Articles avec le tag ‘zoomafia’
Le 12 août 2014, les douaniers ont contrôlé dans le fret express un colis de 45 kg. Le colis provenant du Mozambique à destination du Laos était supposé renfermer des sculptures.
Ouf, ce sont 2 tabourets sculptés… mais au rayon x, on voit 6 défenses d’ivoire (poids total : 25,220 kg).
En 2013, la douane a saisi 435 pièces d’ivoire brut ou travaillé, ainsi que 376,4 kilogrammes d’ivoire, lors de 126 constatations. Le 6 février 2014, sur le Champ de mars, face à la Tour Eiffel, la France a détruit 3 tonnes d’ivoire saisies par les services douaniers, depuis 20 ans.
Le commerce d’ivoire fait disparaître la population des éléphants comme le rappelle un trés récent article de Médiapart (cf. 100 000 éléphants tués: le braconnage est reparti de plus belle en Afrique
Il s’agit d’un trafic, appelé aussi Zoomafia (cf. La « zoomafia » filmée en Sicile) qui rentre dans la catégorie des écomafias (cf. L’Italie, ses déchets, son béton et ses mafias). Les mafias s’adonnent à ce type de trafic aprés avoir fait un arbitrage « risque/profit ».
Cette semaine, une chaîne de télévision française a diffusé un court reportage sur une course clandestine de chevaux dans la province de Messine (vidéo d’une autre chaîne).
A la fin de la diffusion, le commentateur évoque une infraction « moins grave (« inofensives » cit.) que le trafic de drogue… ». En réalité, les courses clandestines relèvent du contrôle du territoire et du consensus social. C’est parce que les mafias contrôlent le territoire qu’elles sont les plus fortes en matière de grands trafics. Pour illustrer ce propos, vous pouvez relire un article paru au mois de mars (cf. « Zoomafia » au quotidien). Les courses de chevaux font partie des activités dénommées « zoomafia ». Ces activités criminelles sont incluses dans le concept des « ecomafias » (cliquez pour plus de précisions).
Cette semaine, dans la province de Reggio en Calabre, les policiers ont stoppé une course de chevaux clandestine. Sur la voie rapide entre Gallico et Gambarie, des jockeys pilotaient deux carrioles sous le regard de la foule pressée au bord de la route. Avec beaucoup de difficulté, la patrouille de police a fait ralentir les chevaux qui étaient lancés au trot. Les policiers ont par ailleurs arrêté une voiture de marque allemande et de type série « 3 » qui devançait les concurrents comme une voiture de tête pendant une course cycliste… Les deux chevaux n’avaient aucun marquage et les jockeys ne possédaient aucun document d’identité.
La police a saisi les chevaux et a verbalisé les jockeys pour des infractions au code la route. Avec un peu de chance, l’enquête arrivera à démontrer l’implication des ‘ndrines locales. Les familles mafieuses sont impliquées dans les activités visant à exploiter les espèces vivantes. On appelle ces délits : la zoomafia. Au delà du folklore, ces activités permettent aux clans de faire vivre des populations au chômage, d’entretenir le consensus social envers la mafia et de contrôler le territoire. Les courses de cheveaux font partie des activité dénomées « Zoomafia ». Ces activité criminelles sont inclu dans le concept des « ecomafias » (cf. L’Italie, ses déchets, son béton et ses mafias)
