « Nous parlons d’une menace pour l’humanité. Un poids économique si grand qu’une question se pose : où cela va-t-il nous mener ? » s’alarme Antonio Maria Costa, ancien directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.
Ancrant dans le port calabrais de Gioia Tauro
(cf.Le port-conteneur de la ‘Ndranghetason enquête sur la collusion entre organisations mafieuses et finance mondiale, Nicolas Glimois décortique les mécanismes qui, depuis les années 1980, permettent à l’industrie du crime de blanchir en toute impunité son argent sale. Un exercice pédagogique alimenté par les interventions de nombreuses personnalités, parmi lesquelles des élus comme le député calabrais Francesco Forgione (cf.Mafia export) et le maire de Naples Luigi de Magistris (cf.Lobbying antimafia à Bruxelles) ; des observateurs du monde criminel tels que les essayistes Jean-François Gayraud (cf.De La Cosa Nostra (LCN) : une mafia américaine!) et Xavier Raufer ; des « activistes » antimafia comme Ilaria Ascione et Stefan Gisler ; les spécialistes de la finance Martin Woods, John Christensen et les magistrats Roberto Di Palma (cf.Vengeance transversale ou conséquence de la mondialisation?, Jean de Maillard (cf.L’Arnaque) et Eric de Montgolfier. « Est-ce que le crime est devenu l’un des principaux éléments du moteur économique ? s’interroge ce dernier. Car, si c’est cela, prévient-il, cette criminelle organisation n’est pas seulement sournoise, elle est pernicieuse et, à terme, elle nous emportera. »…

PS : Un grand merci a tous ceux qui ont participé mais qui ne sont pas dans le documentaire :(

Michel Koutouzis Ethicando jeudi 14 juin

ETHICANDO
6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris

Géopolitique de l’économie parallèle

 Chez ETHICANDO jeudi 14 juin à 20h : présentation du livre
Crime, Trafics et Réseaux  (Géopolitique de l’économie parallèle)En présence de l’auteur Michel KOUTOUZIS, historien et membre fondateur de l’Observatoire Géopolitique des Drogues (OGD puis OGC).
Michel KOUTOUZIS est auteur de l’Atlas mondial des drogues désormais disponible ICI et a publié de nombreux ouvrages dont “L’Argent du djihad” sur les financements du terrorisme, “Entropie” un roman décrivant le monde des trafics pétroliers, ainsi que le « Que sais-je ? » sur le blanchiment.
Une soirée pour réfléchir ensemble sur le rôle joué par le crime organisé dans l’économie légale et par les trafiquants vis-à-vis d’un système dont ils ne sont plus en marge mais en sont le centre.
Le livre :
Lors d’un entretien avec un trafiquant en Albanie, ce dernier me fit remarquer « qu’il était issu d’une société où le commerce en soi était interdit » : « Voyez-vous, ces temps sont révolus à jamais. Ne venez pas nous dire que le commerce est permis puis nous embrouiller avec des détails de produits interdits. L’offre et la demande, voilà la seule règle. » 
En Arménie, un Vory z’akone septuagénaire me disait : « Je suis devenu millionnaire sous Staline, vous croyez que je vais perdre de l’argent maintenant ? ».
En écho, un jeune trafiquant d’armes de la banlieue parisienne m’affirmait : « C’est un produit très prometteur. Et ne croyez pas que je parle en l’air. J’ai fait une étude de marché… ».
Suspendus entre un discours capitaliste, une logique mercantile et une morale à la carte, ces hommes savaient avec qui ils parlaient. Mais ils estimaient que leurs contradictions n’étaient pas plus importantes que les miennes, et encore moins que celles des pouvoirs publics. Il y a encore vingt ans, le discours consistait à affirmer :
 
« Si ce n’est pas moi qui le fait, ce sera un autre. » 

 Ce n’est plus le cas.

« Sans nous, répètent-ils à l’unisson, plus de banques, plus de commerces… Le système s’effondrerait. » 

Ils ne se considèrent plus à la marge d’un système, mais en son centre hypocritement honteux… 

Faire un don
Search
OGC
Petit dico énervé de la mafia
Mafia (en italien)
Observatoire Géopolitique Criminalités
Site sur la criminalité
Petit dictionnaire énervé de la mafia
Petit dico énervé de la mafia