Articles avec le tag ‘représentations’

Hivers 1985, l’Italie est sous la neige comme l’ensemble de l’Europe. Au cours d’un voyage scolaire à Venise et en transit à la gare de Bologne, (en fait  cela doit  être en 1987 pour nous rendre à Ancône… car sinon le transit à Bologne s’explique mal…) je remarque une horloge un peu « décalée » par rapport à un bâtiment moderne et dont l’heure reste figée. A mes demandes d’explication, mon professeur d’Italien me parle de l’attentat le plus meurtrier de l’après guerre.

Dédicace à tous les profs qui emmènent leurs élèves en voyage donc :

ll est 10h 25 en ce matin du 2 août 1980 lorsqu’une bombe explose dans la salle d’attente de la gare de Bologne ; explosion qui fait 85 morts et 200 blessés. L’attentat de Bologne serait le fait d’une association subversive composée de milieux d’affaire, de l’extrême droite, de services de renseignement détournés (des services vraiment secrets… cf.Les services de renseignement italien et les mafias), de franc-maçonnerie clandestine qui n’en avait que le nom (la loge P2)  et de groupes criminels (la bande della Magliana et acteurs mafieux).

Récemment, le film Romanzo Criminale a consacré une scène à cette évènement. Dans cette vidéo, on notera que le poseur de bombe est assassiné dans la foulée… à la minute 2.22 🙂

PS : deux officiers des services de renseignements ont été condamnés par la justice italienne pour avoir corrompu l’enquête. Combien de pays arrive à condamner des agents de ce type?

Parole d’honneur

en FRANCAIS

Salle Vicky Messica du 12 février au 23 mars à du mardi au samedi 18h.

Parole d’onore en italien : 14, 28 février et 14 mars
Words of Honour en anglais : les 21 février, 7 et 21 mars

Un voyage au cœur de l’une des plus anciennes et secrètes organisations : La Mafia.

Voir le petit dictionnaire énervé de la mafia
De Attilio Bolzoni, mis en scène par Manuela Ruggiero et en lumière par Giorgio Palmera

Avec Marco Gambino et scénographe(s) Daria Battilana

Résumé :

Le comédien italien Marco Gambino révèle les paroles des puissants parmi les grands chefs de la mafia (Toto Riina, Tomasso Buscetta, Michele Greco) telles que les a retranscrites, à l’état brut, le journaliste d’investigation Attilio Bolzoni. Glanées lors des procès ou au fil des interviews qu’il mène depuis trente ans, ces sentences sans fioritures nous plongent au cœur même du raisonnement mafieux qui n’est pas seulement une langue ou un code, mais un exercice d’intelligence, une exhibition permanente du pouvoir.

 

Soirée thématique en trois parties Dans les griffes de la Mafia les 8, 15 et 22 janvier :

08.01 : 20h40 Le Parrain
Film de Francis Ford Copppola, USA, 1971, avec Marlon Brando, Al Pacino, Robert Duvall…

Quand Vito Corleone, à la tête d’un puissant empire mafieux, s’efface pour laisser le pouvoir à son fils… L’une des plus grandes sagas de l’histoire du cinéma.
23h40 Une histoire de la Mafia (1ère partie)
documentaire de Bernhard Pfletschinger, All, 2010
En Italie, les mafias contrôlent un tiers du pays et leur chiffre d’affaires s’élève à près de 150 milliards d’euros pas an. Retour sur leur incroyable ascension depuis le milieu du XIXe siècle.

15.01 : 20h40 Le Parrain II
Film de Francis Ford Copppola, USA, 1974, avec Al Pacino, Robert Duvall…

De l’ascension du petit Vito à l’empire de la terreur bâti par son fils Michael.
0h05 Une histoire de la Mafia (2ème partie)

22.01 : 20h40 Le Parrain III
Film de Francis Ford Copppola, USA, 1990, avec Al Pacino, Diane Keaton…

Où Michael Corleone tente en vain d’échapper à son destin.

23h25 La Mafia, organisation parasite
Documentaire de Carmen Butta, All, 2010

Comment Cosa Nostra la sicilienne a su profiter de la mondialisation pour étendre son empire.

Vous trouverez plus d’informations sur le site http://www.arte.tv/ rubrique programmes.

Fabrizio Maccaglia, Marie-Anne Matard-Bonucci, Autrement, 2009, 80p., 17 € :

« Il n’est jamais facile de bien comprendre ce qu’est une mafia. L’expliquer et l’illustrer par des cartes se révèle un moyen particulièrement adapté. Fait de courts textes et encadrés donnant des définitions, détaillant les dix commandements des organisations, décrivant les pratiques d’extorsion, alternant avec des cartes montrant les implantations et les territoires, des organigrammes recensant les grandes familles et leurs chefs, des schémas retraçant les mécanismes de l’emprise mafieuse, par exemple sur la société russe après la dissolution de l’URSS, ce volume accomplit largement sa mission. Outre les cartes des grandes mafias et organisations criminelles du monde, l’ouvrage traite également de leurs principales activités : commerce de drogue, trafic d’armes, traite d’êtres humains, etc. Il s’intéresse également à leur pénétration dans l’économie légale et sa corruption. Le cinéma n’est pas oublié : au-delà de l’objet d’étude, la mafia est aussi un objet de fascination. »

Par Benoît Richard in Sciences Humaines

Les autres sources sur les mafias :

Publication : la mafia vue par les sciences politiques

Le livre pour les étudiants

Un livre sur la mafia calabraise

ou infiltration légale dans l’économie mafieuse?

Retrouvez un reportage de 3 minutes (France 3, 19-20, 26/07/2009).

Si la vidéo ne s’affiche pas : cliquez sur ce lien : mafias et grandes surfaces

Le 17 janvier 2009, un gang de motard, les Outlaws sont réunis « pacifiquement » au salon de la moto de Verone (nord de l’Italie). Soudain, débarquent trois cents Hell’s Angels, les rivaux des Outlaws, afin d’en découdre. Les Hells créeent la panique. Ils forcent le barage de la police et blessent 20 agents de la force publique; une scène digne d’un film hollywodien (voir la série « Son of anarchy » qui est aux Soprano ce que les gangs de motard sont à la mafia).
Depuis cet incident, la police italienne ( L’Italie : ce pays modèle ) n’a cessé d’enquêter. Le 12 juin à l’aube, les polices de plusieurs pays ont arrêté 24 membres des Hells Angels en France, en Allemagne et en Italie (au sein des « clubs house » de Milan, de Cuneo, de Trevise, de Padoue, de Massa Carrara et de Rome). Ils ont saisi des pistolets, des bombes lacrymogène, des armes blanches dont des épées…) et des dizaines de milliers d’euros. L’enquête démontre qu’au sein du groupe criminel, les membres les plus influents avaient des grades inscrits sur les blousons. Pour obtenir le « dequiallo », il faut avoir agressé au moins une fois un policier. Pour obtenir le « filthy few », il faut avoir commis un homicide ou des délits très graves sans avoir été découvert. Les enquêteurs ont découvert une structure hiérarchique typique de la criminalité organisée.
Quand je vois le vocabulaire des gangs de motards (« dequiallo », « filthy few » et autres « chapitres »), J’imagine combien il peut être difficile de comprendre, pour le lecteur de ce blog, le vocabulaire mafieux (« cosca« , « ‘ndrine » et autres « capobastone« )…
Par ailleurs, ces arrestations en Italie semble confirmer une analyse produite il y a trois sur le site du DRMCC : « les gangs de motards criminalisés, une menace grandissante pour l’Europe« .
Enfin, à la lecture du rapport des policiers, il semble qu’il y ait une différence entre crime organisé dont les gangs de motard sont un bel exemple et le criminalité mafieuse. Les gangs de motards sont certes bien implantés dans les sociétés américaines ou scandinaves mais il ne semble pas aussi présents dans le monde de la politique et de l’économique que ne les sont les mafias italiennes. Jugez par vous même à l’aide des articles suivants :
Au conseil municipal : « tous mafieux! »
« Bourgeoise mafieuse »
Ecomafia

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