Articles avec le tag ‘mafia’

Au mois de mai 2009 le ministère de l’Intérieur italien a dissous le conseil municipal de Taurianova, une petite ville de la province de Reggio en Calabre. (le long de la mer thyrénienne dans l’arrière-pays de Gioia Tauro sur la carte) Le conseil municipal de Taurianova avait déjà été dissous en 1991, l’année de la mise en place de ce dispositif législatif qui permet de lutter contre les relations politico-mafeuses (les complictés entre élus et mafieux). En 2008 une commune proche de Taurianova a connu le même sort ( Le port-conteneur de la ‘Ndrangheta )

Lorsqu’un conseil est dissous, les citoyens ne retournent pas aux urnes immédiatement. En l’occurence, la commune est placée sous la responsalbilité de commissaires d’état venus de Rome pour les 18 mois à venir. Le ministre de l’Intérieur justifie cette décision : « le danger que les clans de la mafia calabraise conditionnement de la libre expression du vote est trop grand« . En effet, un rapport d’un commissaire enquêteur est sans appel :  » au sein de conseil municipal : tous ou presque sont mafieux!« . Au cours des élections municipales de 2007, le maire adjoint promettait des faveurs au chef mafieux de la zone, avantages qui ont tous été accordés depuis. En échange, le mafieux a activement participé à la campagne électorale. Il faut dire que le maire de la ville est le même que celui qui était en poste quand le conseil municipal fut dissous une première fois…

La commune aurait été très peu regardante en matière de constructions abusives de la part de citoyens ayant des liens de parenté avec la mafia. Par ailleurs, une des employés de la mairie a falisifé les rapports afin de montrer que des travaux publics étaient conformes à des appels d’offres publics alors qu’en réalité, ils ont tous été attribué à des sociétés dont les propiétaires sont proche du clan.

Régidé à partir des informations de Monica Centofante de http://www.antimafiaduemila.it/


– Depuis un an, les forces de l’ordre ont découvert de multiples arsenaux appartenant au clans de la mafia calabraise (Un arsenal de la mafia calabraise découvert).

– La mafia calabraise dispose d’importants réseaux de complicité comme en témoigne l’arrestation d’un membre des forces l’ordre (L’avocate suisse et l’absence d’impunité en Italie..)

– Enfin, les ‘ndrines sont fortement présentes dans le Nord de l’Italie ou banquiers, entrepreneurs sont complices (Exécution mafieuse en Lombardie ).


Le 13 mars 2009, les forces de police française ont arrêté un membre de Cosa nostra (sans l’article défini), l’organisation mafieuse sicilienne. Salvatore Adelfio, 42 ans a été arrêté en 1997 et en 2002 pour association mafieuse et trafic de drogue. Son père, Giovanni Adelfio, est aussi détenu pour association mafieuse. Salvatore Adelfio avait échappé à l’opération Old Brige menée conjointement en février 2008 par les polices italienne et américaine, qui avait permis l’arrestation de 81 mafieux des deux continents. L’enquête de la police italienne et espagnole, avait permis de découvrir que le mafieux se cachait en Espagne, près de Malaga. Au total, plus d’une dizaine de responsables de différentes mafias italiennes ont été arrêtés depuis 2006 en Espagne, pays faisant figure de principale porte d’entrée européenne pour la cocaïne sud-américaine et le haschisch marocain.

Donc, les mafias sont des phénomènes italiens et la drogue provient d’Espagne. En revanche, en France, aucune information ne permet de savoir ce qui se passe, sauf lorsqu’on apprend que le chef de la mafia sicilienne est venu se faire soigner dans une clinique du Sud de la France… (L’arrestation du chef de la mafia : une victoire à point nommé ).

Après le passage à tabac (cf.Violence programmée : étape numéro 1, il pestaggio), au mois de novembre 2009, la modernité nous offre une exécution mafieuse en directe. Le 11 mai 2009, (article la Repubblica octobre 2009) nous sommes dans le quartier « sanità » de Naples (cf. Education à la soumission dans les bacs à sable), et les caméras filment un acte de violence programmée très certainement « intra clan » vu le pedrigrée de la victime. Etait il nécessaire d’envoyer à la fille du défunt les photos du meurtre? La violence est un langage (cf.La Camorra punit les repentis) et il faut punir doublement la famille de la victime! Voir la vidéo ci dessous :

Omicidio di camorra in diretta par Video-Reporter


 Il était une fois une avocate suisse en cavale en Italie. Martina N., 47 ans, arrive dans un  hôtel de luxe Florence. Elle prend une des plus belles chambres, celle utilisée par le président du Conseil lors d’un récent voyage. Pas de chance ! L’établissement en question, qui accessoirement accueillait un colloque contre l’usure en présence du procureur de Florence Quattrocchi, collabore, comme 2 500 autres à Florence, avec la préfecture pour la communication « one line » des données des clients. A une heure du matin, le voyant rouge s’allume à la préfecture. Martina N. est une criminelle en col blanc en cavale ! En 2005, elle a été condamné par la Cour d’appel de Reggio en Calabre. Pourquoi ? Elle a été condamné à deux ans de prison pour association de malfaiteur. Elle était une « taupe » au sein d’une banque allemande pour le compte de la très puissante ‘ndrine (une famille mafieuse calabraise) Morabito. En 2000 , le magistrat antimafi Gratteri l’a accusé être l’insoupçonnable « terminal » de la « section informatique « des trafics illicites. Elle auraient fourni en temps réel des informations sur des titres de crédits émis par l’un des principaux instituts bancaires européens.
A 6h du mat, les policiers de la police judiciaire l’ont réveillé et ont perquisitionnée sous les yeux ébahis de son compagnon.

Dans la mafia, vaut mieux être en haut de la « pyramide » pour ne pas subir la répression de la magistrature.
La mafia calabraise est la mafia numéro un, elle possède une bourgeoisie mafieuse dont cette avocate est l’exemple.

En Italie, il existe quatre mafias mais il existe aussi les meilleurs outils pour lutter contre ce phénomène comme ne témoigne le dispositif mis en place à Florence.
L’avocate aurait du « descendre » dans un palace parisien, elle ne risquait rien…

Un reportage de qualité sur la ville de Castel Volturno en Campanie (sur le littoral à l »ouest sur la carte) après l’assassinat de 6 africains (« Jammuncenne » et la mafia napolitaine fait un exemple…)

Pour voir ce documentaire de 13 minutes :
http://programmes.france3.fr/comme-un-vendredi/index-fr.php?page=video&id_article=203

Retrouvez un bonne article sur la ‘Ndrangheta et ses complcités avec des membres des institutions. Il manque peut-être une étude sur le contrôle du territoire.

La mafia calabraise à la conquête du monde

Criminalité / mercredi 22 avril par Enrico Porsia (amnistia.net)

Dans la galaxie de la criminalité organisée, la ‘Ndrangheta, est aujourd’hui au zénith. Cette organisation mafieuse, qui nous vient de Calabre, ne cesse d’étendre son empire.

Inconnue du grand public jusqu’au massacre de Duisbourg en Allemagne [1], la ‘Ndrangheta poursuit son ascension vers les sommets de la haute criminalité. En mai 2008, l’ancien président américain, George W. Bush, en s’appuyant sur le Foreign Narcotics Kingpin Designation Act, visant à punir les trafiquants de drogue, l’avait rajouté officiellement sur la liste noire des organisations criminelles les plus dangereuses agissant sur le sol américain. Et, il faut bien admettre que, pour une fois, Bush junior n’avait pas grossi le trait…. la suite :

http://www.bakchich.info/La-mafia-calabraise-a-la-conquete,07455.html

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Au cours de l’année 2006, dans une prison de Catane, un jeune détenu affilié à une cosca, (Des statistiques à la réalité de la lutte antimafia ) affirme qu’ils existent  des mafieux homosexuels même si ceux-ci doivent se cacher!
Au sein des organisations mafieuses, ceux qui sont soupçonnés d’être gays vivent dans la terreur. Rappelons le cas de Johnny D’Amato (en photo), un « captain », c’est-à-dire un chef de groupe d’une dizaine de mafieux, au sein de la famille De Calvacante du New Jersey aux Etats-unis. Son parcours a été porté à l’écran dans la série les Soprano. Jonnhy d’Amato a été assassiné en janvier 1992 par ces compères qui le croyaient gay. En réalité, on ne sait pas si Jonnhy D’amato était « homo » ou pas. Son problème est qu’il venait de remplacer le chef de sa « famille » mafieuse incarcéré. Jonnhy d’Amato était un « acting boss »,  qui devait peut-être sa promotion au fait qu’il était lié à la très puissante famille Gambino de New York. Le fait qu’il soit « homo » ou présumé comme tel n’était peut-être qu’un prétexte pour qu’on l’assassine. En effet, les rapports entre  les 5 familles de New York et celle du New jersey ont toujours été faites d’alliances et de trahisons.
Conclusion : la mafia c’est la tyrannie de la famille (Arrestation de la « mamma ») et des valeurs. Celui qui bouge le petit doigt (au mieux…) est assassiné surtout si les intérêts du clan sont menacés.
En 2008, un détenu membre d’une famille mafieuse sicilienne, écrit une poésie. Les autres détenus le cataloguent alors comme une « tapette », un « pédé ». En effet, d’après les règles de Cosa nostra, la mafia sicilienne, un « soldat » de l’organisation mafieuse ne peut être homosexuel. La punition carcérale tombe : huit « hommes d’honneur » (ainsi se nomment les mafieux siciliens) sodomisent le jeune homme. Ces pratiques sont courantes. Pourtant, l’avocat du jeune homme a décidé d’en référer aux autorités. A ce jour, les huit mafieux n’ont pas été sanctionnés par l’administration pénitentiaire. Ces cas ne sont pas des cas isolés. L’avocat de la victime a rendu l’agression publique le 3 août 2008.
Le 25 mars dernier, sur le marché du quartier San Pasquale de Bari, deux sicaires s’approchent d’Orazio Porro, 53 ans. Ce dernier sort un couteaux mais il est trop tard. Il reçoit trois balles et décède sur le coup. Un clan du centre ville de Bari vient de commettre un acte de « violence programmée » contre un mafieux pris dans ces contradictions. (Voir le cas d’un autre ex-repenti assassiné).
La victime, un mafieux de la Sacra corona unita, la mafia des Pouilles, est un ancien collaborateur de justice, (un mafieux « repenti » protégé par l’Etat). Dans les années quatre-vingt dix, Orazio Porro était le bras droit du boss Guiseppe Cellamare. Tous les deux, acteurs majeurs du trafic de cigarettes transitant par les Balkans. étaient en « cavale » au Monténégro où ils ont été arrêtés.en 1998. Mais avant d’être arrêté, Orazio Porro avait tenté d’assassiner le boss rival et honni Giuseppe De Felice, surnommé « Pinuccio il napoletano ». Pour cette tentative de meurtre, un des soldats d’Orazio Porro fut balafré en prison. Orazio Porro décide, alors, de passer du côté de la légalité. Il témoigne contre son clan au procès. En 2006, la cour d’assise lui retire le droit d’être protégé par l’Etat car ce témoin n’aurait pas tout dit sur un massacre survenu en 1990. Au mois de janvier, de 1990, via Isonzo, trois personnes ont été tuées au cours d’une tentative d’assassinat contre le boss du vieux Bari Antonio Capriati qui s’est servii des trois victimes comme bouclier…). Une fois sorti de prison en 2008, Orazio Porro se serait caché pour se protéger avant de revenir à Bari en 2009. Là, les sources divergent. Soit, il aurait commis une tentative de racket ou bien il aurait été apperçu dans les allées du parquet de Bari, ce qui signifie qu’il voulait être réintégré dans le programme de protection des anciens mafieux (« repentis »).Orazio Porro aurait mieux fait de tout dire. Il serait aujourd’hui, en sécurité, dans une commune du Nord de l’Italie, sous un faux nom et avec sa famille. Depuis 1992, aucun collaborateur de justice sous protection de l’Etat italien n’a été assassiné par la mafia. Orazio Porro aurait pu faire le choix de la vie et de la légalité (Cf. Le « repenti » rétablit l’Etat de droit en Italie ). Ses hésitations lui ont été fatales.
A contrario, l’auteur de l’assassinat de la semaine dernière s’est livré à la police ( Cf. Prison à vie ou exécution sommaire? ). Il a fait le choix de la vie… en prison.
Je dédie cet article à mon frère le « balafré » de Grasse.

Il est 16h30 à Locri sur la côte ionienne de la Calabre. Domenico Cavaleri attend son fils devant l’école quand il est atteint de plus plusieurs balles de 7,65 mm à bout portant. Le premier projectile fait exploser la tête de la victime qui décède sur le coup.
Le défunt est le neveu de Cosimo et Antonio Cordi, les deux chefs de la famille mafieuse Cordi. On pense donc à la reprise de la guerre avec le clan des Cataldo, l’autre ‘famiille mafieuse de la ville. Depuis 20 ans, ces deux ‘ndines  (nom donné aux familles mafieuses calabraises) se livrent à une faidà, une guerre faite de vengeance sans fin comme c’est le cas à San Luca, non loin de Locri (  De San Luca à Duisburg, la faida et la ‘Ndrangheta )
Rapidement, les policiers excluent cependant la piste mafieuse. En effet, le défunt issu d’une famille puissante aurait pris l’habitude d’user de cette position. Le 17 mars dernier, au cours d’une partie de carte, Domenico Cavalieri aurait giflé un père de famille. Le fils de ce dernier aurait donc vengé le sgarro (l’affront) fait à son père. Un homme de trente ans en un tué un autre autre de quarante pour une gifle.
La police, sous le contrôle du procureur de la République, a commencé sa course contre la montre. Il s’agit de trouver le présumé meurtrier avant que la famille mafieuse ne fasse justice à sa manière.  Le présumé coupable peut éviter encore la mort mais pas la prison à vie. Récement, un fait similaire s’était produit en Calabre et la famille mafieuse avait été plus rapide que l’Etat italien ( Violence programmée ).

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