Articles avec le tag ‘géopolitique’

Arrestation d’un boss sicilien au Vénézuela

mafia rizzoli antimafiaEn fuite depuis 20 ans, originaire de Cattolica Ereclea, lié au clan Caruana-Cuntrera (cf.  Sicile 6 : le cinéma antimafia), trés présents au Canada (cf. Montréal : opération « extermination » ) Vito Genco a été arrêté au Venézuela où les mafias italiennes ont mis en place des narco -comptoirs »  (cf. Conférence Lyon  narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine)  :

Roberto Pannunzi, le «Copernic de la cocaïne» de retour en Italie

Un mafieux calabrais arrêté à Medellin (Colombie)

La preuve par l’exemple

Mémoire IRIS sur la prohibition des drogues

Voir "prohibition" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafiaMafias.fr s’intéresse aux drogues  tant que premier facteur d’accumulation du capitale de la part des mafias y compris en France (cf. Etats généraux de l’antimafia 2009)  et il semble que des modèles alternatifs soient possibles (cf. Contre les mafias : la régulation publique de la drogue). Alors quand, dans le cadre des fonctions d’enseignant, un étudiant veut travailler la question, il n’y a pas a hésiter:)

La prohibition régit la plupart des législations nationales concernant les drogues. Cent ans après son instauration, il convient d’effectuer un état des lieux sur son efficacité à prévenir les usages et les trafics. Des modèles alternatifs existent et semblent parfois plus à même de répondre aux problèmes que posent les drogues. Tour d’horizon de la planète drogues en 2012 par un étudiant de master 1 de l’IRIS.

Mafias.fr à Avignon

Nicolas Robin est un récidiviste (cf. Orange, GAP : conférences). En collaboration avec le Lycée Saint Jean-Baptiste de le Salle, la séance du jeudi 6 décembre à 20h00 sera suivie d’une rencontre avec Fabrice Rizzoli, docteur en sciences politiques, fin connaisseur de l’Italie, spécialiste de la criminalité organisée et très partiellement de la stratégie de la tension (cf. Les services de renseignement italien et les mafias).

Voir "putsch" et "terrorisme" dans le Petit dictionnaire nervé de la mafiaPIAZZA FONTANA

Marco Tullio GIORDANA – Italie 2012 2h VOSTF – avec Valerio Mastandrea, Pierfrancesco Favino, Michela Cescon, Laura Chiatti… Scénario de Marto Tullio Giordana, Sandro Petraglia et Stefano Rulli.

Du 28/11/12 au 18/12/12

PIAZZA FONTANA C’est un voyage fascinant et inquiétant dans les zones grises de l’histoire récente, dans un monde où la démocratie pactisa avec le fascisme, dans un monde où les méchants et les terroristes n’étaient pas forcément ceux que l’on désignait à la vindicte populaire, dans un monde où la peur servait à gouverner. Retour en 1969 en Italie, au début de ce que l’on appellera les années de plomb. Nous sommes en pleine guerre froide, alors que la contestation contre l’impérialisme américain, embourbé dans sa guerre au Vietnam, est à son comble. Certains pensent à tort ou à raison que l’Italie, pays a priori neutre et dirigé par un gouvernement démocrate-chrétien plus que bienveillant envers le camp occidental, peut basculer de l’autre côté, dans cette période où le parti communiste est extrêmement fort. Les manifestations spectaculaires se multiplient, en même temps que des attentats, de petite envergure certes mais suffisants pour créer un climat de tension qui incite la droite à demander des lois d’exception. Attentats attribués aux anarchistes, nombreux dans le pays également, l’action directe, après les mouvements de 68, étant une option considérée par certains comme légitime.

Le 12 décembre, un événement fait tout basculer : un attentat à une heure d’affluence à la Banque nationale d’Agriculture fait quatorze victimes innocentes et plusieurs mutilés. L’émotion publique est à son comble. On arrête très vite, sans preuves formelles, Valpreda, un illuminé anarchiste exclu de son groupe pour dérive violente. De nombreuses voix s’élèvent pour demander une répression féroce contre les anarchistes. Mais les funérailles nationales des victimes, dans la cathédrale de Milan, sont dignes, la tyrannie de la peur n’ayant pas fonctionné. Et si Valpreda n’était qu’un bouc émissaire rêvé qui arrangerait tout le monde ? La suite

Lundi 5 mars 18h : conférence société civile contre raison d’état

Les Amis de Beppe Grillo à Paris et NewropeMag en collaboration avec la Maison de l’Italie vous invitent à une

Conférence – Débat avec

Cadavres exquis, morts pour raison d’Etat, terrorisme

Les influences externes et internes sur la politique nationale. Politiciens, services secrets, crime organisé. Qui est au service de qui ?

Et quel rôle pour les citoyens?

Aldo Giannuli – Professeur d’Histoire du Monde Contemporaine Université de Milan, Expert Commissions parlementaires italiennes

Annie Lacroix-Riz – Professeur Emérite d’Histoire Paris VII

Simonetta Greggio – Journaliste et écrivain

Fabrice Rizzoli – FLARE, 1er Réseau Européen Associatif contre le Crime Organisé Transnational et auteur du Petit Dictionnaire énervé de la mafia

photos rizzoli

En présence de Fabienne Boulin (fille de Robert Boulin et auteur du livre « Le dormeur du val, Ed. Don Quichotte)

Paris, le 5 Mars 2012, 18H00 – 21H00

Maison de L’Italie Cité Universitaire de Paris

7A rue Boulevard Jourdan, 75014 PARIS (RER Cité Universitaire)

L’histoire récente de nos pays européens est parsemée de morts qui demeurent toujours non élucidées. Les enquêtes judiciairesse sont heurtés aux services secrets et autres structures de renseignement intérieur et extérieur, à la criminalité organisée,aux intérêts d’Etat. Il s’agit de relire notre histoire à la lumière de récents travaux journalistiques et historiques. Clarifier qui a fait quoi, comment et pourquoi est nécessaire pour comprendre notre passé, et ainsi affronter pleinement la réalité actuelle.

Ethicando sera présent avec ses produits antimafia, qui redonnent dignité aux citoyens face à la prédation organisée en système.

Pour informations et inscriptions : Meet Up « Les Amis de Beppe Grillo à Paris » : meetupparis@gmail.com

Lyon : conférence sur les zones grises en Amérique latine

Vendredi 25 novembre 10h30 salle du conseil de la Faculté des langues

Organisée par LCE/CETIAL de l’université de Lyon 2 avec le soutien de l’Institut Cervantes et en collaboration avec l’Observatoire Géopolitique des Criminalités

carte amsudLes saisies de cocaïne se multiplient en Europe. Les mafias italiennes et la ‘Ndrangheta en particulier ont acquis une position dominante dans l’approvisionnement du marché européen (cf. ‘Ndrangheta export).  Mafias propose une communication sur les « Narco-comptoirs des mafias italiennes en Amsud ». Voilà un colloque qui devrait permettre d’actualiser les connaissance en matière de géopolitique des zones grises.

Les zones grises concentrent de nombreuses menaces identifiées contre les régimes démocratiques contemporains en Amérique latine et figurent parmi les principaux défis opérationnels pour les États, dont les réactions classiques sont obsolètes face aux implications géopolitiques de l’émergence de pouvoirs locaux affranchis du cadre institutionnel en principe normatif.

Cette journée d’étude s’attachera à analyser la façon dont ces derniers exercent leur mainmise sur un espace, ainsi que les diverses politiques visant à remédier à cette marque, souvent violente, de la fragmentation du pouvoir étatique, le programme :

Itv Planète investigation

logo planète investigationChaque semaine, Samira Ibrahim met le cap hors des frontières de l’Hexagone. «Planète investigation» aborde un thème de manière approfondie, avec un documentaire de 52 minutes suivi d’un grand reportage de 26 minutes. L’occasion de décrypter sous tous les angles, de l’intérieur puis avec du recul, des sujets passionnants. «Planète investigation» met le cap sur la Sicile avec la diffusion des documentaires «Cosa Nostra, autopsie d’une mafia» et «Buenaventura, l’escale interdite». 

Le documentaire en question sur Cosa nostra sicilienne est réalisé par Agnès Gattegno, produit  par : TAC PRESS en 2007. Retrouvez l’Itv de Fabrice Rizzoli qui se mélange un peu le pincaux avec les chiffres de collaborateur de justice.

En réalité, les collaborateurs de justice (« repentis ») était 791 en 2007. Voici, l’ultime source officielle à ce sujet (cliquez), ce qui fait un total  de 3 000 personnes à protéger. I est vrai que le nombre de collaborateur de justice était plus important dans les années 90 soir plus de 1 000 par an.  Le chiffre que je n’arrive pas obtenir est le nombre total de repentis que l’état italien a protégé depuis 1991. A la louche, je dirai 3 000 (en comptant les décés, les rechutes environ 5%, et les sorties du programme du à l’arrêt de menace). L’état aurait peut être protégé en tout 6 000 personnes (en tout cas pas 6 000 mafieux comme je le déclare dans le reportage) enjoy :-)

 

Sicile 1 : Spatuzza est un collaborateur de justice fiable

Le 1er juillet 2011, le tribunal administratif vient de donner raison à Gaspare Spatuzza et donne tort à l’administration qui lui avait, en 2010, refusé une protection policière. Gaspare Spatuzza est un mafieux qui a décidé de collaborer très tardivement. Arrêté en 1997, il décide de collaborer en 2008. Il s’accuse de nombreux meurtres dont celui du père Puglisi en 1993 et d’avoir volé la voiture qui sera rempli d’explosifs pour le juge Borsellino (cf.12 janvier 2002, un étudiant et un colloque sur les attentats de 1992-1993).

Spatuzza doté de certaines qualités intellectuelles accompli un chemin religieux qui le conduit à se repentir au sens propre et à collaborer avec la justice (cf. Le Vatican et la mafia : le compte n’y est pas!). Le problème de Spatuzza c’est sa femme. Il avait déjà montré des velléités de collaboration ma sa tendre épouse lui avait fait les yeux noirs (cf. Journée de la femme 2011 : le courage de collaborer avec la justice). Sans le soutien de sa famille biologique, il est bien difficile de collaborer avec l’Etat. Quitter sa famille et sa « famille » : cela fait beaucoup en même temps.

Pour freiner le phénomène des « repentis », les parlementaires de tout bord ont en 2001 pondu une loi qui oblige les collaborateurs de justice à tout dire en 6 mois. Il s’agit d’un délais totalement insuffisant pour un mafieux qui doit raconter 10 ou 20 ans de carrière, soit une quarantaine de meurtres dans le cas de Spatuzza.

Le sort de Saptuzza n’est pas encore définitif car il doit repasser devant la commission des collaborateurs de justice du ministère de l’intérieur ; le sous secrétaire d’état à l’intérieur Alfredo Mantovano s’empressant de désapprouver la décision du tribunal administratif qui contredit la loi de 2001.

Pour l’instant, la décision du tribunal administratif est une excellente nouvelle pour les mafieux qui voudraient évoquer les rapports politico-mafieux, ce qui est le cas de Spatuzza. En gros, il soutien que des mafieux négociaient l’arrêt des attentats avec des personnes proches de Silvio Berlusconi (cf.Le bras droit du président du Conseil condamné en appel)

Rien de vraiment nouveau car (in Le terrorisme mafieux dans la crise du système politique italien) :

 

Le 14 novembre 1998, le juge des enquêtes préliminaires, Giuseppe Soresina, en charge des attentats de Florence, Milan et Rome, a démontré que Silvio Berlusconi et Marcello Dell’Utri avaient « entretenu des rapports soutenus avec des individus criminels liés à la programmation des attentats »1. Les hommes forts de la « seconde République » étaient en contact avec le clan des Corléonais au moment des attentats. Le magistrat développe « il existe une convergence objective entre les intérêts politiques de Cosa nostra et certaines parties du programme de la nouvelle formation [Forza Italia, nda] »2. Le programme du parti de Silvio Berlusconi propose la surpression de l’article 41 bis, l’encadrement de la législation sur les collaborateurs de justice, le rétablissement des garanties judiciaires volontairement négligées par la législation précédente. Au cours de l’instruction, « l’implication de Silvio Berlusconi et celle de Marcello Dell Utri est apparue plausible »3.

1 Ordonnance de classement disponible sur de nombreux sites internet : Gianni Vattimo – news – bErlUsconi

2 Ibid.

3 Ibid.

Conférence samedi 4 juin : « mafias entre illégalité et légalité »

OGCFLARE

Salle Clemenceau Palais du Luxembourg
15 ter rue de Vaugirard 75006 Paris
Déjà 170 inscrits pour 262 places

Entrée gratuite, réservation toujours possible
par email à fabrice.rizzoli@flarenetwork.org

English

MAFIAS : ENTRE ILLEGALITÉ ET LEGALITE

Quelles perspectives législatives ? Quel rôle pour la société civile?

9h : table ronde :  Dualité légalité-illégalité dans les zones de production du droit étatique et mafieux.

Modératrice : Chantal CUTAJAR
Dana VILLEGAS : Les cartels de la drogue et les interstices du droit
Giuseppe MUTI : Les écomafias : paradigme de l’intégration juridique des mafias
Celine TORRISI : Etat et mafia : une construction mutuelle?
Michel KOKOREFF : Comment la prohibition des drogues produit la criminalité ?
Projection reportage, débat et
DEJEUNER ANTIMAFIA
produits Libera terra sur des terres confisquées aux mafias
Panier repas contre une participation 10 euros en envoyant un chèque à Ethicando,
adresse : chez a ruche 84, quai de Jemmapes 75010

Après midi : table ronde : Lutte contre la fraude organisée : la réutilisation à des fins socio-culturelles des biens confisqués est-elle la solution ?

Modératrice : Maria Chiara PRODI
Jean de MAILLARD : Les marchés financiers, opportunité ou modèle pour l’économie criminelle ?

Nicolas GIANNAKOPOULOS : Suisse : Economie légale et illégale, la fin de la distinction ? Mario VAUDANO  : Perspectives législatives contre la fraude à l’Union
Antonio MARUCCIA : Biens confisqués à la mafia : un exemple du retour à la légalité Francesco COSTAMAGNA : Confiscation et réutilisation des biens confisqués à l’échelle européenne

Reportage – Discussion

17h : Conclusions

Le programme complet :


Ben Laden mort : le 11 septembre va t-il continuer à profiter aux mafieux?

Ben Laden est mort, les Etats-Unis vont pouvoir concentrer leur efforts sur le crime organisé, la corruption, le blanchiment et la fraude…

Retour sur ce 11 septembre qui profitent aux mafieux. Dans un billet précédent (cf. La Cosa Nostra se porte bien), on pouvait noter que la mafia italo-américaine était une mafia dynamique. Une des raisons de son pouvoir serait la focalisation (excessive?) des services de sécurité américains sur le terrorisme au détriment de la lutte contre le crime organisé. Dans un autre billet, (cf. Mafias : ancrage local, pouvoir transnational), une chercheuse faisait aussi le même constat notamment depuis le 11 septembre (une théorie soutenue aussi par Jean François Gayraud). Effectivement, depuis le 11 septembre 2001, les effectifs destinés à la lutte contre le crime organisé au profit de la lutte anti-terrrorisme ont fondu comme neige au soleil.

Le pire serait de se rendre compte que la menace terroriste, en particulier celle d’Al Quaida ne serait celle qu’on croit. Je ne peux résister à vous proposer cette vidéo de 8 minutes montrant l’expert Alain Chouet (ancien de la DGSE et spécialiste du Moyen Orient) exprimer avec verve sa version des faits devant le Sénat : un bijou.


Ex-chef de la DGSE: "Al Qaida est mort en 2002"… par ReOpen911

Atlas des mafias : la source pour les étudiants

Fabrizio Maccaglia, Marie-Anne Matard-Bonucci, Autrement, 2009, 80p., 17 € :

« Il n’est jamais facile de bien comprendre ce qu’est une mafia. L’expliquer et l’illustrer par des cartes se révèle un moyen particulièrement adapté. Fait de courts textes et encadrés donnant des définitions, détaillant les dix commandements des organisations, décrivant les pratiques d’extorsion, alternant avec des cartes montrant les implantations et les territoires, des organigrammes recensant les grandes familles et leurs chefs, des schémas retraçant les mécanismes de l’emprise mafieuse, par exemple sur la société russe après la dissolution de l’URSS, ce volume accomplit largement sa mission. Outre les cartes des grandes mafias et organisations criminelles du monde, l’ouvrage traite également de leurs principales activités : commerce de drogue, trafic d’armes, traite d’êtres humains, etc. Il s’intéresse également à leur pénétration dans l’économie légale et sa corruption. Le cinéma n’est pas oublié : au-delà de l’objet d’étude, la mafia est aussi un objet de fascination. »

Par Benoît Richard in Sciences Humaines

Les autres sources sur les mafias :

Publication : la mafia vue par les sciences politiques

Le livre pour les étudiants

Un livre sur la mafia calabraise

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