Articles avec le tag ‘mafia’

L’Italie c’est 4 mafias et les meilleurs outils juridiques pour lutter contre celles-ci. L’état a par exemple à sa disposition la confiscation des biens avec réutilisation à des fins sociales (cf. La confiscation : enjeu politique majeur): l’immeuble du parrain qui devient un centre culturel, l’exploitation agricole du clan qui devient une coopérative avec des ouvriers qui ont un contrat de travail… un chose rare en terre mafieuse (cf. Schiaffo alla mafia).

A ce sujet, ce 5 août, la Garde des finances a saisi des biens mafieux pour une valeur de 10 millions d’euros. Ces biens appartiennent à des membres de la très pussante ‘ndrine (famille mafieuse calabraise)  Alvaro de Sinopoli (cf. Violence programmée). Cette saisie fait suite aux opérations déjà menées au mois de mai mais aussi à d’autres plus anciennes (cf. 200 millions d’euros saisis à la mafia calabraise).

Les militaires de la Guardia di finanza ont effectué une enquête patrimoniale d’un simple exploitant agricole de 73 ans et  ils ont découvert que ce dernier était propriétaire de 4 luxueuses propriétés. Localisées dans la petite commune de Melicuccà, elles ne figurent même pas sur le cadastre. Situées dans des endroits difficilement accessibles, les militaires les ont repérées en survolant la zone par hélicoptère.

Pour la petite histoire, une de ses villas a été construite sur le modèle de la villa Scarface comme ce fut déjà le cas à Casal di Principe avec la maison de Walter Schiavone,  le frère de Francesco dit Sandokan (confusion dans le reportage). A Casal di principe, la villa scarface doit devenir un centre d’acceuil pour handicapés. J’espère que les villas de Meliccucà deviendront un complexe touristique antimafia qu’on puisse profiter d’une des plus belles régions d’Italie.



Quelque 320 personnes soupçonnées d’être liées à la ‘Ndrangheta, dont certaines appartiennent à la « bourgeoisie mafieuse », ont été interpellées mardi à l’occasion d’une opération dont l’ampleur est sans équivalent depuis les années 90… L’enquête débuta par l’assassinat d’un capo-bastone à Milan puis par une Exécution mafieuse en Lombardie

lire l’article de Marie Herbet, le Figaro

Pour info : « la bougeoisie mafieuse » = réseaux : mafieux + complices

Chaque mafieux agit au sein d’un ensemble de relations complices. L’ensemble forme, pour chaque mafia, un réseau qui représente environ une centaine de milliers de personnes. Celles-ci appartiennent au monde de la politique, de l’entreprise et des professions libérales :

« Le système relationnel mafieux est composé de rapports de parenté, d’amitié, d’intérêt, de contiguïté et de complicité. Ce réseau s’affirme dans des conditions de développement comme de sous-développement économique. Ces relations composent un corps social hiérarchiquement organisé. Les catégories sociales les plus pauvres représentent le bassin de recrutement de la main-d’œuvre pour les mafias. Les sommets de l’organisation mafieuse sont capables de sceller un pacte scélérat avec les plus hautes sphères du pouvoir politique et économique, la haute société ».

Le tout forme un corps social, un « club privé », que le sociologue Umberto Santino qualifie de « bourgeoisie mafieuse ».

Santino (Umberto), L’alleanza e il compromesso (mafia e politica dai tempi di Lima e d’Andreotti ai nostri giorni), éditions Rubbettino, Soveria Manelli, 324 pages, 1997, pp. 5-9.

En fin d’après midi, dans la zone industrielle de Saint Léonard à Montréal, les tueurs s’approchent d’Agostino Cuntrera et de son garde du corps qui ne sert à rien… Les deux mafieux sont assassinés. Agostino Cuntrera appartient à une la dynastie mafieuse transnationale : les Caruana-Cuntrera. Au Canada, le clan Caruana-Cuntrera était associé au clan Rizzuto. Depuis 1978, ils avaient éliminé la concurrence calabraise (Cotroni-Violi en photo). Puis, ils avaient aussi pris leur indépendance vis à vis de la famille New yorkaise Bonanno (voir hypothèse d’un lecteur en bas de page).

Résultat :

– 2006 : extradition vers les US de Vito Rizzuto boss (père).

– Mi-2009, un ami de Vito Rizzuto, Federico Del Peschio, a été tué par balle sur le parking de son restaurant.

– De septembre 2009 à janvier 2010 ; 18 cafés italiens de Montréal sont la cible d’attaques au cocktail Molotov.

– 29/10/2009 : assassinat de Nicolo Rizzuto, petit fis et héritier du clan : cf. Dans la famille Rizzuto, « je demande le fils… »

– 21/05/2010 : disparition mafieuse (lupara biancha) de Paolo Renda, beau-frère de Vito Rizzuto (le père), le consigliere du clan Rizzuto.

– 29/06/2010 : assassinat de l’allié Cuntrera

La police canadienne affirme qu’il n’y pas de guerre entre les Calabrais et les Rizzuto car dans une guerre il y a des morts des deux côtés. Or, dans le cas présent , il n’y pas de mort côté calabrais.

Ben oui, ce n’est pas la guerre c’est une extermination ; la dernière étape dans la violence programmée (cf. De San Luca à Duisburg, la faida et la ‘Ndrangheta) entre clans mafieux. Les vainqueurs en bons stratèges pourraient s’arrêter là et obtenir l’allégeance des cadres du clan Rizzuto pour la continuité des affaires.

En effet, le Canada est géopolitiquement primodiale dans l’achemiment de la drogue aux Etats-Unis (premier pays consomateur au monde). Déjà pendant la prohibition, l’alcool venait du Canada. La drogue, en particulier l’héroïne suit la même route.

PS : voici un commentaire d’un des lecteurs de ce site :

« Je voudrais également intervenir sur ce qui est en train de se passer au Canada actuellement et que vous aviez notamment analysé au cours de l’un de vos précédents articles. En effet, il semblerait que la piste new-yorkaise soit envisagée comme de plus en plus crédible par les enquêteurs – qui seraient néanmoins encore dans le brouillard le plus totale. Cette série de règlements de compte méthodique étant en train de décimer au sens propre du terme l’ensemble de la direction de la Famille Rizzuto pourrait être le fait de la Famille Bonnano de New York, qui voudrait reprendre ses positions dans ce pays. Ce pourrait être un retour de bâton pour les Rizzuto, qui avait fait sécession des Bonnano dans les années 80 dont ils étaient auparavant un crew, les Bonnano profitant de l’extradition de Vito Rizzuto vers les États-Unis en 2006 et de la vacance du pouvoir ainsi que du manque d’organisation des activités de la Famille qui s’en sont suivies. Connaissant l’importance du Canada dans la géopolitique du crime organisé que ce soit en Italie ou aux États-Unis, je voulais savoir ce que vous pensez du conflit actuel qui s’y déroule ? »

Dans le cadre de cours dispensés en école de commerce (ici 6 heures), les étudiants de troisième cycle ont planché sur :

PARTIE 2 : questions de Fabrice Rizzoli

45 minutes : attention! Ici il ne s’agit pas d’une dissertation.

Pas de titres, pas d’introduction et conclusion.

1. Définir de manière succincte mais néanmoins précise le concept « d’économie criminelle ». (6 points)

2. Donner la définition de la « Bourgeoisie mafieuse ». (4 points)

3. Citer les 6 pouvoirs mafieux et illustrer à l’aide d’activités criminelles comment les mafias et le crime organisé oscillent entre illégalité et légalité. (10 points)

4 pages maximun pour les 3 questions


Je corrigerai tous ceux qui me répondront

🙂

PS : je ne corrige pas les erreurs d’orthographe…

Le 26 juin, Il est 20h 30 à Manfredonia dans les Pouilles, une voiture s’approche d’une autre voiture : « boom boom ». Les sicaires font feu à la lupara (fusil de chasse). L’utilisation d’une arme typiquement mafieuse peut signifier une proximité avec les victimes. La violence étant un langage (cf. cliquez sur le lien pour lire un de mes billets préférés : Guet-apens contre un capo-bastone en Aspromonte)

Une des victimes, 23 ans est le fils du’un chef mafieux assassiné le 21 avril 2009. La seconde victime, non décédée, est le frère du boss et il avait déjà échappé à la mort il y a deux mois lors d’un attentat à la voiture piègéé!

Ce 12ème meurtres de l’année dans la région de la Capitanata (ancien nom de la province de Foggia sur la carte) s’incrit dans la série des réglements de compte au sein la faction Romito-Libergolis (cf. Libérations de mafieux dans la région des Pouilles). Aillées, les deux factions avaient des rôles différents. La clan Libergolis était le bras armé alors que les Romito recyclaient  argent sale et entretenaient les contacts avec les entrepreneurs, les magistrats et les forces de l’ordre. A telle enseigne que les Romito auraient colloboré avec les forces de l’ordre pour arriver au procès ; procès qui a vu les Libergolis condamnés (deux en prison et un en fuite) et non les Romito (le père et trois fils).

Dans la mafia, quand on veut se débarasser de son bras armé, il faut faire le travail correctement. Dans le cas contraire,  la partie trahie se retourne contre la faction « indélicate » et elle utilise la violence programmée (cf. Violence programmée).

.

Le 28 juin 2010, le sénateur Marcello Dell’Utri, a été condamné à 7 ans de prison pour complicité externe en association mafieuse cf. Un sénateur condamné par une justice italienne sophistiqué).

L’accusé qui considère le mafieux Mangano comme un héros (cf. Vittorio Magano « le héros »…) avait été condamné à 9 ans de prison en première instance, (cf. thèse les mafias italiennes et la fin du monde bipolaire Mafias italiennes et relations internationales : extrait

 » Le 11 décembre 2004, la deuxième section du tribunal de Palerme a condamné en première instance le sénateur Dell’Utri, à neuf ans de réclusion. Le chef d’inculpation était « concours externe à une association mafieuse ». Dans les motivations de leur sentence déposée au mois de juin 2005, les juges ont reconstruit près de trente années des fréquentations illégales de la part du bras droit de Silvio Berlusconi (le texte intégral des motivations de la condamnation de Marcello Dell’Utri sont disponibles sur le site www.narcomafie.it). Pour la justice, Marcello Dell’Utri a été l’intermédiaire entre l’organisation mafieuse sicilienne et Silvio Berlusconi. « La médiation des accusés constituait un canal de liaison entre l’entrepreneur milanais [Silvio Berlusconi nda] et l’organisation mafieuse Cosa nostra, représentée par Stefano Bontate »(Extrait de la décision de justice du 11 décembre 2004).

En deuxième instance, le Parquet avait réclamé 11 ans mais les magistrats du siège ont écarté la thèse d’un « pacte électoral » entre Berlusconi et Cosa nostra, estimant que les rapports entre Dell’Utri et la Mafia ont cessé en 1992….  Une décision que ressemble fort à celle concernant Giulio Andreotti qui avait été condamné pour ses agissements pro-mafieux avant 1980 (prescrits par ailleurs) mais acquitté pour ses actes commis aprés 1980… (cf. Hommage à Carlo Alberto Dalla Chiesa)

Cela fait maintenant 15 ans qu’il existe des élements matériels qui tendent à prouver que les attentats de 1993 à Rome, à Milan et à Florence  (en photo à droite) seraient le fruit d’un « deal » entre Cosa nostra sicilienne et Forza Italia, parti fondé par Dell’Utri…. mais cela est une autre histoire (cf. 12 janvier 2002, un étudiant et un colloque sur les attentats de 1992-1993).

Le sénateur Dell’Utri a décidé de se pourvoir en Cassation.

« Les cochons dévorent rapidement les corps à condition de les mettre à la diète pendant une semaine« 

calabre racket ciment mafia

Contrôle du territoire

Depuis 2001, un tueur de la ‘Ndrangheta collabore avec la justice. Il est donc un collaborateur de justice et non un « repenti » puisqu’il ne se repent de rien. Il change de vie et passe du côté de la légalité et de l’état de droti. Cela se révèle utile car depuis 2001, on connaît les secrets des ‘ndrines (familles mafieuses calabraises) de Cosenza (cf. Opération Terminador).

Entre 1998 et 2000,  des chefs de famllies de la zone décidèrent de s’unir en confédération  afin de se répartir les appels d’offre de l’autoroute A3 (en photo) et de faire le mènage. La nouvelle stratégie avait obtenu l’aval de la ‘ndrine Mancuso de Limbadi très influente dans la région (cf. ‘Ndrines, armes et contrôle du territoire). Il s’agit encore d’une information précieuse obtenu grâce  à un colloborateur de justice, le « contabile » (« comptable » de l’organisation en question).

Les ‘ndrines faisaient appel à des tueurs professionels. En 2000, le tueur collaborateur de justice en question a participé à un massacre à la kalashnikov sur la place d’un village (deux morts et un blessé). En 1998, il avait assassiné un jeune vendeur de drogue « nommé Chiarello » puis l’avait découpé en morceau à la hache. Le soldat de la mafia était devenu « un ange de la mort » capable de désosser les cadavres, les dissoudre dans l’acide ou de les faire rôtir dans des barils de naftaline. Mais le meilleur moyen de ne pas laisser de trace était l’utilisation des cohons!

« Ils mangent tout y compris les cheveux, en une demi heure, il ne reste plus rien« .

Heurseusement que « Victor le nettoyeur » (Nikita) est devenu collaborateur…

Fait à partir de l’article d’Arcangelo Badolati de la Gazzetta del sud

Le 25 juin, Giuseppe Falsone, le chef de la province mafieuse d’Agrigento, a été arrêté par la police. Giuseppe Falsone figurait dans la liste des 30 « latitanti » (fugitifs) les plus recherchés. Cette victoire de l’Etat sur la mafia est le résultat d’écoutes judiciaires bien menées alors que le gouvernement actuel veut en réduire la portée (cf.Extorsion-flash kidnapping).

Il a été arrêté à Marseille, comme le fut en 1991, Domenico Libri, boss de la mafia calabraise. En 2003, Bernardo Provenzano, le chef de la mafia sicilienne (cf. L’arrestation du chef de la mafia : une victoire à point nommé) se fit opéré dans une clinique privée de la région. En 2009, un autre mafieux sicilien fut arrêté en France (cf. Arrestation de mafieux en France, rien de plus…).

Le chef mafieux sicilien arrêté le 25 juin avait une fausse carte d’identité française dont le nom appartenait à un complice (cf. Infiltrations mafieuses en France).

En France, la mafia n’existe pas mais on s’amuse bien quand même :

Joint venture grand-banditisme français-Camorra

La Camorra à Paris : quand le boss roulait en Lamborghini sur les Champs


« Vous avez libéré une parole »

Le 19 mai, des élèves de 6ème du collège Saint-Exupéry de Meudon ont expérimenté le projet pédagogique BRANCACCIO (cf. Une BD pour comprendre le phénomène mafieux.)

Crée par votre humble serviteur et sponsorisé par FLARE (Freedom Legality and Rights in Europe), ce projet vise à déconstruire les phénomènes mafieux et à promouvoir la légalité.

Face à des problèmes de bande ou de violences scolaires, une équipe pédagogique s’est mise en place :

Le principal du collège, deux assistantes sociales, une psychologue,  une infirmière scolaire, une professeur de Français et un spécialiste de la criminalité organisée.

Les élèves ont tout d’abord étudié le premier épisode de a BD en question. Dans cet épisode, Nino un jeune qui veut étudier et quitter son quartier « difficile » rencontre un « grand » et se laisse embarquer… cela ne finit pas bien.

Puis, en deux groupes de 15, les élèves ont débattu avec le spécialiste de la violence, accompagné de deux autres adultes, dans un exercice de maïeutique qui a libéré leur parole (dixit la professeur de français)

Des élèves dynamiques, bavards et espiègles parfois, ont abordé les concepts de violence, de leadership (meneur, suiveur, victime) et de repères face aux adultes souvent absents dans la bande dessinée (comme dans leur vie?).

Voir "antimafia" dans le Petit dictionnaire énervé de la mafiaL’intervention a buté sur une idée ; pour ces jeunes pas question de faire appel aux institutions et aux adultes pour régler leur problème de violence au quotidien…

Dans un troisième temps, les élèves ont réinventé la fin de l’histoire de Nino en atelier (sans la présence du spécialiste du crime organisé). Leur implication dans cet exercice démontrerait combien la rencontre avec cet outil pédagogique (BD plus  équipe pédagogique) fut important pour eux.

En conclusion : il ne faut attendre aucun résultat concret et immédiat de ce type d’intervention. Au mieux, des graines germent dans l’esprit de ces gamins ; des graines utiles au cours de leur vie de grand adolescent comme d’adulte.

Peu après mon intervention, des jeunes de la commune d’à-côté ont tiré quatre balles dans la jambe d’un jeune meudonnais pour des dettes impayées liées au trafic de stupéfiant (cf. Etats généraux de l’antimafia 2009). En retour, des jeunes meudonnais ont tabassé un jeune de la commune limitrophe (cf. Article du Parisien)

L’Etat a, à juste de titre, montré sa présence en déployant des forces de l’ordre  sur le territoire de  la Roseraie pendant  plus de deux semaines.

Mais tenez-vous bien : DEUX élèves de 6ème ont cherché la BD Brancaccio et  un d’entre eux l’a trouvée dans une bibliothèque : pas mal à 12 ans!

Ils voulaient lire les deux autres épisodes qui concernent Angelina et Pietro, les parents de Nino…

Si vous êtes intéressés,  n’hésitez pas à me contacter


PS : « Spéciale dédicace » à « Madame » Couffin, professeur au lycée d’Enghien qui sait ce que maïeutique veut dire.

Viens jouer à Confiscopolis, le jeu qui te permet de confisquer des biens au crime organisé.

Forum des associations italiennes

Samedi 19 juin marché Blanqui de 10h à 18h

Paris 13ème, métro Place d’Italie

En droit, la confiscation permet à l’Etat d’expropier des personnes qui auraient accumulé des biens par le biais d’activités criminelles. En Italie, la loi sur la confiscation a été renforcée par un dispositif qui permet de réutiliser à des fin sociales les biens confisqués.

Exemples : la maison du mafieux devient un centre d’insertion, un terrain agricole devient une coopérative (cf. Schiaffo alla mafia). La confiscation et la réutilisation à des fins sociales constitue une arme redoutable contre les organisations mafieuses (cf. La confiscation : enjeu politique majeur ).

En Europe, une assocation déclarée d’utilité publique FLARE (Freedon Legality and Rights in Europe), et premier réseaux (issue de la société civile) qui lutte contre le crime organisé transnational milite pour que ce dispositif soit adopté en Europe (cf.Lobbying antimafia à Bruxelle)

Clip du jeu :

La mafia de A à Z
Recevez chez vous le livre dédicacé : "la mafia de A à Z" contre 18 euros en cliquant sur le lien suivant
PayPal Logo