Articles avec le tag ‘écomafias’

Mafias.fr à TV5 monde

Docteur RizzoliCours de Fabrice Rizzoli (HEI-HEP)

4. Le trafic des déchets
Paradigme de la mondialisation criminelle

« Des milliers de tonnes de déchets chimiques, électroniques ou industriels sont chaque année exportés illégalement vers l’Asie et l’Afrique pour être recyclés ou simplement abandonnées. (cf. Toxic Europe : le journalisme qu’il vous faut

Les acteurs de ce trafics sont à rechercher parmi les sociétés spécialistes dans la gestion des déchets et moins dans les organisations criminelles.

Les organisations criminels, les mafias se livrent à des trafics surtout locaux (cf. Des montagnes de déchets pour matériaux de construction). La production croissante de produits polluants, l’insuffisance des capacités de traitement de déchets toujours plus nombreux et le renforcement de la réglementation qui accroît les coûts de traitement sont à l’origine de ce phénomène ». in Atlas de mafias, édition. Autrement p. 58.

 

Mafias.fr à Golfe-Juan Vallauris

CONFERENCE MARDI 2 JUILLET 2013  à 18 heures 30

« Réseaux maffieux et défense de l’environnement »

L’ADEGVoir "ecomafia" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafiaV vous propose de participer à une nouvelle conférence pour nous aider à mieux comprendre notre environnement. Aujourd’hui nous vous proposons le thème de LA LUTTE CONTRE LES MAFIAS pour LA DEFENSE DE NOTRE ENVIRONNEMENT et de NOTRE TERRITOIRE  Nous avons invité Fabrice RIZZOLI,  il est  Docteur en science politique à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), spécialiste de la criminalité organisée et des mafias. Référent de FLARE (réseau associatif contre la criminalité organisée transnationale FLARE )  il travaille sur l’économie criminelle.
 Venez nombreux et parlez en autour de vous.

Nous vous attendons à la Salle du restaurant – plage PASCALIN  Boulevard des Frères Roustan Vieux port de Golfe-Juan  Juan  (une des dernières plages privées en direction de Cannes)

 A l’issue de la conférence Fabrice RIZZOLI signera son livre

 

Mafias.fr à l’équitable café de Marseille

L’Équitable Café
Café associatif
54 cours julien Marseille 6

 Contre les systèmes mafieux : l'économie solidaire!
DébatmilitantCoup de coeur
vendredi 28 juin :: 20:30

Contre les systèmes mafieux : l’économie solidaire!

Rencontre avec Fabrice Rizzoli, spécialiste de la criminalité organisée et des mafias. Ce n’est pas parce que Fokus 21 assure le direct sur la télé du plateau que vous devez rester chez vous à manger des chips devant votre ordi.

Mafias.fr dans « Quoi » : l’actu expliquée

Quoi l'actu expliquéeAprès une tribune : la mafia menace-t-elle la France?, une petite participation au décodage du problème des déchets à Naples :-)

Cela avait déjà fait l’objet d’une émission en 2008 et Berlusconi avait été élu en promettant la fin du problème des déchets… 2 minutes d’explication dans cette vidéo ci-dessous ou dans le Petit Dictionnaire…. puis l’article dans « Quoi l’actu expliquée »

Déchets : pourquoi Naples est-elle envahie de cafards géants ?

Des blattes pouvant atteindre 7 cm de long ont envahi la ville italienne depuis quelques jours. Une conséquence de la main mise de la Camorra sur les décharges.

De drôles de squatteur ont fait surface à Naples depuis quelques jours : des cafards géants atteignant parfois jusqu’à 7 cm de long.

En cause, la canicule, mais aussi les ordures. « Les déchets restent toute la nuit dehors alors que les températures sont très élevées. Les hôtes des égouts sont donc attirés« , explique sur TF1News Maurizio Scoppa, directeur général de l’Agence Sanitaire de Naples.

Cette situation cauchemardesque relance la polémique sur la crise des ordures, qui touche Naples et sa région depuis les années 1990.

La suite en cliquant sur QUOI

Conférence RECIM Lyon

Le Réseau continental de recherche sur l’informalité dans les métropoles (RECIM) est un forum international pour les débats, à l’échelle nord-américaine, qui favorise une méthodologie de comparaison, qui est construit sur des perspectives communes d’une «anthropologie sociale» d’analyse des faits sociaux, dans laquelle chaque participant contribue de ses sensibilités et connaissances disciplinaires.

Ce réseau a été créé en 2008, la première réunion du RECIM a eu lieu à Ottawa et à Montréal (novembre 2009), suivie d’une seconde réunion publique à Mexico (février 2010), et un débat au Congrès national de Metropolis tenu à Montréal en mars 2010. À la suite de ces réunions, un livre a été publié. En mars 2011, 4ème rencontre annuelle, intitulée « Repenser le politique: l’économie informelle, la gouvernance et la règle du droit dans un monde urbain » eut lieu à Mexico, dans les locaux du Programme universitaire d’études sur la ville (UNAM-PUEC).

En Janvier 2012 à Lyon, la 5ème rencontre annuelle du RECIM organisée par Felipe de Alba (Chaire d’études du Mexique contemporain, EURIAS Researcher Institut d’Études Avancées, Collegium de Lyon, ENS) vera la participation de mafias.fr sur le thème des écomafias :

Mafias and « ecomafias » : In-between legality and illegality, or the end of a distinction

Mafias et « ecomafias » : Entre légalité et illégalité, ou la fin d’une distinction

Le programme :

Mafias.fr au Festival du cinéma italien à Annecy

Annecy Cinéma Italien a tenu sa première édition en 1983 et, depuis, la manifestation présente chaque année le meilleur de la production cinématographique italienne contemporaine. La 29ème édition Annecy cinéma italien se déroulera du 2 septembre au 4 octobre 2011. Du 28 septembre au samedi 1 octobre, mafias.fr participera au débat suivant la projection d’une vie une vie traquille, (Bellissima film), un film qui ne traite absolument pas de la mafia…

Sauf que Rosario Russo, un restaurateur de cinquante ans, installé depuis douze ans en Allemagne, mène une vie paisible entouré de sa femme Renate, de son fils Mathias et de son ami Claudio. La vie tranquille de Rosario va prendre un tournant dramatique le jour où̀ deux jeunes italiens arrivent sans prévenir dans son restaurant. L’un d’eux, Diego, n’est autre que le premier fils de Rosario, qu’il avait abandonné quinze années auparavant pour fuir un passé qu’il aurait préféré oublier. Rosario s’appelait alors Antonio De Martino, il était l’un des plus féroces et des plus puissants camorristes de la région de Caserta… (page facebook).

Si seulement, il avait choisi de devenir un collaborateur de justice (cf. Quitter le programme de protection : mauvaise idée!), il serait devenu un citoyen!

Peut-être débattrons nous de cela après les  séances de mercredi à Samedi :-) voir sur le programme ci-dessous :

2011, crise des déchets à Naples : comment ça marche

Le 28 juin 2001, le Courrier international s’intéresse à la crise des déchets (cf. « l’Italie, ses déchets, son béton, ses mafias ») :
« Ces quinze derniers jours, 2 100 tonnes de déchets ont été incendiées à Naples et dans sa région par des citoyens excédés, libérant d’importantes quantités de dioxine dans l’air, souligne La Repubblica. D’après l’Agence d’hygiène urbaine, la quantité de dioxine serait supérieure à celle d’un incinérateur d’une ville de 55 000 habitants en activité depuis dix ans. La dioxine est particulièrement dangereuse pour les femmes enceintes – elle peut entraîner des malformations –, les enfants, les personnes âgées et toute personne souffrant de problèmes respiratoires. D’après le journal de gauche, la Camorra serait impliquée dans ces incendies systématiques.. « 

Au mois d’avril 2008, l’émission C’est dans l’air avait traité l’info

Journée de la liberté de la presse : merci Roberto

Aprés Rosaria Capacchione, Roberto Saviano vit sous ecorte pour avoir dénonçer la main mise des clans dans la province de Caserte. En ce jour de la liberté de la presse, rappelons que le crime organisé est le premier prédateur de journalistes (cf.“Crime organisé, main basse sur l’information”) et retour sur un reportage pas présent sur toile jusqu’ici :


 

Archeomafia : le témoignage de Claudia

Claudia, étudiante en archéologie à Amsterdam, accomplit souvent des fouilles en Italie ou en Grèce. Cette année, à Falacrinae (Cittareale) dans le centre de l’Italie, Claudia a découvert l’archéomafia (cf. L’Italie, ses déchets, son béton et ses mafias) :

« Dès le deuxième jour, je prenais des notes quand des personnes arrivent pour soit disant  visiter le site, « la mine patibulaire mais presque ».Le responsable du site nous explique qu’il s’agit un pilleur de tombes : un professionnel. Nous avons alors caché les pièces de monnaie et autres. On lui a fait croire qu’on avait rien trouvé d’intéressant car il serait venu voler la nuit. D’autres étudiants me racontent que parfois ils dorment toute la nuit aux côtés des vestiges pour les protéger ».

Claudia ajoute que  les voleurs ne sont pas tous des professionnels : « Une fois, nous  avons relâché l’attention et mangé un panino pendant une heure. A notre retour, deux femmes du village étaient en train de sortir un vase de terre à l’aide d’un bâton endommageant une strate de fouille« . Enfin, notre archéologue, dans la plus grande tradition hollandaise  universaliste et humaniste, tient à préciser : « cela n’arrive pas seulement en Italie« . Lisez : les voleurs ne sont pas toujours italiens :)

Merci Claudia mais en l’occurrence, d’après l’Unesco, 60% du patrimoine archéologique mondial se trouve en Italie et 18% en Sicile. En outre, en Italie quatre mafias contrôlent une partie du territoire (cf.« Archeomafia » dans le Nord de l’Italie?) et surtout une magistrature indépendante qui fait des enquêtes.

Per saperne di piu Pepe Ruggiero/Narcomafie

Gomorra au gouvernement ?

Gaetano Vasallo, « l’entrepreneur  », qui a enterré clandestinement des déchets dans la région de Naples pendant 20 ans, est devenu collaborateur de justice (« repentis »). Dans le livre Gomorra, l’intermédiaire entre les clans et les entrepreneurs du Nord est appelé un stakeholder. Dans le film Gomorra, le personnage de Franco, interprété par Tony Servillo, pourrait incarner Gaetano Vassallo.

Au mois septembre 2008, le  » repenti  » a affirmé que les députés Mario Landolfi (Alliance nationale) et le sous-secrétaire du gouvernement Berlusconi, Nicola Cosentino, étaient des référents du clan des Casalesi.

L’homme politique de Forza Italia, Nicola Cosentino, avait des intérêts dans la société Eco 4 qui récoltait les déchets dans la province de Casal di Principe (région de Naples) et dont le gérant a été assassiné pour avoir parlé à des magistrats ( N°73. Le premier « cadavre exquis » des « ecomafias » ).

Gaetano Vassallo : « Je déclare que j’ai agi pour le compte de la famille mafieuse Bidognetti qui gérait la société Eco4 à travers les frères Orsi. Ces derniers payaient un pot-de-vin de 50 000 euros par mois [au clan nda]. Je peux dire que la société Eco 4 était gérée par les députés Nicola Cosentino et Mario Landolfi… je me suis présenté personnellement pour donner les 50 000 euros comptant à Sergio Orsi et à Cosentino. La rencontre a eu lieu dans la maison du député [originaire de la région nda]. Cosentino a reçu la somme dans une enveloppe jaune et Sergio Orsi m’a informé sur son contenu ».

On comprend pourquoi le nouveau gouvernement n’est pas pressé de mettre en place la Commission parlementaire antimafia.

Voici une vidéo tirée de Biutiful Cauntri

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