Articles avec le tag ‘transnational’
Arrêté à cause de son accent napolitain!
Mardi 14 mai 2013, la police italienne aux frontières a arrêté un napolitain de 53 ans. Il s’agit d’un trafiquant de drogue basé à Nice (cf. Présences mafieuses en France) et en Espagne (cf. Cosca del sol 2...) pour le compte de la Camorra (cf. TV5 monde : 7 jours sur la planète). Déjà arrêté au même endroit par la même brigande en 2008, il était recherché par la justice française depuis mars 2012 pour commerce de stupéfiants. Il devrait être extradé rapidement vers la France (cf. L’importance de l’harmonisation des lois antimafias)
Au moment de son arrestation, le trafiquant se trouvait à Vintimille dans le train en provenance de France. Il était en possession de faux papiers français. totalement indétectables. Et pour cause, sa carte d’identité était fait avec des vraies matériaux… Les Napolitains sont les rois de la contrefaçon… en raison de leur savoir faire (cf. Gomorra, le livre). Mais alors pourquoi notre trafiquant a-t-il été arrêté?
Et bien parce que le policier a été surpris par son fort accent napolitain peu en adéquation avec une carte d’identité française…
Un article pour tous les policiers sur le terrain que l’on ne remplacera jamais par des machines… à Stephan-Serpico et à tous les autres
Un article pour tous les Napolitains et leur accent…
Un mafieux calabrais arrêté à Medellin (Colombie)
La police colombienne, en coopération avec les Carabiniers italiens, a arrếté Santo Giuseppe Scipione, 80 ans, à Medellin. « Papi » né à San Luca (cf. Fin de la faida de San Luca) et recherché depuis 2006 par la police italienne est un courtier en drogue : un « broker » de cocaïne, faisant le lien entre les fournisseurs colombiens et les clans calabrais (cf. Joint venture Bolivie-Calabre?). La justice italienne l’avait condamné en mai 2012 à 15 ans de prison pour son rôle dans l’opération « Decollo » (cf.‘Ndrangheta export).
Santo Scipione vivait depuis longtemps à Monteria en Colombie où se trouve une importante diaspora italienne à l’instar de Salvatore Mancuso, ancien leader des Autodéfenses Unies de Colombie (actuellement en prison aux Etats-Unis). C’est le 2ème broker arrêté en une semaine li (cf. La preuve par l’exemple)
Cf. Les narco-comptoirs des mafias italiennes en Amérique latine
Quelques éléments historiques de géopolitique
Par Fabrice Rizzoli
Les acteurs criminalisés qui prospèrent dans certains territoires précis dérogent totalement aux règles du système légal. Pour contrôler le secteur concerné, ils imposent mêmes leurs règles à la collectivité.
Cependant leurs réseaux et les flux de diverses natures qu’ils véhiculent s’articulent, et sont relayés, bien au-delà des frontières de ces espaces de non-droit, capables même de se projeter et d’opérer à l’échelle transnationale. C’est ce qu’illustre l’article de Fabrice Rizzoli sur les « narco- comptoirs » latino-américains des mafias italiennes.
La série de visuels de cette enquête principalement historique met en évidence la persistance dans le temps entre organisations mafieuses des deux côtés de l’Atlantique, et l’étendue des liens tissés depuis des dizaines d’années. Cliquez : Revue OGC
Enfin!
Le jour de la fin du monde, le 21 décembre 2012, la Thailande a accepté d’extrader Vito Palazzolo. Le 31 mars 2012, sur demande d’Interpol, la police thaïlandaise avait interpellé à l’aéroport de Bangkok le mafieux Vito Roberto Palazzolo (cf.Coupe du monde : mafia 1 – Etat italien 0). Il s’apprêtait à quitter le pays. Il s’agit du résultat d’un intense travail d’enquête de la part des autorités italiennes, et notamment des carabiniers. Les enquêteurs ont travaillé sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, de Palazzolo et de ses proches. Ils auraient surtout bénéficié d’une source confidentielle sans doute proche du fugitif. Repéré depuis deux mois à Hong Kong, il a finalement été arrêté en Thaïlande.
Rappelons que Roberto Palazzolo a grandi dans la même ville que Peppino Impastato (cf Sicile 5 : contre la mafia le Centre Impastato), ce qui constitue un symbole de mafia et antimafia en miroir (cf. Petit dictionnaire énervé de la mafia…)
Vous pouvez retrouver la biographie du parrian arc en ciel sur le site Crimorg.com ou voir sa page internet : http://www.vrpalazzolo.com/ …. Ou dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia… désormais disponible aussi à la Libreria 89 Rue du Faubourg Poissonnière 75009 Paris (01 40 22 06 94) et à Ethicando, 6 rue de la grange aux Belles 75010 Paris.
Arrestation à l’aéroport de Rome
La police italien
ne a interpellé Leone Pezzimenti à son arrivée à l’aéroport de Rome-Fiumicino en provenance de Bruxelles (cf. Lobbying antimafia). Recherché depuis 2010 pour trafic de stupéfiants (cf. ‘Ndrangheta export), il avait été condamné par défaut en mai dernier à 8 ans de prison. Les enquêteurs pensent qu’il était en fuite en Amérique Latine.
Originaire de Melito di Porto Salvo (près de Reggio de Calabre), Pezzimenti est un membre important de la ‘Ndrangheta « mafia number one » . En 2000, il avait été arrêté pour le meurtre de Massimiliano Callea et condamné à 24 ans de prison, avant d’être acquitté en appel. Il est ensuite accusé de s’être implanté sur le marché de la cocaïne à Milan (cf. Milan submergée par la drogue de la ‘Ndrangheta : près de 800 kg de drogue achetés à des trafiquants serbo-monténégrins (cf. United of colors of dealers).
Joint venture Bolivie-Calabre?
Après avoir fermé un laboratoire de coca à Milan, les limiers de l’antimafia ont obtenu une victoire grâce à la police antidrogue bolivienne! Celle-ci a interpellé Alessandro Maria Maesano dans un quartier de Santa Cruz dans le centre du pays. Le boss voyagait avec de faux papiers et était arrivé du Chili (info). Ce faux risque de lui valoir d’être d’abord jugé en Bolivie avant d’être extradé en Italie.
Maesano, membre de la ‘ndrine Squillaci de Bova Marina dans la province de Reggio en Calabre doit purger une peine de à 14 ans de prison pour trafic de cocaïne et ce, depuis 2004 (appel confirmé en 2007). En 1999, déjà, il avait fait l’objet de l’attention de la police bolivienne. Il apparaissait encore dans l’opération Travador de 2009 qui avaient conduit les forces de l’ordre a démanteler une organisation criminelle entre la Bolivie et l’Italie, via la Grèce et l’Albanie. Ce cartel de la ‘Ndrangheta transnationale était composé 50 personnes qui comprenait un clan albanais comme on peut le voir dans la vidéo.
Tous les mots en gras sont dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia en vente chez Ethicando (6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris Métro Bonsergent/Gare de l’Est/République/Colonel Fabien) ou sur Amazon.
Michel Koutouzis Ethicando jeudi 14 juin
Chez ETHICANDO jeudi 14 juin à 20h : présentation du livre
évolus à jamais. Ne venez pas nous dire que le commerce est permis puis nous embrouiller avec des détails de produits interdits. L’offre et la demande, voilà la seule règle. » Ce n’est plus le cas.
Ils ne se considèrent plus à la marge d’un système, mais en son centre hypocritement honteux…
Cosca del sol 2. Espagne : lieu de repli
La « cosca » est le nom donné à une famille mafieuse sicilienne. (voir DICO). Le mot cosca est souvent utilisé par extension pour désigner les familles mafieuses calabraises et napolitaines. Une nouvelle cosca est née en Espagne : Cosca del Sole
Le 18 avril 2011, les carabiniers de la cellule investigation de Trapani, après un an d’enquête, ont arrêté prés de Barcellone, le latitante (voir (voir DICO).) Claudio Giusto, originaire d’Alcamo et membre de Cosa nostra sicilienne : mafia la mieux connue et la plus étudiée. Ce boss doit purger une peine de 28 ans de prison pour avoir assassiner en 1988 Giuseppe Maggaddino, boss de la célèbre famille de Castellammare del Golfo du mandamento d’Alcamo, La famille Maggaddino est trés liée à des familles de La Cosa Nostra américaine en particulier les “Bonanno Bonventre” de New York (voir DICO). Le père Giuseppe, Gaspare Maggaddino était le lien entre les deux Cosa nostra, avait déjà été assassiné à Brooklyn en 1970. Les carabiniers sont arrivés au bout d’une longue filature concernant une personne proche du boss. La filature a débuté en Sicile, est passée par la France… pour arriver en Espagne. La coopération joué à plein tube dans cette arrestation : Interpol, la police française, le mandat européen.
La cosca del sol 1. Espagne terre de blanchiment
La « cosca » est le nom donné à une famille mafieuse sicilienne. (voir DICO). Le mot cosca est souvent utilisé par extension pour désigner les familles mafieuses calabraises et napolitaines. Une nouvelle cosca est née en Espagne : la cosca del Sole ![]()
Le 23 décembre 2011, les homme de la police judiciaire de Reggio en Calabre en vacance en Espagne (après le Canada cf.‘Ndrangheta transnationale) se baladent sur les grandes avenue de Barcelone. Ils découvrent comme d’autres, les très grandes échoppes de sports (merchandising) tenus par des indo-pakistanais. Et il se disent peut-être « mais d’ou sont venus les fonds nécessaires à l’ouverture de magasins aussi grand avec autant de stock? Les pays en question pourtant pas trés riches sont sur la route de l’héroïne Afghan ver l’Europe….
Non. Les limiers de Reggio ne sont pas là pour cela. En collaboration avec il Mossos d’Esquadra di Barcellona, ils arrêtent Carmelo Gallico, boss de la ‘ndrine, famille mafieuse calabraises à Palmi. Souvenez, le frère de ce dernier s’était fait arrêté pour avoir voulu passer Pâque en famille (cf. Pâques en Calabre). L’acte d’accusation est intéressant : association mafieuse et utilisation de prête noms pour des biens possédés par le clan.
On appréciera moyennement la mise en scène pour l’arrestation dans la vidéo :
Toxic Europe : le journalisme qu’il vous faut
«Toxique Europe» c’est Biutiful cauntri (documentaire sur le trafic de déchets dans la région de Naples) mais à l’échelle de l’Europe. 27 min pour montrer les quantités, les mécanismes et le flux du traitement illégal de déchets dangereux (cf. « l’Italie, ses déchets, son béton, ses mafias ». Une des écomafias qui, depuis 20 ans, est l’une des principales sources de profits des mafias, et que se répand actuellement, suivant la mode économie mondialisée, à tout le reste de l’Europe. L’enquête soutient qu’une combinaison de phénomènes ont contribué à cette expansion : recherche de nouveaux clients, nouvelles routes et nouvelles décharges illégales font que des tonnes de déchets dangereux se déplacent sans contrôle adéquat.
Cecilia Anesi, qui a étudié le journalisme à la City University de Londres, et Giulio Rubino, qui a étudié le journalisme à l’Université La Sapienza, appartiennent à l’équipe dewww.wasteemergency.com, une plateforme web pour le documentaire »Le régimed’urgence» et des nouvelles rapports et demandes écrites sur les questions de Campanie »urgence des déchets connexes. Ils ont tous deux écrit pour un certain nombre de journaux italiens et britanniques. Delphine Reuter rapports sur l’environnement et des affaires européennes à Bruxelles. Elle est diplômée de l’IHECS à Bruxelles et a étudié le journalisme d’investigation à l’Université Columbia à New York.Les Pays Bas s’énervent
Voici une dépêche du Figaro avec les liens adéquats
Le parquet national néerlandais va ouvrir une enquête sur les activités de la mafia italienne aux Pays-Bas, a-t-on appris aujourd’hui. « Un groupe de travail va se rendre à Rome afin de discuter avec les autorités italiennes« , a indiqué un porte-parole du parquet, précisant que c’était « la première fois » qu’une telle enquête allait être ouverte (pourtant en lisant crimorg.com tous les matins… note d’auteur de mafias.fr). « Cela fait longtemps qu’il y avait des récits sur les activités de la mafia italienne aux Pays-Bas » (cf. (cf. ‘Ndrangheta export ), a-t-il souligné, refusant toutefois de donner de plus amples détails sur l’ampleur de l’enquête (comme d’hab… note d’auteur de mafias.fr).
Trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent
L’enquête va se concentrer sur le trafic de stupéfiants et le blanchiment d’argent, a affirmé le quotidien néerlandais NRC, selon lequel la justice italienne soupçonne de nombreuses collaborations entre des mafieux italiens et des criminels néerlandais (Flarenetwork). « Ces dernières années plus de vingt fugitifs de différents groupes de la mafia ont été arrêtés, sur indications de la justice italienne, et transférés en Italie », déclare le chef du parquet national, Gerrit van der Burg, cité par le journal.
Selon M. Van der Burg, les Pays-Bas sont régulièrement utilisés comme « cachette » par les mafieux. Entre novembre 2008 et août 2009, la police néerlandaise avait notamment arrêté trois membres de la mafia calabraise (cf.Fin de la faida de San Luca ) , la Ndrangheta, considérée comme la mafia la plus puissante et la plus violente d’Italie (cf. (cf. ‘Ndrangheta « mafia number one »). Ils étaient soupçonnés d’avoir été impliqués dans une tuerie mafieuse en Allemagne, de trafic de drogue et de meurtre (cf. De San Luca à Duisburg, la faida et la ‘Ndrangheta ).




