Articles avec le tag ‘université’
Mafias.fr adore la Suisse qui lui rend bien (cf. Genève..écomafias ou Neuchâtel…) Ainsi, après avoir publier des mémoires universitaire de l’Hexagone, (cf. Mafias : ancrage local, pouvoir transnational et Camorra/Consensus social, c’est avec un grand plaisir que nous publions un travail de Juan Rios pour une licence en science économique et de gestion de l’université de Genève et de Savoie.
Substitution de l’Etat par la Camorra dans les domaines socio-économiques
Mafias.fr aime à publier les mémoires sur le phénomène mafieux (cf. Mafias : ancrage local, pouvoir transnational) ou Mafias italiennes et relations internationales (non publiable sur issu car trop lourd) comme les mafieux peuvent aimer l’université (cf. université : objectif des mafieux) 🙂
Aujourd’hui, nous publions les travaux de Rémi Banet (université Pierre Mendes France) de l’Institut des études politiques de Grenoble (que j’ai raté à 0,2 point en 1992…). Dans le cadre du Master Sciences de gouvernement comparées, il a analysé le « soft power criminel » de la Camorra au travers de la chanson populaire, bref un des pouvoirs mafieux : le consensus social (cf.Les funérailles grandioses : démonstration de pouvoir )
Quand chanter n’adoucit pas les moeurs :
chanson néomélodique, camorra et antimafia à Naples
Groupe de recherche sur l’Italie contemporaine (GRIC)
Marc Lazar, Professeur d’ Histoire et de sociologie politique à SciencesPo
Marie-Anne Matard-Bonucci, Professeur d’Histoire à Grenoble, CRHIPA et Centre d’histoire SciencesPo
Dominique Rivière, Professeur de Géographie à Paris Diderot (UMR, Géographie-Cités)
Jeudi 16 février 18h à 20h
La mémoire du juge Falcone dans la lutte contre la mafia
Intervenante : Charlotte Moge (Université de Grenoble)
Centre d’Histoire de Sciences-Po
Sujet de thèse de la discutante:
La construction d’une mémoire publique de la lutte contre la mafia de 1982 à 2002 autour d’un martyrologe : Pio La Torre, Carlo Alberto Dalla Chiesa, Giovanni Falcone e Paolo Bordellino. Entrer la fin des années 1970 et le début des années 1980, la mafia sicilienne voit sa puissance financière s’accroître énormément grâce au trafic de drogue. Dans ce contexte, le clan des Corléonais provoqua la deuxième guerre de mafia visant à redéfinir les équilibres internes. Cosa nostra décide également de déclarer la guerre à l’Etat en s’attaquant à des figures essentielles de l’antimafia : policiers, juges, hommes politiques…. L’année 1982 constitue le pic de cette crise de violence mafieuse : l’assassinat de Pio Latorre et du général Dalla Chiesa.
Une partie de la société exprime son rejet des institutions et provoque la naissance d’une conscience civile et républicaine. Ce nouveau souffle antimafia se répercute au niveau judiciaire, les juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino sont les symboles de la première offensive qui se solde par la première victoire pénale contre la mafia.. Mais en 1992 les deux juges sont assassinés. Les protestations sont nombreuses et par conséquent le mouvement antimafia connaît un grand essor.
Cependant l’antimafia est encore un secteur inexploré par les historiens et les chercheurs en sciences sociales. Ce sujet de thèse se situe à la croisée de trois chantiers historiographiques : l’histoire de Mezzogiorno, l’histoire de la violence politique et sociale et l’histoire de la construction d’une ou de plusieurs mémoire(s) nationale(s) de l’Italie républicaine.
