Articles avec le tag ‘femmes’
Une équipe de foot féminin est menacée par la ‘Ndrangheta en Calabre parce que le sport est devenu un terrain de jeu pour le recyclage de l’argent sale mais aussi parce qu’il ne faut pas déconner avec certaines « valeurs » 🙂
Cf. Journée de la femme 2012 : le courage de témoigner
Tout dans « La mafia de A à Z », p. 72 « femmes et mafia »
La mafia de A à Z
162 définitions
De A comme « Accumulation du capital » à Z comme « Zoomafia »
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Jeudi 7 mars 2013
« Pas de femme, pas de mafia«
ETHICANDO 20h-23h
6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris,
Métros Bonsergent et Colonel Fabien voire République et Gare de l’Est pour les connaisseurs:)
Entrée libre, consommation antimafia obligatoire
sous peine de confiscation administrative et préventive des portes-monnaie 🙂
A la veille de la journée de la femme, Fabrice Rizzoli et auteur du petit dictionnaire énervé de la mafia exposera l’état des connaissance sur le rôle de la femme dans l’univers mafieux. L’univers mafieux est peuplé d’homme et la femme n’a pas le droit à l’initiation alors quelle est réellement son rôle?
Victime? (cf. Histoires de femmes dans la mafia)
Active? (cf. De l’égalité homme-femme)
Antimafia? (cf. La Sicilienne rebelle)
Partant de l’exemple italien, sa démocratie transparente, ses procureurs indépendants, sa tradition universitaire et une loi unique au monde sur les collaborateurs de justice qui permet de connaître l’univers mafieux de l’intérieur, Fabrice Rizzoli docteur en science politique sur les mafias italiennes proposera une lecture du rôle des femmes dans la mafia et hors de la mafia. Une connaissance italienne qui permettra de mettre en relief le rôle des femmes dans les autres organisations criminelles de part le monde.
Anthony « TG » Graziano est connu depuis des années par le FBI comme un membre important de la famille Bonanno (cf. Fête des mères 2004 : le boss fait tuer son fils). Il occupe depuis 2001 le poste de « consigliere » (cf. Montréal…). Mais depuis quelques temps, Anthony fait fasse à de multiples problèmes. Condamné en 2003 à 20 ans de prison pour racket et complot pour assassinat, il est libéré en 2011 pour raison de santé.
Pendant son incarcération, sa fille Renée Graziano fut l’héroine d’une série tv « Wives Mob » qui suit la vie de femmes dont leur famille ont des liens avec la Cosa Nostra américiane. Son ex petit ami Hector Pagan apparu d’ailleurs plusieurs fois à l’écran. Hector était un « associé » de la famille Bonanno. Attrapé pour trafic de drogue, il devient informateur pour la DEA afin d’éviter une peine de 50 ans de prison. C’est donc pour alléger sa peine, qu’il porta un micro et enregistra son beau-père et d’autres hauts responsables de la famille Bonanno lors de plusieurs réunions ou Anthony essayait de récupérer une dette de jeu de plus de 150 000 $ ce qui le renvoya en prison pour 19 mois en Avril 2012. Il provoqua aussi l’arrestation de plusieurs autres membres comme Vincent « Vinny Tv » Badalamenti et Nicholas « Nicky Mouth » Santora considérés respectivement comme l’acting boss et underboss des Bonanno.
Anthony « TG » Graziano a tout fait pour être distant de sa fille et de la série. Sa fille Renée disait même qu’elle n’avait plus de contact avec son père depuis le lancement de l’émission… Mais cela en était trop pour la famille Bonanno qui décida de « dépouiller » Anthony Graziano de toutes ses responsabilités et de tous ses droits. « Cela ne veut pas dire non plus qu’il ne sera plus actif, par contre cela veut dire que certains membres ne traiteront plus avec lui » dit un officier de police. Mais une perte de responsabilité signifie automatiquement une baisse non négligeable de revenu. Un procureur fédéral spécialisé dans les affaires sur la mafia allant même jusqu’à dire que cela était une sanction terrible pour un « affranchi »et que parfois un tel coup pouvait donner raison a un mafieux de « retourner sa veste », de collaborer avec la justice…
Par Xavier Blondel
Du même auteur : Initiation en peignoir : la classe
Tous les mots en gras sont dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia en vente chez Ethicando (6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris) ou sur Amazon.
Et vous trouverez des infos intéressante dans « femme et mafia »…

Lundi 5 mai 2008, trois cents carabiniers, soutenus par une brigade cynophile et un hélicoptère, ont arrêté quinze personnes appartenant au clan Graziano qui opère dans la province d’Avellino. Ces personnes sont accusées d’association mafieuse, d’extorsions et de conditionnement de suffrage électoral. En 2005, au cours du renouvellement du conseil municipal de Quindici, les hommes du clan auraient fait élire des complices. En 2007, les carabiniers avaient arrêté le capo-clan, Felice Graziano.
Depuis 40 ans, le clan Graziano et le clan Cava se livrent à une faida, un cycle de vengeances sans fin. Ces dernières années, le clan Graziano avait tendu une embuscade à trois femmes du clan Cava en les assassinant.

Face à la Camorra, la police fait sa part du travail. La justice est, quant elle, souvent « débordée ». Par exemple en 2007, les policiers arrêtent deux chefs de clan, les frères Russo qui opèrent à Nola, une commune située aux pieds du Vésuve. En an un, les enquêtes mettent en cause sept clans et 122 personnes. Les 41 juges d’instruction se révèlent insuffisants. En raison de la longueur de telles instructions, il existe un grand risque que les accusés soient libérés. Les délais de leur détention provisoire expirent bientôt. Des centaines d’écoutes téléphoniques sont encore en attente d’être validées comme preuve.
Conclusions :
La mafia ne respecte pas les femmes.
Dans un pays « garantista », c’est-à-dire où les droits de la défense sont démesurément supérieurs à ceux des magistrats, les mafias sont avantagées.
Tous les partis politiques, ceux de gauche comme ceux de droite, sont responsables de cette situation.

