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Giulio Andreotti n’est donc pas divin


Voir Andreotti dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia... et de l'antimafia

Voir Andreotti dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

Le 2 mai 2003, la cour d’appel affirme qu’Andreotti a « commis » le « délit de participation à l’association de malfaiteurs » (l’association mafieuse date de 1982 ndr) « concrètement établie jusqu’au printemps 1980 », qui cependant est « éteint pour prescription ». En revanche Pour les faits postérieurs au printemps 1980, Andreotti a été acquitté…

Le 15 octobre 2004, la Cour de Cassation, p. 211 affirme : « Donc la sentence saisie, au-delà de ses affirmations théoriques, a reconnu la participation au délit d’association non dans les termes réducteurs d’une simple disponibilité, mais dans ceux plus vastes et juridiquement significatifs d’une concrète collaboration (…) ».

Juridiquement innocent ; Giulio Andreotti est, au regard de l’histoire, coupable de complicité avec la mafia

PS : Mercredi 11 décembre 2009, grâce à Anteprima ce fut génial! Il divo est un film époustoufflant qui retrace l’activité politique de Giulio Andreotti au centre de la vie politique italienne pendant plusieurs décennies et aussi allié objectif de la mafia.

Un extrait : 

3 septembre : Carlo Alberto Dalla Chiesa

Général Dalla ChiesaLe 3 septembre 1982, des sicaires envoyés par la « commission » de Palerme  (cf. Opération Persée, le dieu qui décapita la méduse… ) ont assassiné le préfet Carlo Alberto Dalla Chiesa  (en  photo + Wiki biographie). Les auteurs et le scommanditaires mafieux ont été condamnés par la justice ilalienne. Mais comme dans le cas l’assassinat du juge Falcone en 1992 (cf. Bon anniversaire Giovanni), il est fort probable que des personnes extérieures à la mafia aient commandité ce meurtre.
En effet, pourquoi Salvatore Riina, le nouveau chef de Cosa nostra aurait-il fait tuer un préfet débarqué à Palerme depuis trois mois? Les thèses s’affrontent. Riina (cf. Leçon de communication mafieuse par Toto Riina), en guerre contre d’autres familles mafieuses aurait agi pour montrer sa puissance à ses rivaux. Ou alors, les enquêtes et le travail auprès de la population de la part du préfet mettaient en danger l’organisation mafieuse. Ces mobiles sont importants mais ils ne suffisent pas à expliquer la prise d’une telle décision. En réalité, Riina avait déjà presque terminé « l’extermination » des familles mafieuses rivales et n’avaient donc pas besoin d’assoir son autorité avec un tel geste.
Certes, les actions du préfet était efficaces (arrestation au sein de la bourgeoisie mafieuse et sensibillisation envers les jeunes afin de diminuer le consensus social mafieux cf. Arrestation du « boss » Tegano et du consensus social ). Dans la vidéo ci-dessous, on peut voit une scène du Général qui illustre ce travail dans un cniéma puis au milieux des ouvriers dans un chantier naval.
Corleone capital de l'Antimafia

Corleone


Pour autant, la mafia sicilienne, riche et puissante ne semblait pas destabilisée au point de commettre un geste de cette gravité qui ne manquerai d’avoir des conséquences nefastes pour l’organisaiton mafieuse. A l’issu de cet assassinat, le Parlement vota la loi instituant le délit d’association mafieuse et celle mettant en place la confiscation administrative des biens saisis à la mafia (cf. La confiscation : enjeu politique majeur).
Les motivations sont éminament politiques. Le Général Dalla Chiesa, combattant de la seconde guerre mondiale, avait vaincu le banditisme en 1950. Il connaissait bien la mafia. Il opérait déjà dans les années cinquante à Corleone (cf. Antimafia à Paris : le 22 mai hommage à Giovanni Falcone). Il avait aussi gagné la guerre contre les brigades rouges. Dans le cadre de ses activités, il avait travaillé sur les dossiers les plus sensibles de l’histoire de la première République (1948-1992) :
Affiche Cent jours à Palerme

Cent jours à Palerme

- Le crash suspect, en 1962, de l’avion d’Enrico Mattei (Président de la compagnie des hydrocarbures),

- Le meurtre du journaliste Mauro de Mauro en 1970 et celui de Mimo Pecorelli en 1979,

- L’enlèvement et le meurtre du Président de la Démocratie Chrétienne Aldo Moro en 1978,

- L’implication de la loge clandestine P2 dans la vie politique

De là à penser que le chef de la mafia sicilienne a rendu un service aux politiciens corrompus  (cf. Il Divo) en échange de l’impunité, il n’y a qu’un pas.

Dissolution des conseils municpaux : annus horribils?

communes dissoutes mafiaEn Italie, non seulement on a inventé le délit d’association mafieuse et sa construction jurisprudentielle connexe (le concours externe en association mafieuse) mais en plus on a inventé la dissolution de des assemblées élues quand elle sont infiltrées par les mafieux. Les forces de l’ordre enquêtent puis se réunissent avec le prefet et quand ils constatent où vont les appels d’offre

C’est ainsi que le conseil des ministres italien a dissous le conseil municipal de Mongiana (800 habitants dans la province de Vibo Valentia en Calabre cf. Violence programmée…,). Le ville était gouvernée depuis 2009 par un maire de centre droit qui avait gagné par 18 voix d’écart (c’est jamais bon de gagné par peu de voix d’écart :-) La commune va être administrée par des commissaires du gouvernement avant de retourner aux urnes dans 18 mois.

Au premier semestre, déjà 8 assemblées ont déjà été dissoutes Mongiana, Plati et Bova Marina en Calabre ; Pagani (Salerno) et Gragnano dans la région de Naples ; Salemi (Trapani) et Racalmuto en Sicile mais aussi Leini dans la province de Turin  (cf. « Crimine » version Piémont : 180 mises en examen).

La dissolution : une arme fatal contre la bourgeoisie politico-mafieuse mais on ne voit que des villes italiennes sur la carte google map…

Tous les mots en gras sont dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia en vente chez Ethicando (6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris) ou sur Amazon.

Sensibilité mafieuse… et série télévisée

paolo borsellino mafiaRisquons nous à un billet original. Je suis en train de lire le compte rendu de la déposition du collaborateur de justice Gaspare Mutolo au procès Mori (cadre des Carabiniers accusé d’avoir favorisé la mafia). Mutolo est un collaborateur de justice de la première heure qui a expliqué Cosa nostra et la politique (cf. Mafias italiennes et relations internationales).

Gaspare Mutolo rapporte une scène des premiers jours de juillet 1992. Le juge antimafia Borsellino l’interroge à Rome depuis des heures, décontracté, quand le téléphone sonne. C’est le Ministre de l’intérieur. Le magistrat se rend alors au ministère et revient blême et très nerveux. Le mafieux collaborateur de justice lui fait remarquer qu’il fume deux cigarettes en même temps : une dans la bouche, une dans la main. Rires partagés. Le magistrat explique alors l’effroyable message qu’il vient de recevoir :

Bruno Contrada, le responsable des services de renseignement civiles (SISDE) vient de lui dire (au magistrat) : « si Mutolo a besoin de quelque chose, je suis à disposition« 

Vous comprenez le problème?

L’interrogatoire du mafieux normalement ultra secret est en fait connu dans tout Rome…

Problème? Le contexte de 1992 ou le tournant du siècle (cf. Le terrorisme mafieux dans la crise du système politique italien) 

Bruno contrada mafiaLe 30 janvier 1992, la Cour de cassation vient de confirmer le verdict du maxi-procès de 1987 et la condamnation de 300 mafieux de Cosa nostra. La mafia sicilienne dirigée par les Corléonnais déclare la guerre à l’Etat (cf.  colloque sur les attentats de 1992-1993), tue Salvo Lima et Ignazio Salvo référents politiques de la DC en Sicile, puis le juge Giovanni Falcone le 23 mai (cf. Bon anniversaire Giovanni).

Paolo Borseillino est le prochain. il est un cadavre ambulant. Il le sait. Mais ce qu’il découvre c’est que des fonctionnaires des plus hautes sphères de l’Etat joue contre lui. Le magistrat Borsellino est contre une négociation avec la mafia, d’autres fonctionnaires si… ‘Pour plus d’info voir « N ». Négociation dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia en vente chez Ethicando – 6 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris- ou sur Amazon.

Imaginez la scène. le chef paolo borsellino mafiades services secrets qui lui balance en langage codé : « je sais que tu interroges le repenti Mutolo« . C’est une menace à peine déguisée. C’est une scène digne de série télévisée quand l’inspecteur met le suspect en position de coupable. Un peu comme les scènes finales de Columbo ou de NY section criminelle. Vous savez, avec une musique… sauf que là c’est le gentil qui se subit un « stress position« .

Oui, ce jour là, le sol s’est dérobé sous les pieds de Paolo Borsellino. La phrase de Bruno Contrada lui a sectionné les jambes et elle annonce les bombes de juillet contre Paolo Borseillino (en photos cf. Sicile 4 : bon anniversaire Paolo)

PS : Bruno Contrada a été condamné à 10 ans pour complicité avec la mafia :-)

Lundi 5 mars 18h : conférence société civile contre raison d’état

Les Amis de Beppe Grillo à Paris et NewropeMag en collaboration avec la Maison de l’Italie vous invitent à une

Conférence – Débat avec

Cadavres exquis, morts pour raison d’Etat, terrorisme

Les influences externes et internes sur la politique nationale. Politiciens, services secrets, crime organisé. Qui est au service de qui ?

Et quel rôle pour les citoyens?

Aldo Giannuli – Professeur d’Histoire du Monde Contemporaine Université de Milan, Expert Commissions parlementaires italiennes

Annie Lacroix-Riz – Professeur Emérite d’Histoire Paris VII

Simonetta Greggio – Journaliste et écrivain

Fabrice Rizzoli – FLARE, 1er Réseau Européen Associatif contre le Crime Organisé Transnational et auteur du Petit Dictionnaire énervé de la mafia

photos rizzoli

En présence de Fabienne Boulin (fille de Robert Boulin et auteur du livre « Le dormeur du val, Ed. Don Quichotte)

Paris, le 5 Mars 2012, 18H00 – 21H00

Maison de L’Italie Cité Universitaire de Paris

7A rue Boulevard Jourdan, 75014 PARIS (RER Cité Universitaire)

L’histoire récente de nos pays européens est parsemée de morts qui demeurent toujours non élucidées. Les enquêtes judiciairesse sont heurtés aux services secrets et autres structures de renseignement intérieur et extérieur, à la criminalité organisée,aux intérêts d’Etat. Il s’agit de relire notre histoire à la lumière de récents travaux journalistiques et historiques. Clarifier qui a fait quoi, comment et pourquoi est nécessaire pour comprendre notre passé, et ainsi affronter pleinement la réalité actuelle.

Ethicando sera présent avec ses produits antimafia, qui redonnent dignité aux citoyens face à la prédation organisée en système.

Pour informations et inscriptions : Meet Up « Les Amis de Beppe Grillo à Paris » : meetupparis@gmail.com

« Bourgeoisie mafieuse » : définition

centro impastato mafia antimafiaLes mafieux (appartenant à l’organisation par affiliation) ne sont rien sans leurs complices. Le pouvoir de la mafia réside dans ce corps social composé de mafieux et de complices. Umberto Santino du Centre Impastato parle depuis le début des années 70 de « bourgeoisie mafieuse », seul concept capable d’expliquer la pérennité du phénomène mafieux, définition :

« Le système relationnel mafieux est composé de rapports de parenté, d’amitié, d’intérêt, de contiguïté et de complicité. Ce réseau s’affirme dans des conditions de développement comme de sous-développement économique. Ces relations composent un corps social hiérarchiquement organisé. Les catégories sociales les plus pauvres représentent le bassin de recrutement de la main-d’œuvre pour les mafias. Les sommets de l’organisation mafieuse sont capables de sceller un pacte scélérat avec les plus hautes sphères du pouvoir politique et économique, la haute société».

Le tout forme un corps social, un club « privé », que le sociologue Umberto Santino qualifie de « bourgeoisie mafieuse » in  Dalla mafia alle mafie. Scienze sociali e crimine organizzato, Rubbettino, Soveria Mannelli 2006.

Pour plus d’information en français Umberto Santino

Dans la vidéo en français, le collaborateur de justice (appelé à tort « repenti ») utilise aussi ce concept :)

Concours externe d’association mafieuse… ou complicité…

La police italienne a lancé une vaste opération contre un clan Caridi de Reggio en Calabre, un clan affilié à la « ndrine Libri. Pour les affiliés, l’accusation est association malfaiteurs à des fin d’extortion et détérioration. Par l’application de la violence programmée, ils rackettaient les commerces dans les quartiers Ciccarello, Modena et San Giorgio Extra.

Cette opération fait suite à celle d’avant avec 21 arrestations avec cette fois des accusations d’association mafieuse, extorsion, usure, elle même dans la continuation de l’opération ”Alta Tensione” qui concernait 33 personnes dont Giuseppe Plutino, 47 ans et conseil municipal de Reggio. Ce dernier est accusé de concours externe en association mafieuse. Toutes les explications dans le Petit dictionnaire énervé de la mafia

Terre brûlée autour du boss Matteo Messina Denaro

« tu vois, depuis deux ans qu’il est maire combien on a économisé? Aprés les élections, il [le maire nda] m’a dit :  chère madame, tant que vous allez voir l’oncle Nunzio [le boss incacéré dans le Nord de l'Italie nda], vous ne payez plus les billets. Je lui téléphone, je commande les billets et je passe les prendre ». La femme du boss au téléphone avec son mari en prison

campobello di mazaraLe 16 décembre 2011, les magistrats antimafias siciliens ont arrêté 11 personnes dont le capo famiglia de Campobello di Mazarà Leonardo Bonafede et Filippo Greco, un entrepreneur installé Gallarate dans la province de Varese (dans le Nord) considéré comme le financier de la cosca (famille mafieuse sicilienne).

Plus énervant, la magistrature a aussi arrêté le maire de centre gauche dont les écoutes téléphoniques révèlent de manière évidente la complicité envers la famille mafieuse de la zone. Les magistrats considèrent le premier des élus comme « l’expression politique locale de la coterie mafieuse« ! Ciro Caravà est un digne représentant du « ransformisme » typiquement sicilien. Ancien communiste, il passe au  Parti socialiste trés affairiste puis à Forza Italia le parti de Marcello Dell ‘Utri, bras droit du président du Conseil condamné en appel, avant de rejoindre le Parti Démocrate de gauche).

Plus intéressant, Ciro Caravà mène une politique de duplicité. D’un côté, il se porte partie civile pendant les procès de mafia ou bien il inaugure des restitutions à la société de biens confisqués aux mfieux. (cf. L’arme qui peut tuer la mafia : la réutilisation des biens confisqués). De l’autre, il fournit les appels d’offre aux entreprises du clan. Pus mesquin, il offrait des billets d’avions pour que les proches du chef mafieux puissent visiter ce dernier incarcéré dans le Nord de l’Italie. Enfin, un messager du boss fait référence à cette duplicité somme tout bien jouée et classique (le président de la région Sicile disait que la mafia le dégoutait mais Vasa Vasa est en prison). Dans une écoute, le soldat dit au chef : « Je lui ai apporté un sac de voix. L’autre soir à la télé, je l’ai entendu le maire. Minchia, si je le connaissais pas… »

Tout cela se passe dans la région de Matteo Messina Denaro qui n’a plus trés longtemps à tenir face aux Catturandi (reportage). Le cercle se ressère autour de Matteo Messina Denaro mais cela fait un an que je le dis… je commence sérieusement à me tromper :)

Italie : démission du président du Conseil

Publié pour la première fois au mois d’avril 2009

Le 1er avril 2011, l’Italie s’est réveillée dans l’effroi. Les journaux relataient que le président du Conseil s’était livré au parquet national antimafia. Au cours d’une déposition qui a duré huit heures, le président du Conseil italien a raconté que petit déjà, il tirait la manche de son papa dans une banque de Milan qui blanchissait l’argent des familles mafieuses (cf. Jeunesse et hérédité de Silvio Berlusconi).

Le président du Conseil a expliqué aux magistrats comment il a évité le service militaire, ce qui était encore inconnu à ce jour. Le président du Conseil regrette qu’en sortant de la fac de droit (où il rencontra Marcello Dell’Utri (cf. Vittorio Magano « le héros »…) et alors qu’il voulait être chanteur, des inconnus lui ont prêté des fonds pour construire un parc immobilier. C’est un fiasco et il est contraint d’accepter un nouvelle proposition, « de celle qu’on ne peut refuser » (le Parrain I) . « On » lui prête à nouveau beaucoup argent d’origine inconnue.

Connaissant cette fois la réussite, il a alors une idée de génie : mettre une antenne sur le toit d’un immeuble et créer la première télévision privée en Europe. Le président du Conseil a répété qu’il ne savait pas d’où venaient les  capitaux colossaux qui ont été versés dans sa société de publicité. Il a cependant reconnu que cela constituait un délit, comme son appartenance à une loge clandestine et subversive.

Le président du Conseil a évoqué son parcours au sein du parti socialiste ainsi que de multiples affaires de corruption. Il a expliqué aux magistrats que des personnes qui lui sont proches avaient, à son insu, négocié avec la mafia sicilienne le fait de poser de bombes dans tout le pays en 1992 et 1993 afin de créer un climat propice à l’arrivée d’une nouvelle classe dirigeante au pouvoir  (cf. 12 janvier 2002, un étudiant et un colloque sur les attentats de 1992-1993 et bibliographie). Puis, il a justifié les décisions favorisant la mafia prises au cours de ses trois présidences : loi favorisant le blanchiment, attaque systématique de la magistrature, décrédibilisation des collaborateur de justice (appelé à tort des »repentis »), remise en cause de la loi sur les biens confisqués aux mafias ou des projets économiques douteux (cf. Berlusconi veut le vote des Siciliens…)

Le 1er avril 2011, Silvio Berlusconi a donné sa démission mais n’a pas présenté ses excuses au peuple italien estimant qu’il n’était que le précurseur d’un monde nouveau (cf. Le président du Conseil mitraille une journaliste)

Itv Planète investigation

logo planète investigationChaque semaine, Samira Ibrahim met le cap hors des frontières de l’Hexagone. «Planète investigation» aborde un thème de manière approfondie, avec un documentaire de 52 minutes suivi d’un grand reportage de 26 minutes. L’occasion de décrypter sous tous les angles, de l’intérieur puis avec du recul, des sujets passionnants. «Planète investigation» met le cap sur la Sicile avec la diffusion des documentaires «Cosa Nostra, autopsie d’une mafia» et «Buenaventura, l’escale interdite». 

Le documentaire en question sur Cosa nostra sicilienne est réalisé par Agnès Gattegno, produit  par : TAC PRESS en 2007. Retrouvez l’Itv de Fabrice Rizzoli qui se mélange un peu le pincaux avec les chiffres de collaborateur de justice.

En réalité, les collaborateurs de justice (« repentis ») était 791 en 2007. Voici, l’ultime source officielle à ce sujet (cliquez), ce qui fait un total  de 3 000 personnes à protéger. I est vrai que le nombre de collaborateur de justice était plus important dans les années 90 soir plus de 1 000 par an.  Le chiffre que je n’arrive pas obtenir est le nombre total de repentis que l’état italien a protégé depuis 1991. A la louche, je dirai 3 000 (en comptant les décés, les rechutes environ 5%, et les sorties du programme du à l’arrêt de menace). L’état aurait peut être protégé en tout 6 000 personnes (en tout cas pas 6 000 mafieux comme je le déclare dans le reportage) enjoy :-)

 

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