Articles avec le tag ‘Berlusconi’

Mafias.fr dans le nouvel Obs

Le PDE mafia dans le nouvel OBS au sujet des 

Commissions d’enquête : l’impuissance française

L’audition de Jérôme Cahuzac s’est heurtée aux prérogatives limitées de la commission de l’Assemblée. Qu’en est-il chez nos voisins ?

Je ne peux pas vous répondre », oppose à plusieurs reprises Jérôme Cahuzac, imperturbable. Face aux membres de la commission d’enquête parlementaire qui le pressent de questions, mercredi 26 juin, sur le scandale qui a causé sa chute, l’ex-ministre esquive, se retranche derrière « l’information judiciaire en cours ». L’argument est imparable : la loi française – via l’ordonnance du 17 novembre 1958 – empêche les commissions parlementaires d’enquêter sur « des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires, aussi longtemps que ces poursuites sont en cours », en vertu du principe de séparation des pouvoirs.

« Un vrai pouvoir d’enquête »

Une muraille légale bien française ? Le grand oral de Cahuzac aurait-il été aussi stérile, s’il avait eu lieu en Italie ? Sans doute non. De l’autre côté des Alpes, la constitution précise que les commissions d’enquête « procèdent aux investigations et aux examens avec les mêmes pouvoirs et les mêmes limites que l’autorité judiciaire ». Là-bas, « elles sont terribles, disposent d’un vrai pouvoir d’enquête », explique le chercheur Fabrice Rizzoli (*), spécialiste de la criminalité organisée. Le pays, fort d’une tradition des commissions amorcée dès le XIXe siècle, dispose selon lui de l’un des dispositifs les plus efficaces d’un point de vue européen : « C’est grâce aux commissions parlementaires antimafia que l’on peut dire que l’entourage de Berlusconi était en contact téléphonique, en 1992 et 1993, avec des mafieux qui posaient des bombes pour déstabiliser le pays et voir émerger un nouveau régime ». Encore par leur biais qu’un rapport démontrera la corruption des institutions, et en particuliers des carabiniers, dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste Peppino Impastato, en 1978.

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Mazal Tov : Berlusconi condamné définitivement

Dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

 Berlusconi (Silvio)
« Il cavaliere » à cheval sur une organisation mafieuse

Voir "négociation" et "terrorisme" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafiaLa rumeur veut que Silvio Berlusconi, l’un des hommes
les plus riches d’Italie et trois fois nommé président du
Conseil, soit un mafieux. Dans les faits, il est peu proba-
ble qu’il appartienne à une organisation mafieuse et qu’il
ait subi un rite d’affiliation. En revanche, Silvio Berlusconi
naît en Lombardie dans un milieu économico-mafieux et
semble ne s’en être jamais affranchi….  Après s’être inscrit à la
loge subversive P2 (cf. Massomafia), de 1978 à 1983, il fonde
37 sociétés holdings de Fininvest et des sociétés fiduciaires
suisses encore plus obscures qui reçoivent 500 milliards
de lires en valeur actuelle, dont 113 milliards en liquide
(300 millions d’euros)…

Sans appartenir à l’organisation,
Silvio Berlusconi est un allié objectif des mafieux et le fruit
d’un système plus complexe : la bourgeoisie mafieuse.

Mafias.fr dans la Croix

Ilda Boccassini : la juge qui a fait plier Berlusconi

Silvio Berlusconi vient d’être condamné à sept ans de prison, assortis d’une interdiction à vie d’exercer un mandat public. 

Voir antimafia sur le petit énervé de la mafiaElle est connue sous l’appellation d’« Ilda la rouge », soi-disant en raison de sa chevelure rouquine. Mais le surnom ne trompe personne. Il fait partie des insultes classiques de « communiste » ou « juge rouge » à l’encontre des magistrats italiens aussi jusqu’au-boutistes qu’incorruptibles, qui œuvrent au sein d’une justice réellement indépendante du pouvoir politique.

Ilda Boccassini, 63 ans dont 33 ans de carrière de procureur, est de cette veine-là. Ce qui lui vaut aussi d’être appelée « la dame de fer de la justice italienne ».

Silvio Berlusconi et la corruption

Depuis plus de deux ans, la magistrate près le tribunal de Milan poursuit Silvio Berlusconi pour abus de pouvoir et prostitution de mineure dans le cadre du procès Rubygate, du surnom de la mineure qui participait moyennant finances aux soirées « bunga-bunga » dans la villa du Cavaliere.

C’est elle qui a requis la peine de prison ferme (sept ans) assortie d’une interdiction à vie d’exercer toute fonction publique à l’encontre de Silvio Berlusconi – peine que la présidente du tribunal Giulia Turri a prononcée ce lundi 24 juin. Ces condamnations ne seront effectives qu’une fois toutes les voies de recours possibles auront été exercées, et à 76 ans, le Cavaliere pourrait échapper à la prison ferme du fait de son âge.

Mais Ilda Boccassini est surtout réputée pour sa lutte contre la corruption. Et à ce titre, depuis une vingtaine d’années, elle instruit les dossiers impliquant Silvio Berlusconi, ses proches collaborateurs et sa nébuleuse d’entreprises qui valurent nombre de condamnations au chef de la droite italienne – même si en raison des prescriptions et recours, aucune n’a été définitive. Pas étonnant donc que l’ancien président du conseil voie rouge quand on évoque le nom de la magistrate qui le traque depuis si longtemps.

En guerre contre les mafias

« Ilda Boccassini est l’ennemi juré de Silvio Berlusconi. Lorsqu’il était président du conseil en 2001, il s’était fait fort de lui supprimer l’escorte policière affectée aux magistrats exposés, pour faire des économies », rappelle Fabrice Rizzoli. Dans son Petit dictionnaire énervé de la mafia (1), ce politologue explique que si Silvio Berlusconi ne peut être qualifié de mafieux, il s’est bel et bien rendu complice d’organisations mafieuses. Son bras droit et créateur du parti Forza italia (devenu Peuple des libertés), Marcello Dell’Utri, fut d’ailleurs condamné pour « concours externe en association mafieuse ». la suite

Berlusconi : le sommet de la bourgeoisie mafieuse

Chaque 1er avril, Mafias.fr annonce démission du président du Conseil en vain… Puis en ce mardi 8 novembre 2012, Sivio Berlusconi annonce sa démission ; pour quitter ce pays de merde?. La crise économique aura eu raison de sa carrière. Jamais en revanche son lien organique avec les organisations mafieuses n’aura provoquer le début d’un soupçon de déstabilisation (cf. Biographie Berlusconi )

Ni quand on révèle que le mafieux Vittorio Magano vivait dans  sa maison

Ni quand son  bras droit est condamné en appel pour complicité d’association mafieuse

Ni quand le président du Conseil a « mitraillé » une journaliste

Ni quand il perdu trois référendum (cf. Berlusconi : lapsus contre référundum)

Ou Jeunesse et hérédité de Silvio Berlusconi ….

On espère que la presse va désormais  insister d’avantage sur cet aspect de sa carrière politique (C dans mafias.fr), un carrière paradigmatique de la Bourgeoise mafieuse (Umberto Santino) , vidéo :

Pays de merde?

«Tra qualche mese me ne vado, vado via da questo paese di merda… di cui… sono nauseato… punto e basta»

Par ces quelques mots, le président du Conseil qui possède un lien organique avec les organisations mafieuses par l’intermédiaire de son bras droit  condamné en appel annonce un départ imminent et pense que l’Italie est un « pays de merde ».

Il n’en est pas à son premier dérapage (cf.Le président du Conseil mitraille une journaliste) ou : lapsus « j’ai payé des magistrats.

Pour ce qui est du qualificatif de l’Italie, si tant est qu’on puisse résumer ce magnifique pays par cette grossièreté, peut-être a t-il une part de responsabilité comme en témoigne sa Biographie.

Sicile 4 : bon anniversaire Paolo

L’homme qui tua Paolo Borsellino

de Lirio Abbate in  L’espresso, 14.07.2011, traduction et notes: Olivier Manchion, aglioecipolla.com

« L’homme qui tua Paolo Borsellino est Giuseppe Graviano, boss de Cosa nostra. Le mobile du crime? le magistrat en savait trop sur les discussions en cours entre la mafia et l’État. 19 ans après le massacre de via d’Amelio, les enquêtes menées par la Dia (Direzione Investigativa Antimafia, qui dépend du ministère de l’interieur, ndr) de Caltanissetta sont arrivées à un tournant, décisif.

Le bourreau de Paolo Borsellino et son escorte s’appelle Giuseppe Graviano. C’est un boss du Brancaccio (quartier palermitain, Une BD pour comprendre le phénomène mafieux.). Et selon le collaborateur de justice Gaspare Spatuzza, il aurait négocié directement avec Silvio Berlusconi et Marcello Dell’Utri, après l’attentat de via d’Amelio... » la Suite

Je pense sincèrement qu’on s’approche de la vérité quand à l’assassinat de Paolo Borsellino (après celle de Falcone cf. Bon anniversaire Giovanni). Cette vérité judiciaire devrait aider à faire triompher celle des attentats de 1993 commis sur le continent. En attendant la vérité judiciaire impliquant des commanditaires externes à la mafia (Dell’Utri and co?) sur les bombes de Florence, Milan et Rome, un travail universitaire en langue française existe depuis 2002 : (cf.  colloque sur les attentats de 1992-1993) et depuis 2009 (cf. Le terrorisme mafieux dans la crise du système politique italien) : le fruit des analyses, entre autres, des commissions parlementaires antimafias de 1992 à 1996.

Sicile 1 : Spatuzza est un collaborateur de justice fiable

Le 1er juillet 2011, le tribunal administratif vient de donner raison à Gaspare Spatuzza et donne tort à l’administration qui lui avait, en 2010, refusé une protection policière. Gaspare Spatuzza est un mafieux qui a décidé de collaborer très tardivement. Arrêté en 1997, il décide de collaborer en 2008. Il s’accuse de nombreux meurtres dont celui du père Puglisi en 1993 et d’avoir volé la voiture qui sera rempli d’explosifs pour le juge Borsellino (cf.12 janvier 2002, un étudiant et un colloque sur les attentats de 1992-1993).

Spatuzza doté de certaines qualités intellectuelles accompli un chemin religieux qui le conduit à se repentir au sens propre et à collaborer avec la justice (cf. Le Vatican et la mafia : le compte n’y est pas!). Le problème de Spatuzza c’est sa femme. Il avait déjà montré des velléités de collaboration ma sa tendre épouse lui avait fait les yeux noirs (cf. Journée de la femme 2011 : le courage de collaborer avec la justice). Sans le soutien de sa famille biologique, il est bien difficile de collaborer avec l’Etat. Quitter sa famille et sa « famille » : cela fait beaucoup en même temps.

Pour freiner le phénomène des « repentis », les parlementaires de tout bord ont en 2001 pondu une loi qui oblige les collaborateurs de justice à tout dire en 6 mois. Il s’agit d’un délais totalement insuffisant pour un mafieux qui doit raconter 10 ou 20 ans de carrière, soit une quarantaine de meurtres dans le cas de Spatuzza.

Le sort de Saptuzza n’est pas encore définitif car il doit repasser devant la commission des collaborateurs de justice du ministère de l’intérieur ; le sous secrétaire d’état à l’intérieur Alfredo Mantovano s’empressant de désapprouver la décision du tribunal administratif qui contredit la loi de 2001.

Pour l’instant, la décision du tribunal administratif est une excellente nouvelle pour les mafieux qui voudraient évoquer les rapports politico-mafieux, ce qui est le cas de Spatuzza. En gros, il soutien que des mafieux négociaient l’arrêt des attentats avec des personnes proches de Silvio Berlusconi (cf.Le bras droit du président du Conseil condamné en appel)

Rien de vraiment nouveau car (in Le terrorisme mafieux dans la crise du système politique italien) :

 

Le 14 novembre 1998, le juge des enquêtes préliminaires, Giuseppe Soresina, en charge des attentats de Florence, Milan et Rome, a démontré que Silvio Berlusconi et Marcello Dell’Utri avaient « entretenu des rapports soutenus avec des individus criminels liés à la programmation des attentats »1. Les hommes forts de la « seconde République » étaient en contact avec le clan des Corléonais au moment des attentats. Le magistrat développe « il existe une convergence objective entre les intérêts politiques de Cosa nostra et certaines parties du programme de la nouvelle formation [Forza Italia, nda] »2. Le programme du parti de Silvio Berlusconi propose la surpression de l’article 41 bis, l’encadrement de la législation sur les collaborateurs de justice, le rétablissement des garanties judiciaires volontairement négligées par la législation précédente. Au cours de l’instruction, « l’implication de Silvio Berlusconi et celle de Marcello Dell Utri est apparue plausible »3.

1 Ordonnance de classement disponible sur de nombreux sites internet : Gianni Vattimo – news – bErlUsconi

2 Ibid.

3 Ibid.

2011, crise des déchets à Naples : comment ça marche

Le 28 juin 2001, le Courrier international s’intéresse à la crise des déchets (cf. « l’Italie, ses déchets, son béton, ses mafias ») :
« Ces quinze derniers jours, 2 100 tonnes de déchets ont été incendiées à Naples et dans sa région par des citoyens excédés, libérant d’importantes quantités de dioxine dans l’air, souligne La Repubblica. D’après l’Agence d’hygiène urbaine, la quantité de dioxine serait supérieure à celle d’un incinérateur d’une ville de 55 000 habitants en activité depuis dix ans. La dioxine est particulièrement dangereuse pour les femmes enceintes – elle peut entraîner des malformations –, les enfants, les personnes âgées et toute personne souffrant de problèmes respiratoires. D’après le journal de gauche, la Camorra serait impliquée dans ces incendies systématiques.. « 

Au mois d’avril 2008, l’émission C’est dans l’air avait traité l’info

Berlusconi : lapsus « j’ai payé des magistrats »

Après son départ en fanfare en 2008 (cf. Le président du Conseil mitraille une journaliste), le samedi 10 octobre 2009, au cours d’une conférence de pesse, le président du Conseil (cf. Jeunesse et hérédité de Silvio Berlusconi) affirme qu’il est persécuté par les magistrats et qu’il a dépensé des millions en conseil pour les juges (au lieu d’avocats  cf. Biographie Berlusconi).

Berlusconi : lapsus contre référundum

Aprés celui de 2009 (cf. Berlusconi : lapsus « j’ai payé des magistrats »), au mois de mai, au cours de l’émission Porta à Porta, le président du Conseil a par deux fois commis un lapsus. : « la fin de la magistrature » au lieu de la « fin de la législature » en évoquant la difficulté de porter à bien des réformes visant à faire de la magistrature italienne, une magistrature totalement dépendante de l’exécutif comme de l’autre côté des Alpes… (cf.Contre les réformes libérales et le pizzino à la dynamite : le reférundum)

Un président certainement préoccupé par le référendum qui met fin à son « imimpunité » :

 

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