Articles avec le tag ‘collaborateur de justice’

Journée de la femme 2014 : le courage de collaborer avec la justice

Voir "femme et mafia" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

"Femmes d'honneur"

L’Etat italien protègent environ 600 collaborateurs de justice ; des mafieux qui ont abandonné la mafia (cf. Collaborer avec la justice : le choix de vivre). Mais que font les femmes (épouse du mafieux repenti ou femme  impliquée dans les activités mafieuses)?

Le mafieux qui ressent le besoin de rompre avec sa vie de criminel professionnel informe en tout premier lieu son épouse (et non pas son avocat qui risque de faire circuler l’info… si vous voyez ce que cela veut dire pour la profession en question). Avant de pactiser avec le juge, le mari-mafieux recherche l’accord de son épouse. Certaine d’entre elles acquiescent, d’autres incitent leur époux à rester dans le clan. Dans  tous les cas, leur attitude est décisive.

Une femme qui partage la décision de son mari « repenti » lui donne toutes les chances de « tenir bon » surtout si il y a des enfants dans le couple. En effet, collaborer se révèle difficile car il s’agit de changer de vie et d’identité au propre comme au figuré. Le mafieux qui trahit l’omertà n’est plus un homme car garder le silence est synonyme de virilité dans la mafia. Comparé à la femme qui ne peut s’empêcher de parler (d’après les stéréotypes), le mafieux lui sait se taire! En embrassant l’état de droit, l’ex mafieux devient un « infâme». L’épouse peut alors redonner confiance au mari et au père. Si la femme persuade les enfants que « papa » a fait le bon choix, elle restaure le rôle paternel de ce dernier (cf.Joyeux Noël). Le mafieux devenu citoyen vit alors cette transformation non comme une humiliation mais comme une possibilité de changement.

Les femmes accompagnent le choix de leur mari par amour ou par devoir et payent souvent cher ce changement de vie : angoisse et dépression sont le lot quotidien de ses femmes qui ne gagnent pas en émancipation : la subordination qui prévalait avant la collaboration demeure.

Les femmes impliqués (cf. Pas de femme, pas de mafia) dans les activités criminelles collaborent avec la justice soit afin de se venger du clan qui a fait tuer leur mari ou leur enfant mais aussi pour s’émanciper. (cf. La Sicilienne rebelle). On comprend facilement que pour d’autres femmes, collaborer avec la justice soit un vraie occasion de changer de vie, de se soustraire à l’oppression mafieuse. C’est grâce à collaboration de la fille Serraino que la justice a démantelé le clan du même nom. Plus important, sa collaboration a « sauvé » deux enfants promis à une carrière criminelle (cf.De la mafia calabraise, de la mémoire et des femmes).

On aime à répandre l’idée que les femmes ont désormais, dans la mafia, des postes à responsabilité et  on  aime y voir le symbole d’une nouvelle égalité homme-femme. Or, c’est davantage dans la sortie de la femme  de l’univers mafieux qu’il faut chercher un parallèle à l’émancipation moderne des femmes.

Le décret sur les « coopérateurs de justice » enfin signé?

Le gouvernement va signer le décret sur les « coopérateurs » de justice. Libération
Attention, ne pas employer terme « repentis ».
Les repentis n’existent pa
s
. On est pas à l’Eglise! 
Attention à ne pas utiliser le terme de « collaborateur » de justice car l’emploi du mot « collaboration » en France fait perdre la bataille des idées. 
Il faudra dire « coopérateur » de justice si on veut faire accepter ce dispositif qui comporte trois avantages majeurs : 

1. Une meilleure connaissance d’un phénomène clandestin. Or, ne ne combat que ce qu’on connaît. 

2. La réduction de l’impunité face au crime de sang commis par des professionnel. Pas de témoignages de sicaires : pas de règlements de compte résolus. 

3. Le renforcement de l’Etat de droit qui va protéger des criminels professionnels en rupture avec leur milieu et promis à une mort certaine. Si la vie d’un homme à de la valeur. l’Etat de droit se doit de protéger tout citoyen (et sa famille) qui décide de respecter les règles communes sous certaines conditions. 

En Italie, la mise en place d’un statut de « collaborateur de justice » a donné des résultats exceptionnels avec 3 000 mafieux sorti du système de 1991 à nos jours.

Il faudra aussi créer un statut pour les témoins innocents et la réutilisation sociale des biens confisqués. Sans l’implication de la société civile, la lutte contre le crime organisé est voué à l’échec

Dans cette vidéo : pas de collaborateur de justice italien : pas de résolution du meurtre en France :

Quand un membre de la Cosa Nostra se suicide

Voir La Cosa Nostra dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafia

Nicholas "Nicky Skins" Stefanelli

En 2010, Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli un « soldat » de la famille Gambino qui faisait partie de l’équipe d’un capitaine très respecté Nicholas « Little Nicky » Corozzo (cf. Un boss de La Cosa Nostra se livre au FBI) est arrêté avec son fils pour trafic de drogue. Face à l’éventualité de passer de nombreuses années derrière les barreaux et pour protéger son fils de toute inculpation, Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli décida de collaborer avec le FBI. Pendant deux ans, il aida les autorités en enregistrant des membres de différentes familles de La Cosa Nostra (Cf. Joey Merlino veut se retirer de la Mafia). Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli faisait du bon boulot, et le FBI voulait maintenant que ce dernier témoigne dans un procès contre le boss de la famille Pratriarca, Luigi Manocchio mais aussi contre le boss de la famille de Phliadelphie Joseph Ligambi. Mais avant que Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli ne puisse témoigner devant ses anciens « associés » dans un tribunal, ce dernier se suicida. Le 26 Février 2012, à l’Hôtel Renaissance Meadowlands à Rutherford dans le New-Jersey, le corps sans vie de Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli fut retrouvé par sa propre fille (cf.Mafia et téléréalité). « Elle nous a appelé pour nous signaler que son père était inconscient dans son lit. Elle était hystérique, elle pleurait, elle criait. Elle n’arrêtait pas de dire qu’il ne respirait plus. Nous avons alors immédiatement appelé le 911 » déclara le gérant de l’hôtel. Son décès était dû selon les médecins à une sur-dose de médicament. « Il est mort paisiblement, il n’y aucune trace d’effraction ou de bagarre » déclara un des policiers.

Voir le blog des méchants garçons italo-américainsDeux jours avant son suicide, un associé de la famille Gambino, Joseph Rossi Sr fut retrouvé abattu de plusieurs balles dans son entreprise situé dans le New-Jersey (cf. Violence programmée). José Luis « Lucky » Rivera fut arrêté pour ce meurtre et il désigna son complice en la personne de Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli. Ce dernier tenait Joseph Rossi Sr responsable d’avoir été obligé de collaborer avec la justice. En effet, Joseph Rossi Sr avait selon certaines rumeurs commencé à donner des informations au FBI, après son arrestation pour vente illégale de machines à sous en 2009. Pour s’en sortir, il avait commencé à orienter la police sur le trafic de drogue qu’organisait Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli et son fils depuis quelques années. Quelques jours avant son arrestation, le FBI voulait emmener Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli dans un endroit sécurisé pour le protéger de ses anciens « collègues » mafieux, mais il était déjà trop tard. « Je pense qu’il était très gêné de parler contre des membres de La Cosa Nostra » déclara un agent du FBI. D’après le New York Post, Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli avait payé ses funérailles quatre jours avant son suicide. « En coopérant pendant deux ans, il se sentait coupable et avait décider de mettre fin à ses jours. Mais d’abord il voulait se venger de la personne qu’il tenait pour responsable de tous ses problèmes » déclara un agent du FBI. Pour sa fille, son père n’était pas une « balance ». « Il leur a fait croire qu’il allait témoigner contre ses anciens amis, mais jamais il n’aurait fait ça. Mon père n’aurait pas pu faire ce genre de chose, c’est quelqu’un de fidèle. Il nous a jamais parlé de sa « deuxième » famille, pour moi ce n’est que que des rumeurs« . Mais d’après le FBI, Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli faisait du bon travail « On a beaucoup d’heures d’enregistrement de certains mafieux, il avait vraiment fait du bon travail. Vous savez c’est pas évident pour des gars comme Nicholas Stefanelli. Ils ne sont pas heureux, ils ont l’impression que du jour au lendemain tout s’écroule autour d’eux » déclara un agent du FBI.

Par Xavier Blondel : wiseguy.overblog.comwww.facebook.com/wiseguyblog

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Le statut de repenti : la solution au problème corse ?

Voir Voir "collaborateur de justice" dans le petit dictionnaire énervé de la mafia Le texte de loi existe, il faut juste signer le décret d’application mais voilà pour des prétextes fallacieux de coût, on attend depuis 2003. Il faut dire que le « repenti » a mauvaise presse.

Inventé par les journalistes transalpins, le mot « repenti » à connotation religieuse n’a aucun sens dans la lutte contre le crime organisé. Les repentis cela n’existe pas. Il n’y a que des professionnels du crime qui font le choix rationnel de quitter une criminalité systémique en choisissant la vie et la citoyenneté ; ce qui implique d’en accepter toutes les contradictions et les nombreuses injustices. En Italie, on nomme les mafieux qui sortent de la mafia des collaborateurs de justice mais en France, il faudra les nommer « coopérateur de justice ». En France, à peine le mot « collaboration » prononcé que vous avez déjà perdu la bataille des idées…  Il n’y a qu’a voir les propos de M. Vallini, pourtant fin connaisseur de la justice, qui parle de « prime à la délation » 

Alors qu’en est-il réellement?

La coopération des gangsters : l’unique moyen de connaître le monde du dessous, « lunderworld »

Il est impossible de connaître pleinement un phénomène clandestin et donc de lutter efficacement contre celui-ci sans information venant de l’intérieur. La participation aux procès de membres des clans corses ou de France constituerait un éclairage scientifique sur « l’entre-deux monde » français encore méconnu et fantasmé. C’est grâce aux témoignage des mafieux italiens que l’on connaît bien la mafia italienne à contrario d’autres mafias en particulier chinoise. Sans ce système, on aurait jamais résolu le meurtre d’une française de Clermont-Ferrand.

Un statut réellement protecteur contre une coopération entière

Petit dictionnaire énervé de la mafia et de l'AntimafiaDe nombreux pays ont des systèmes de coopérateur de justice mais en Italie, il a permis depuis 1991 de sortir environ 3 000 mafieux du système (sur 20 000 mafieux). En 1996, le service de protection de la police protégeait jusqu’à 5 000 personnes!  A ce jour, aucun de ces protégés de l’Etat n’a été assassiné mais gare à celui qui en sort… Enfin, il n’y a que 5% de rechute.

Le statut doit protéger le gangster et sa famille. Le « voyou », après une condamnation, a le droit de vivre en sécurité c’est-à-dire sous une autre identité pour un temps indéterminé si les menaces sont établies comme c’est le cas en Corse. En échange, le gangster doit démontrer qu’il a tourné le dos à son ancienne vie, ce qui implique de TOUT raconter et témoigner à tous les procès. Un statut qui prévoit un témoignage sur une affaire contre une remise de peine n’est un pas un statut de coopérateur de justice mais un vulgaire plea bargain.

En savoir plus sur Atlantico

Pas de collaborateur de justice : pas de lutte antimafia

Le mari, la mafia et la mamie

Cinq balles. Trois dans le corps, deux en pleine tête. Dont une tirée à bout portant dans la nuque. La marque d’un professionnel. Un contrat. À Paris ou à Marseille, cela n’aurait rien eu de vraiment surprenant. À Clermont-Ferrand, c’est autre chose. Surtout lorsque la victime est une femme. Françoise Ferreyrolles est abattue le 26 novembre 1991, peu après 7 heures du matin, sur le pas de sa porte, rue des Recollets. À deux pas de la cité administrative. Elle avait 43 ans. Elle était contrôleur à la direction départementale du Travail… 

Elle voulait de l’argent, une prestation compensatoire, pour leur divorce. Lui, ne voulait pas payer. Alors, il a décidé de la supprimer. Et pour réussir le crime parfait, Bernard Rouhalde a invité la mafia italienne au fin fond de l’Auvergne !

Au point de déclencher un témoignage déterminant…. Celui de Salvatore Caruso, qui se présente aux carabiniers en demandant à bénéficier de la loi sur les repentis (terme journalistique impropre)

Les tueurs ? Trois Calabrais. de Taurianova (cf. Tir aux pigeons ou violence programmée?) Rouhalde a demandé à une amie, une veuve au-dessus de tout soupçon, de les héberger dans son village de 300 habitants. Le temps de préparer et de commettre leur crime. Ce qu’il ignorait, c’est qu’un mafioso est parfois plus bavard qu’une « mamie » auvergnate !… la suite

PS : la chronique de Dominique Rizet porte sur le « repentis ». Ces informations sur les collaborateurs de justice sont très bonnes (sources). Je demande bien qui a pu lui fournir :)

Faites entrer l’accusé :

L’obsession de la préservation du clan

En lisant crimorg.com, comme tous les matinmafia La Cosa Nostras pour me rafraîchir d’un petit meurtre ou d’une arrestation, j’apprends qu’une initiation mafieuse aurai eu lieu le 12 janvier 2011 dans une salle d’attente d’une prison fédérale des Etat-Unis (à gauche)

Donc, Andrew « Mush » Russo (en bas à droite), le boss de la Famille Colombo a initié llario « Fat Larry » Sessa. Ca y est, il il « en est ». C’est « un ami a nous » (pas « un ami à moi ») in Donnie Brasco (cf. Violence programmée chez La Cosa Nostra)

Le contexte : la nuit suivante, une vaste opération antimafia avait entraîné 127 inculpations 7 Familles de la Mafia du nord-est des Etats-Unis. 

mafiaVous comprenez?

Vite vite, il faut nommer un nouveau membre (initié) pour faire perdurer le clan (en plus d’une éventuelle stratégie interne au clan…) et faire vivre la LCN (cf La Cosa Nostra qui se porte bien). Même si les règles d’initiation n’ont pas été scrupuleusement respectées. Qu’importe dans La Cosa Nostra ( on est encore plus souple (cf. Mafia et différences) que dans Cosa nostra sicilienne (cf. Un code culturel souple….)

On apprend aussi que l’initiation aurait du avoir lieu le 7 décembre 2010 au domicile du « soldat » Emanuel Favuzza mais les mafieux avaient détecté une surveillance du FBI. Et oui pas de lutte antimafia sans écoute, micro et autres caméras. Mais c’est grâce a un témoin protégé que l’on a appris cette initiation…. pas de lutte antimafia sans collaborateur de justice. Mais à contrario du programme de collaboration américain et ses 30% de récidive (cf. Un boss de La Cosa Nostra se livre au FBI) contre seulement 5% de rechute en Italie.

Pour savoir pourquoi : Petit dictionnaire énervé de la mafia en vente chez Ethicando (6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris) ou sur Amazon.

Bourgeoise mafieuse chez les forces de l’ordre

A Catane et dans son hinterland dont Catenanuova fait partie (voir carte à gauche), la guerre de clan couve.

Tout aurait commencé en 2008 avec le meurtre à la Kalashnikov de Prestifilippo Cirimbolo, 47 ans capo-cosca de Catenanuova ; 5 personnes blessés : un massacre. Depuis deux autres mafieux sont décédés, Prospero Leonardi et 42 ans morts.

Mais la violence n’est pas la seule manière de définir la mafia. Giuseppe La Mastra, 42 ans était depuis 11 ans le commandant de la caserne de Catenanuova, dans la région d’Enna au centre de la Sicile. Le 29 mai, les forces antimafias ont procédé à son arrestation car il serait proche d’une cosca. Lors de la perquisition, les carabiniers ont trouvé des munitions et deux armes. L’’une, importée de Suisse avec la matricule limée, l’autre qui aurait du être détruite après une saisie.

Le carabinier est accusé de concours externe à la mafia. Notons que c’est grâce à la déclaration d’un collaborateur de justice sur procès verbal que l’enquête a démarré. Et oui pas de lutte antimafia sans repenti :-)

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L’Italie : son cinéma, son antimafia

couverture focus inUne lecture antimafieuse de « Une vie Tranquille » et d’autres films récents.

Le 29ème festival du cinéma italien d’Annecy a primé des films délicieux, tous avec de très fortes dimensions sociales (cf. Mafias.fr au Festival du cinéma italien à Annecy). Dans «Sette opere di misericordia» et «Sulla strada di casa», les protagonistes luttent pour la survie : un entrepreneur fait même la mule pour une organisation criminelle… Annecy a mis les documentaires à l’honneur avec «Il valzer dello zecchino» qui raconte la participation de trois enfants de différentes origines sociales et géographiques à un célèbre concours de chansons. Dans «Italia : love it or leave it», premier prix du jury jeune, deux Italiens sont contraints de quitter leur appartement romain. Pourquoi ne pas tenter l’aventure à l’étranger ? Partir ou rester ? Une question qu’ont du se poser nombre de lecteurs de ce papier… « Scuola di uomini » de Tommaso Cotronei n’a pas été récompensé, mais il a reçu une ovation du jury pour avoir filmé dans une Calabre abandonnée des dieux, le quotidien répétitif des enfants qui grandissent à la ferme.

On a pu voir aussi «Il gioiellino» sur le crack Parmalat avec Tony Servillo, brillant de justesse, mais c’est «Tatanka» qui a séduit le grand public. Le film, vif et haut en couleurs, charge littéralement le spectateur, tel un bison, avec ce boxeur qui n’arrive pas à sortir de son milieu empli de Camorra… Après «Gomorra» ou «Fortapasc’», la mafia napolitaine serait encore source d’inspiration du cinéma italien.

La suite dans la Revue FOCUSin

Itv Planète investigation

logo planète investigationChaque semaine, Samira Ibrahim met le cap hors des frontières de l’Hexagone. «Planète investigation» aborde un thème de manière approfondie, avec un documentaire de 52 minutes suivi d’un grand reportage de 26 minutes. L’occasion de décrypter sous tous les angles, de l’intérieur puis avec du recul, des sujets passionnants. «Planète investigation» met le cap sur la Sicile avec la diffusion des documentaires «Cosa Nostra, autopsie d’une mafia» et «Buenaventura, l’escale interdite». 

Le documentaire en question sur Cosa nostra sicilienne est réalisé par Agnès Gattegno, produit  par : TAC PRESS en 2007. Retrouvez l’Itv de Fabrice Rizzoli qui se mélange un peu le pincaux avec les chiffres de collaborateur de justice.

En réalité, les collaborateurs de justice (« repentis ») était 791 en 2007. Voici, l’ultime source officielle à ce sujet (cliquez), ce qui fait un total  de 3 000 personnes à protéger. I est vrai que le nombre de collaborateur de justice était plus important dans les années 90 soir plus de 1 000 par an.  Le chiffre que je n’arrive pas obtenir est le nombre total de repentis que l’état italien a protégé depuis 1991. A la louche, je dirai 3 000 (en comptant les décés, les rechutes environ 5%, et les sorties du programme du à l’arrêt de menace). L’état aurait peut être protégé en tout 6 000 personnes (en tout cas pas 6 000 mafieux comme je le déclare dans le reportage) enjoy :-)

 

Mafias.fr au Festival du cinéma italien à Annecy

Annecy Cinéma Italien a tenu sa première édition en 1983 et, depuis, la manifestation présente chaque année le meilleur de la production cinématographique italienne contemporaine. La 29ème édition Annecy cinéma italien se déroulera du 2 septembre au 4 octobre 2011. Du 28 septembre au samedi 1 octobre, mafias.fr participera au débat suivant la projection d’une vie une vie traquille, (Bellissima film), un film qui ne traite absolument pas de la mafia…

Sauf que Rosario Russo, un restaurateur de cinquante ans, installé depuis douze ans en Allemagne, mène une vie paisible entouré de sa femme Renate, de son fils Mathias et de son ami Claudio. La vie tranquille de Rosario va prendre un tournant dramatique le jour où̀ deux jeunes italiens arrivent sans prévenir dans son restaurant. L’un d’eux, Diego, n’est autre que le premier fils de Rosario, qu’il avait abandonné quinze années auparavant pour fuir un passé qu’il aurait préféré oublier. Rosario s’appelait alors Antonio De Martino, il était l’un des plus féroces et des plus puissants camorristes de la région de Caserta… (page facebook).

Si seulement, il avait choisi de devenir un collaborateur de justice (cf. Quitter le programme de protection : mauvaise idée!), il serait devenu un citoyen!

Peut-être débattrons nous de cela après les  séances de mercredi à Samedi :-) voir sur le programme ci-dessous :

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