Archive pour la catégorie ‘France’

Ethicando
6, rue de la Grange Aux Belles
75010 PARIS
Métro: République ou Jacques Bonsergen
Caterina Avanza Ludovica Guerreri : 01 84 06 18 43
Ethicando est une vitrine pour des coopératives sociales italiennes qui se battent contre les méfaits des économies criminelles et pour un retour à la « légalité » : L’arme qui peut tuer la mafia : la réutilisation des biens confisqués
Les produits présentés par Ethicando sont ainsi les fruits du travail de jeunes en difficultés cultivant les terres confisquées aux mafias, de détenu(e)s et ex détenu(e)s en processus de réinsertion, de groupes de femmes au chômage de quartiers sensibles ou encore de personnes fragiles psychiquement. Exemple
Nos produits sont sélectionnés pour leur style, leur gout et leur qualité bio.
Ce qui les rassemble et les rend uniques, c’est avant tout cette valeur sociale de la légalité : ETHICANDO
Le Réseau continental de recherche sur l’informalité dans les métropoles (RECIM) est un forum international pour les débats, à l’échelle nord-américaine, qui favorise une méthodologie de comparaison, qui est construit sur des perspectives communes d’une «anthropologie sociale» d’analyse des faits sociaux, dans laquelle chaque participant contribue de ses sensibilités et connaissances disciplinaires.
Ce réseau a été créé en 2008, la première réunion du RECIM a eu lieu à Ottawa et à Montréal (novembre 2009), suivie d’une seconde réunion publique à Mexico (février 2010), et un débat au Congrès national de Metropolis tenu à Montréal en mars 2010. À la suite de ces réunions, un livre a été publié. En mars 2011, 4ème rencontre annuelle, intitulée « Repenser le politique: l’économie informelle, la gouvernance et la règle du droit dans un monde urbain » eut lieu à Mexico, dans les locaux du Programme universitaire d’études sur la ville (UNAM-PUEC).
En Janvier 2012 à Lyon, la 5ème rencontre annuelle du RECIM organisée par Felipe de Alba (Chaire d’études du Mexique contemporain, EURIAS Researcher Institut d’Études Avancées, Collegium de Lyon, ENS) vera la participation de mafias.fr sur le thème des écomafias :
Mafias and « ecomafias » : In-between legality and illegality, or the end of a distinction
Mafias et « ecomafias » : Entre légalité et illégalité, ou la fin d’une distinction
Le programme :
Pompé, faute de temps, sur le site crimorg.com (dont je recommande la lecture chaque matin pour décrassage 🙂
L’association antimafia Libera a publié l’étude « Azzardopoli » sur les activités de jeux illégaux en Italie, un marché estimé à 10 milliards d’euros. L’association a recensé 41 clans mafieux actifs dans ce secteur :
– Camorra : Misso, Mazzarella, Bidognetti, Crimaldi, Di Donna, Gionta-Gallo-Cavaliere, La Torre, Tavoletta, Amato-Belforte, Vollaro, Brandi, Cava, Grimaldi, Terracciano, Moccia, Schiavone, Zaza, D’Alessandro, Fabbrochino, Mallardo ;
– Cosa Nostra : Inzerillo, cosca de Villabate, Lo Piccolo, Madonna, D’Agati-Villabate, Aparo, Santapaola, Madonia, Bottaro-Attanasio ;
– ‘Ndrangheta : Pelle-Gambazza, Condello, Libri-Zondato, Mancuso, Labate ;
– Sacra Corona Unita : Vicientino-Pasimeni-Vitale-Penna, Parisi-Capriati, Tornese, Strisciuglio ;
– ancienne Bande de la Magliana (Rome).
FLARE France, OGC , Libera internationale et Ethicando
avec… Anticor, GRASCO, Démocrates Paris, Focus In, Fab. Nichi-Paris, Meetup Paris, Asso Carlo Giuliani, La Libreria de Paris, édition La Contre allée…
vous invitent le vendredi 18 novembre à 20h30
à la Maison de l’Amérique latine, 217 bd St germain, 7007 Paris
Magistrat antimafia auteur du « dernier des juges »
Jean de MAILLARD
Magistrat spécialiste de la criminalité financière auteur de « l’arnaque »
Anna RIZZELLO, traductrice et co-auteur du « dernier des juges »
Anne CRENIER, Modératrice, ancienne présidente du syndicat de la magistrature
ETHICANDO, produits issus des terres confisquées à la mafia
On a l’habitude de considérer la mafia comme un phénomène exclusivement italien, mais la réalité actuelle nous montre le contraire. Cosa nostra ce n’est plus seulement « notre chose », les italiens pourraient dire. Les mafieux ont rangé leur coppola et leur traditionnelle lupara et ils ont appris les bonnes manières et les lois de la finance.
C’est pourquoi, après l’édition de 2010 (cf. L’Antimafia à la radio parisienne), une émission en collaboration avec nos amis de l’association Survie Paris, Envie d’IIalie a décidé d’approfondir ce thème avec des invités qui essaient, à travers leur engagement et leur travail, de réveiller l’intérêt de la société civile sur cette problématique, en l’occurence :
Fabrice Rizzoli, secrétaire général de « l’Observatoire Géopolitique des Criminalités » et représentant de FLARE (Freedom Legality And Right in Europe) et Umberto Santino, sociologue et Président du Centro Siciliano di Documentazione « Giuseppe Impastato ». (cf. Sicile 5 : contre la mafia le Centre Impastato
POUR ÉCOUTER OU RÉÉCOUTER L’ÉMISSION CLIQUEZ-ICI.
Il y a peu de temps Fabrice Rizzoli (italiano) et moi-même, fûmes interviewés par Federico Lacche de Libera Radio. La radio antimafia de Bologne voulait connaitre notre point de vue sur le traitement de la question mafieuse par les institutions françaises. M. Rizzoli profitant de l’occasion qui lui était donnée, exprima son amertume quant à la difficulté de faire de la mafia un sujet de recherche et d’étude universitaire dans l’hexagone. Nous appelâmes lors de cette émission les pouvoirs publics nationaux et supra nationaux à considérer le danger que représente pour la démocratie les infiltrations mafieuses sur notre territoire et sur tous les territoires de l’Union (Fichier Mp3).
Pour ma part, je fis référence au livre blanc de la défense nationale en tentant de mettre en exergue dans son chapitre sur le renseignement le peu de place accordée à la lutte contre ce phénomène.
La criminalité organisée est le pré-requis à l’installation d’un système mafieux et doit donc être combattue comme une menace globa
le et non comme un danger sporadique. C’est pour répondre à cette menace, que le renseignement doit être intégré à l’arsenal permettant de lutter efficacement contre la criminalité organisée. Sans ce travail d’« intelligence », le risque que pourait connaitre nos sociétés est un saut qualitatif traversant les trois phases d’évolution des criminalités. La première peut être qualifiée de « dissociée », c’est-à-dire que le milieu criminel génère ses propres revenus qu’il tire d’activités illicites, le plus souvent : drogues, jeux, prostitution. La deuxième évolution d’un groupe criminel est une conséquence directe de la première, il s’agit de la phase« parasitaire ». Les richesses ne sont plus acquises uniquement en autarcie, le crime s’organise et s’alimente également du détournement de l’argent public. Le stade le plus aboutit de cette hiérarchie est la phase « osmotique ». Cette situation voit les frontières entre criminalité organisée et pouvoir public se confondre : c’est le système mafieux.
C’est pourquoi la récente création du Service d’Information et d’Analyse Stratégique sur la Criminalité Organisée (SIRASCO) peut être saluée (cf. Figaro). En moins de deux ans, le service auto-qualifié « d’intelligence anti-criminelle », a non seulement remporté de nombreux succès, mais prend compte la diversité des renseignements nécessaires pour lutter efficacement contre l’enracinement des « cosche » «’ndrine » ou autres « triades ». (cf. Cr du colloque ANAJ-IHEDN)
Guillaume Origoni
Le Télégramme du 27 octobre : cliquez
« Le comité de jumelage Plougastel-Ciminna a proposé une conférence «Un autre regard sur la Sicile», vendredi, à l’espace Avel-Vor. «Je veux aider à faire évoluer les mentalités. Je veux casser l’image des Siciliens, tous mafieux», explique le président du comité, Antonio Ciminna.
Le point sur la Cosa Nostra
«Les choses changent aujourd’hui dans le bon sens et notamment chez les jeunes, qui en ont ras-le-bol». Véritable référence en matière de crimes organisés, Fabrice Rizzoli a détaillé, point par point, les différents rouages d’une mécanique mafieuse bien huilée. Grâce à de nombreux documents, il a expliqué au public captivé les implications de la Cosa Nostra dans les différentes strates de la société jusqu’aux plus hautes instances politiques. Le docteur en science politique a aussi mis en avant les procès et les jugements qui montrent que la situation bouge dans le bon sens. 
«Sentiment de rejet»
Selon le président du comité de jumelage, «l’omertà n’a plus d’existence. C’est la mort du juge Falcone, engagé dans la lutte anti-mafia et assassiné en 1992, qui a déclenché ce sentiment de rejet». Le comité de jumelage propose deux autres rendez-vous. Le19novembre, une soirée photo retracera le déplacement deplusieurs Plougastel en Sicile au printemps. Pour les nostalgiques, le célèbre film «Le guépard», de Luchino Visconti, sera projeté à la fin de cette année. La date reste encore à confirmer. »
Ps : notez que le journaliste du Télégramme n’a pu s’empêcher de prendre comme fond de photo le slide avec le Parrain… il y avait une trentaine de slide… les représentations ont la vie dure même quand on les démonte 🙂
Le 25 mars dernier, le tribunal de Toulon a jugé plusieurs camorristes pour détention d’armes (découverts enterrées dans un jardin de La Seyne-sur-Mer) et de trafic de véhicules en bande organisée entre Toulon et l’Italie. Le chef serait un Italien de 30 ans, condamné à 8 ans de prison et sous le coup d’un mandat d’arrêt européen de la part de l’Italie pour association mafieuse, détention d’armes et extorsion qui agissait au sein d’un réseau de complicité (compagnes, parents… eux aussi condamnés). Un membre du clan Sena de la Camorra doit encore être jugé alors qu’il est incarcéré à Naples où il purge une perpétuité.
Le 09 juin, la police italienne en collaboration avec la PJ de Nice a arrêté un français d’origine italienne résident à Vallauris (Côte d’azur mon amour). En 2010, un mandat d’arrêt international avait été délivré à l’encontre de compare condamné à 10 ans de prison (Nice Matin)
Enfin, le 10 juin, la police a arrêté en France (Le Progrès), un homme complice des ‘ndrines calabraises dans le cadre de l’opération « Crimine » version Piémont : 180 mises en examen. Il semble être un digne représentant de la bourgeoisie mafieuse.
Cf. Infiltrations mafieuses en France
Cf. Arrêté grâce aux écoutes… il se cachait à Marseille
Cf. Joint venture grand-banditisme français-Camorra
Cf. La Camorra à Paris : quand le boss roulait en Lamborghini sur les Champs
Cf. Arrestation de mafieux en France, rien de plus…
Durée : 54min. ( 20H41 – 21H35 )
Diffusion : Haute définition
Cryptage : En clair
Genre : Docu-info – Société
Origine : France
Année de réalisation : 2010
Télétexte : Sourds et malentendants
Réalisation : Paul Moreira
Rediffusion(s) : 09/06/2011 à 10:00 sur Arte
Déjà traité par la presse écrite (Enrico Porsia) et déjà démontré par des commission parlementaire en Italie, le cas de déchets toxiques déversés en Somalie est filmé par Paul Moreira mène l’enquête. Déverser une tonne de déchets toxiques le long des côtes somaliennes ne coûte que 2,50 dollars. C’est la décharge la moins chère du monde, et une source de bénéfices confortables pour les Occidentaux. Mais ces polluants anéantissent les ressources maritimes, provoquent des malformations génétiques et des cancers chez les enfants… Afin de protéger leurs côtes et tout simplement de survivre, les Somaliens ont abandonné la pêche et se sont tournés vers la piraterie. Parallèlement, les réseaux mafieux responsables des trafics d’armes et de déchets prospèrent…

MAFIAS : ENTRE ILLEGALITÉ ET LEGALITE
Quelles perspectives législatives ? Quel rôle pour la société civile?
Dana VILLEGAS : Les cartels de la drogue et les interstices du droit
Michel KOKOREFF : Comment la prohibition des drogues produit la criminalité ?
Projection reportage, débat et
adresse : chez a ruche 84, quai de Jemmapes 75010
Après midi : table ronde : Lutte contre la fraude organisée : la réutilisation à des fins socio-culturelles des biens confisqués est-elle la solution ?
Modératrice : Maria Chiara PRODI
Jean de MAILLARD : Les marchés financiers, opportunité ou modèle pour l’économie criminelle ?
Nicolas GIANNAKOPOULOS : Suisse : Economie légale et illégale, la fin de la distinction ? Mario VAUDANO : Perspectives législatives contre la fraude à l’Union
Antonio MARUCCIA : Biens confisqués à la mafia : un exemple du retour à la légalité Francesco COSTAMAGNA : Confiscation et réutilisation des biens confisqués à l’échelle européenne
17h : Conclusions
Le programme complet :


