Aprés le fils (cf. Dans la famille Rizzuto, « je demande le fils… ») , le patriarche de la mafia montréalaise, Nicolo « Nick » Rizzuto 86 ans, a été assassiné dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, mercredi.
Le meurtre est survenu vers 17 h 40 HNE à sa résidence de l’avenue Antoine-Berthelet, à l’angle du boulevard Gouin Ouest, dans le nord-ouest de Montréal.
Du point de vue de la violence programmée, la fin d’une époque se confirme (cf.Montréal : opération « extermination »).
Par ailleurs, de nombreux signaux semblent avoir été envoyés par les commanditaires. Tout d’abord, le fils a été assassiné devant le domicile de sa maitresse comme si on voulait salir le nom de la famille (les commanditaires, en bon disiciple de Toto Riina, savaient que cette info serait reprise en boucle par les médias (cf. Leçon de communication mafieuse par Toto Riina)
En ce qui concerne le grand père, il a été tué devant son épouse et une autre femme, ce qui monterait l’absence totale de considération envers le défunt et sa famille.
Il ne reste plus que le fils qui est en prison aux Etats-Unis, on verra bien si les autorités américianes ont envie de le protéger.
En point de presse, le commandant Denis Mainville, de la division des crimes majeurs du SPVMDenis Mainville a ajouté que des liens d’affaires existaient maintenant entre la mafia, les gangs de rue et les motards. « On ne structure plus le crime organisé comme étant des entités indépendantes », a-t-il résumé.
Si on lit entre les lignes de ce point presse, on comprend que les Rizzuto ne voulaient pas partager avec des forces émergeantes. De nouveaux acteurs italiens, certainement Calabrais, seraient davantage partageurs et surtout ne veulent plus d’une mafia avec un parrain bien identifé… on verra bien…
